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Publié par Magali Marc le 14 février 2017


Comme il fallait s’y attendre, depuis l’attentat du 29 janvier dernier à la mosquée de Québec, les politiciens ont fait acte de contrition et ont « religieusement » participé à deux services funéraires (pour six victimes musulmanes).

Certains chroniqueurs des quotidiens québécois ont perdu patience devant ce mea culpa multiculturaliste et les associations musulmanes à travers le Canada en ont profité pour présenter leur liste de demandes.

L’ensemble de la population au Québec a réagi avec plus de sobriété, présentant ses respects aux familles des victimes et refusant de se livrer à un exercice de culpabilisation.

Un impair qui en dit long…

Pierre Bruneau, le chef d’antenne à TVA (un réseau de télévision privé de Montréal) et un vétéran des événements politiques au Québec, s’est excusé pour avoir fait, à chaud, le soir même de l’attentat, cette réflexion devant Denis Coderre, le maire de Montréal

« On aurait pu imaginer qu’un groupe extrémiste musulman commette un tel geste, mais que nous, que quelqu’un d’une autre communauté attaque les musulmans, c’est du terrorisme à l’envers. »

Kabyles offensés

Les organisateurs des cérémonies funéraires publiques ont tellement voulu faire preuve de sensibilité pro-musulmane et pro-arabe que du coup, ils ont réussi à offenser la communauté kabyle canadienne !

En effet, deux personnes parmi les victimes étaient d’origine kabyle, tous deux de confession musulmane.

L’un d’eux, Belkacemi Khaled, était un kabylo-Canadien de 43 ans, originaire d’Ighil Ali. Il était professeur au département des sols et de génie agroalimentaire de l’Université Laval, marié à une universitaire et père de 3 enfants.

L’autre kabyle, Abdelkrim Hassane était originaire du village d’At Yahya, Asif n Lhemmam, à Adekkar. Il travaillait dans les nouvelles technologies comme informaticien.

Des proches d’Abdelkrim Hassane se sont indignés du fait que l’arabe ait été préféré à la langue kabyle pour lui rendre hommage lors de la grande cérémonie tenue à l’aréna Maurice-Richard, à Montréal.

« Je peux comprendre que l’on utilise le français et l’anglais, car ce sont les langues officielles du Canada, mais si on utilise l’arabe, on a également le droit d’utiliser la langue maternelle des deux victimes », a dénoncé une parente de M. Hassane, présente à la cérémonie à l’aréna Maurice-Richard et citée par le site d’information Le Matin d’Algérie.

J’avais le sentiment que j’étais à une rencontre du Hamas

Malgré l’insistance de la famille, les organisateurs auraient refusé que le kabyle soit utilisé.

Le cercueil d’Abdelkrim Hassane était couvert par le drapeau algérien. Les Kabyles sont issus de tribus berbères, qui forment une minorité en Algérie et qui luttent pour la reconnaissance de leur culture face au pouvoir d’Alger.

Certains ont aussi été choqués par l’ambiance « quasi islamiste » durant la cérémonie, selon le Matin d’Algérie.

« J’avais le sentiment que j’étais à une rencontre du Hamas ou du FIS [Front islamique du salut] », a dit un Algérien présent.

Le journal Le Matin a aussi relevé que si le Parti libéral du Canada et le Parti libéral du Québec sont à l’aise avec la question de la diversité, ils ont par contre négligé la culture amazighe et kabyle.

Les citoyens canadiens d’origine kabyle ont été attristés et offensés par le rejet de leur culture et de ses rites funéraires lors de ces cérémonies de recueillement.

C’était d’autant plus offensant qu’il ne s’agissait pas d’un oubli, mais d’une décision délibérée d’exclure leur identité de la cérémonie.

D’après Le Matin, plusieurs membres de la communauté kabyle ont proactivement mené des démarches auprès du comité organisateur des funérailles et préparé des oraisons funèbres en tamazight qui ont été rejetées par ce même comité. À la tristesse s’ajoute la frustration de voir sa langue kabyle devenir la victime collatérale de la tragédie de Québec.

Au-delà des émotions et des rites, la question du rejet de la langue et de la culture kabyle et amazighe par le comité organisateur des funérailles, sous les yeux des autorités canadiennes, québécoises et de la représentation diplomatique algérienne, pose de sérieuses questions.

Pourquoi les organisateurs de la cérémonie de recueillement de Montréal ont-ils refusé de suivre la volonté de la famille de Karim qui a exprimé le désir de voir une partie des hommages délivrée en langue kabyle ?

