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Publié par Rosaly le 1 février 2017
La vengeance des minables.

L’avalanche d’insultes, de menaces de mort, de mises en garde, de pétitions, de manifestations anti-Trump prolifèrent aux quatre coins de la planète.

A croire que les électeurs américains ont élu un monstre tyrannique qui va plonger le monde dans l’apocalypse et détruire l’humanité.

Autant de hargne, de haine, de mépris envers un seul homme, qui a l’unique tort d’aimer son pays et souhaite protéger ses citoyens des affres du terrorisme islamique, c’est du jamais vu.

Donald Trump est devenu l’homme à abattre, celui par qui le scandale arrive.

L’establishment gauchiste ferait mieux de regarder la poutre qui est dans son œil et lui obstrue gravement la vue, plutôt que la paille dans l’œil de Donald Trump.

Ce n’est pas à cause de Donald Trump que la démocratie recule aux Etats-Unis et le reste du monde, selon les analystes du journal The Economist.

The Economist a publié son rapport annuel, le «Democracy Index 2016», sur l’état de la démocratie dans le monde, élaboré par l’Intelligence Unit du groupe éditorial.

Constat : l’Amérique, pour la première fois, n’est plus une «démocratie pleine et entière», mais «une démocratie imparfaite». Et les analystes s’accordent pour déclarer que Donald Trump, traité d’anti-démocrate par ses détracteurs, n’est pas à blâmer pour le déclin de la démocratie aux USA.

L’étude se fonde sur les valeurs de cinq critères de base : système électoral et pluralisme, libertés civiles, fonctionnement du gouvernement, niveau de participation politique, diversification des cultures politiques.

Chaque nation est classée dans une des quatre catégories bien définies :

  • Démocratie pleine et entière
  • Démocratie imparfaite
  • Régime hybride
  • Régime autoritaire

Le rapport s’accompagne d’une analyse de l’évolution de la démocratie et des transformations sociales en cours.

Le titre choisi cette année par The Economist pour son rapport est singulier : «Revenge of Deplorables» ou la «revanche des minables», le terme a été utilisé par Hillary Clinton pour insulter les électeurs de Trump lors de la campagne électorale.

C’est une référence à la révolte populaire en cours contre les élites, perçues comme coupées du monde réel et incapables de représenter les intérêts des peuples.

Les supporters de Trump sont des minables, mes supporters sont des gens formidables : Arabie saoudite, Qatar, Brunei, Emirats arabes unis

Et pour la première fois, le résultat surprend même les analystes : l’Amérique n’est plus une «démocratie pleine et entière», elle régresse au stade de «démocratie imparfaite» et surtout, ce déclassement n’est pas imputable à Donald Trump mais à Barack Obama, l’idole des élites occidentales, qui crachent leur venir sans discontinuer sur le diable Donald Trump, l’ennemi de la démocratie, le fasciste, le nazi, le tyran.

La victoire de Trump est la réponse des citoyens suite à la régression de la démocratie au cours des années Obama

La victoire de Trump, comme l’admettent les analystes de l’Economist, est la réponse des citoyens suite à la régression de la démocratie survenue au cours des années Obama. La réaction populaire, exprimée par l’élection de Trump, peut être vue comme une riposte, et non comme une cause à la carence de démocratie contemporaine.

Entre 2006 et 2016, le niveau de la démocratie a globalement régressé, notamment en Europe et aux USA.

Divers facteurs expliquent la diminution de la démocratie en Occident :

  • Méfiance envers les institutions politiques,
  • incapacité des gouvernements à apporter des réponses aux citoyens,
  • rôle de plus en plus marquant des technocraties non élues,
  • déclin de la participation politique,
  • restrictions des libertés civiles.

Les réponses à l’effondrement de la démocratie ont été le Brexit, l’élection de Trump et l’émergence de mouvements souverainistes dans toute l’Europe contre les élites.

Mais au lieu d’essayer de comprendre les causes de cette réaction, des peuples contre l’establishment politique, nombreuses furent les élites à délégitimer les résultats électoraux, dénigrant les valeurs de ceux qui leur apportèrent leur soutien. Et ainsi, à leurs yeux, le Brexit et Trump sont devenus l’expression d’émotions viscérales d’un nationalisme brut, et ceux qui votèrent en leur faveur furent qualifiés d’analphabètes politiques ou pires encore, de fanatiques et de xénophobes aux mains de démagogues, bref, «de minables» terme utilisé par Clinton pour montrer son mépris.

L’élection de Trump ne représente pas la crise de la démocratie, mais sa réponse. Celle des citoyens aux élites, qui ont diminué les espaces de démocratie. Les analystes de l’Economist sont claires : Trump n’est pas à blâmer pour la chute de la confiance démocratique qui a précédé son élection, bien au contraire, il en a été le bénéficiaire.

The Economist n’a jamais manifesté une sympathie quelconque envers la droite et les partis souverainistes : il représente depuis toujours les intérêts des élites commerciales et financières occidentales. Dès lors, on ne peut que se réjouir de ses conclusions, car si elles surprennent, elles marquent également un aveu d’échec de toute une classe dirigeante, non seulement aux USA, mais aussi en Europe.

Il est dès lors naturel de se poser la question suivante :

Pourquoi, ces gens, qui descendent dans les rues aujourd’hui contre Trump, avec certainement la bénédiction et le soutien financier de Georges Soros– ce gauchiste diabolique qui a voué sa fortune et sa vie à la destruction d’Etats souverains– et s’autoproclame ironiquement «sentinelle démocratique»– pourquoi ces gens, qu’ils soient journalistes radicaux-chic, milliardaires indignés d’Hollywood, défenseurs extrémistes d’une Europe qui nie la souveraineté aux peuples– pourquoi sont-ils demeurés étrangement silencieux ces dernières années, alors que l’érosion de la démocratie se poursuivait aux USA sous le règne du très «démocrate» Obama et dans l’Europe des élites technocrates ?

Etrange Non ?

Aujourd’hui, l’obsession qui prédomine dans l’Establishment, c’est l’idée fixe d’annuler l’élection de Donald Trump, peu importe les moyens. Sera-t-il assassiné, renversé par un coup d’Etat militaire, destitué ? Car il ne faut pas lui laisser la moindre chance de tenir ses promesses aux électeurs. Imaginez l’impact que cela aurait sur les peuples, si enfin un chef d’Etat respectait ses promesses électorales ! Les élites dirigeantes seraient balayées et leur échec irréversible.

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Délégitimer Trump, le salir, le noircir, l’entraver dans tout ce qu’il entreprend par le matraquage de l’opinion publique de fausses informations suscitant la crainte, par les calomnies, les insultes des médias islamo-gauchistes, voilà de quoi occuper à temps plein tous les ennemis de la démocratie et des peuples.

Steve Bannon, stratège du président, a fait ce commentaire judicieux dans une interview pour le New York Times :

«Après leur défaite humiliante, les médias feraient mieux de se taire ; ils ne comprennent rien au pays, ni pourquoi Donald Trump a été élu. Leur intégrité est zéro, leur intelligence zéro, et ils ne se foulent vraiment pas

Il sera difficile de lui donner tort.

 

Le maire musulman de Londres y est allé de sa voix.

Il a demandé l’annulation de la visite de Donald Trump au Royaume-Uni :

«Je veux être clair, a dit le maire, ce décret d’interdiction du sol américain aux musulmans est honteux. Aussi longtemps que ce décret sera appliqué, nous ne devrions pas dérouler le tapis rouge à Donald Trump.»

Bien entendu, il ment– il n’existe aucune interdiction du sol américain aux musulmans et il le sait.

Par contre, les prêcheurs de haine musulmans qui incitent au meurtre des homosexuels, glorifient l’assassin d’un opposant à la loi du blasphème au Pakistan et prêchent le jihad violent contre l’Occident, eux sont les bienvenus au royaume de Sa Majesté. Et le maire de Londres ne trouve pas cela honteux…

De même, quand le Gouvernement britannique a interdit l’entrée en Grande-Bretagne à trois évêques d’Irak et de Syrie, pays où les chrétiens sont cruellement persécutés, le maire de Londres ne s’est nullement offusqué.

Mais, qu’un président essaye de protéger ses citoyens des djihadistes et terroristes musulmans, c’est cruel, c’est dépasser la ligne rouge, pour Sadiq Khan.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

Source : «Declassata la democrazia USA ma la colpa non è du Trump.»Gli occhi della guerra (traduit et adapté par Rosaly)

 

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