D’après le Docteur Hocine Toulaït dont le texte a été publié dans Le Matin :

« Les médias et la classe politique du Québec et du Canada doivent comprendre que l’Afrique du Nord est avant tout amazighe (berbère) et que la majorité des musulmans ne sont pas de langue et de culture arabes. Il ne faut pas combattre des stéréotypes en utilisant d’autres stéréotypes. Les citoyens kabyles du Canada sont très ouverts et bien intégrés dans leurs communautés d’accueil. Il ne faudrait pas que leur désir d’intégration soit utilisé contre eux et pour mettre à l’écart leur identité. Le Kabyle est un citoyen du monde prêt à s’intégrer dans toutes les sociétés, mais il tient toujours à sa kabylité (taqbaylit). »

Mais nos Libéraux multiculturalistes n’allaient pas risquer d’offenser le Consulat algérien et encore moins reconnaître les revendications nationalistes des Kabyles, eux qui vomissent le nationalisme québécois !

Charkaoui et compagnie…

Un rassemblement a eu lieu le 30 janvier dans le quartier du « petit Maghreb » près du métro Saint-Michel à Montréal.

Quelques centaines de personnes ont répondu à l’appel du Collectif canadien anti-islamophobie dont le porte-parole est le prédicateur controversé Adil Charkaoui. Ce dernier a fait un long discours appelant les politiciens à prendre des « actions concrètes » pour faire cesser le climat xénophobe qu’il perçoit.

Le militant anarchiste Jaggi Singh a aussi pris la parole, appelant la foule à crier « musulmans, bienvenus ».

En réaction à l’attentat de la mosquée, une coalition d’une quarantaine d’associations musulmanes a exigé une série de mesures pour combattre le « racisme systémique » et l’islamophobie.

Des leaders et des représentants des communautés musulmanes se sont présentés au parlement d’Ottawa, le 8 février, pour présenter une lettre ouverte, dans laquelle ils demandent au fédéral, ainsi qu’aux provinces et aux municipalités les mesures suivantes :

  • Des politiques claires concrètes concernant la lutte contre l’islamophobie ;
  • Que le fédéral déclare le 29 janvier, jour de l’attentat à Québec, Journée nationale du souvenir et de la lutte contre l’islamophobie ;
  • Qu’un cours obligatoire sur le racisme et la discrimination soit offert dans les écoles secondaires.
  • Que des formations soient offertes pour l’ensemble des policiers dans le domaine des « pratiques policières équitables » et que les policiers soient mieux formés sur la question des crimes motivés par la haine.

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Conclusion

Le chroniqueur au Journal de Montréal et sociologue Mathieu Bock-Côté n’a pas beaucoup apprécié la récupération politique de l’attentat par les multiculturalistes vertueusement ouverts à la diversité.

Dans sa chronique du 4 février, il a écrit :

« Une théorie de l’attentat est vite apparue : en fait, il serait le point d’aboutissement des nombreux débats sur l’identité collective qui ont traversé le Québec depuis une dizaine d’années. De la crise des accommodements raisonnables, en 2006-2007, au débat sur la laïcité, amené par la proposition avortée de Charte des valeurs en 2013-2014 à l’attentat contre la mosquée de Québec, il y aurait un fil directeur. En d’autres mots, il y aurait une forme de continuité idéologique et politique entre la critique du multiculturalisme et le désir d’exterminer les musulmans. Il s’agirait d’une suite logique qu’il s’agirait seulement de dévoiler. La défense de l’identité nationale paverait le chemin du racisme meurtrier.

(…)

On est en train de marquer au fer rouge le mot “identitaire” et on voudrait reconstruire le débat public sur la censure de ce qu’il représente. La question identitaire devrait être proscrite du débat public.

(…)

“On veut disqualifier et même criminaliser toute remise en question de l’idéal diversitaire. On répète que la critique du multiculturalisme, la promotion de la laïcité, le débat sur les seuils d’immigration en fonction de nos capacités d’intégration, le renforcement de la législation assurant la défense de la langue française ou le combat ouvert contre l’islamisme créeraient un climat favorable à l’hystérie identitaire, poussant certains courants extrémistes à se convertir à la violence politique. La logique de la culpabilité par association s’installe. Quiconque ne célèbre pas les vertus du multiculturalisme devient dès lors suspect. (…) »

Dimanche 12 février, 14 mosquées de Montréal ont tenu une journée de portes ouvertes afin de démystifier les mosquées.

Selon le Conseil musulman de Montréal, entre 2 400 et 3 000 visiteurs ont participé. Dans la plupart des mosquées, il y avait une présentation en vidéo des grands principes de l’Islam et une visite guidée.

Gageons qu’il n’y était pas question de la charia, du djihad, des conversions forcées, de la peine de mort pour les apostats, de la lapidation des femmes adultères, de la polygamie, de la pédérastie et autres beaux principes de l’Islam…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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