Publié par Guy Millière le 8 février 2017

Pendant que des journalistes aux yeux éblouis par l’imbécillité de gauche s’interrogent sur des mots utilisés par Donald Trump avec l’arrogance cuistre que leur donne le sentiment de tout savoir sans rien connaître,

Pendant que des juges violent les lois fédérales qui permettent au Président des Etats-Unis d’interdire l’entrée sur le territoire du pays à quiconque s’il considère qu’il en va de la sécurité nationale,

Pendant que des gauchistes bavent d’envie à l’idée de pouvoir faire des émeutes en compagnie d’éventuels futurs auteurs d’attentats djihadistes perpétrés sur le sol américain et parcourent les aéroports en se disant “tous Musulmans” (quel beau programme !), Donald Trump et son administration avancent et mettent en place les éléments de ce qu’on peut appeler la doctrine Trump en politique étrangère.

Celle-ci a été définie par Donald Trump en compagnie de ses principaux conseillers en politique étrangère, tout particulièrement le Général Mike Flynn, Conseiller National de Sécurité, K.T. McFarland, Sebastian Gorka, et le Général James Mattis, ministre de la Défense. La ligne directrice est simple : mettre l’islam radical hors d’état de nuire en s’en prenant à ses formes sunnites (Etat Islamique, al-Qaida) et chiites (République Islamique d’Iran), mettre en place une coalition anti-islamiste tournée contre l’Iran, considéré par Mike Flynn, à juste titre, comme la “tête du serpent”, dissocier la Russie de l’Iran, endiguer la Chine et la Corée du Nord.

Des attaques décisives contre l’Etat Islamique se préparent.

Une attaque contre al-Qaïda a eu lieu au Yémen, et il y en aura d’autres. La République islamique d’Iran, qui, en testant des missiles balistiques destinés une fois opérationnels à porter des têtes nucléaires, viole des accords qui lui sont pourtant très favorables puisqu’ils ont été passés sous Obama, et qui, par le biais des milices chiites Houthi, vient d’attaquer un navire de guerre saoudien dans le Bab El Mandeb, s’est vue signifier un avertissement très ferme par Mike Flynn et la Maison-Blanche. Une coalition anti-islamiste se met en place, qui comprend l’Arabie Saoudite, la Jordanie, l’Egypte et Israël, qui retrouve sa place de principal allié stratégique des Etats-Unis au Proche-Orient, et cette coalition frappera l’Iran, s’il le faut.

Des négociations ont lieu entre les Etats-Unis et la Russie de Poutine aux fins d’inciter Poutine à se dissocier de l’Iran en échange d’un arrêt des sanctions américaines contre la Russie, d’une consolidation du régime Assad à Damas, et d’une acceptation par les Etats-Unis de l’annexion de la Crimée. La Chine a reçu elle-même une sévère mise en garde du Général Mattis, secrétaire à la Défense, concernant ses tentatives d’annexion de la mer de Chine du Sud.

C’est dans ce contexte que l’interdiction d’entrée aux Etats-Unis pendant quatre-vingt-dix jours des ressortissants de sept pays a été énoncée, et ces sept pays n’ont pas été désignés arbitrairement.

Ils sont l’Iran, précisément, l’Irak où le régime en place à Bagdad est sous la coupe de l’Iran, la Syrie, où l’Iran est présentement très impliqué, le Yémen où l’Iran est également très impliqué (par son soutien aux milices Houthi), la Libye et la Somalie, qui sont aujourd’hui, grâce à Barack Obama, des pays aux mains de milices de l’Etat Islamique et d’al-Qaïda, et le Soudan où des bases arrières des milices en question existent.

Ces sept pays avaient été pointés du doigt comme sources de danger par les services de sécurité américain sous Obama lui-même.

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Donald Trump a promis d’être imprévisible, et il ne révélera pas ses projets en cours, mais il serait très étonnant que l’Iran ne sente pas assez vite tout le poids des pressions américaines et, si nécessaire, la chaleur des brûlures infligées par la coalition susdite. Il serait très étonnant aussi que le régime en place à Téhéran sorte indemne des années de la présidence Trump. Il serait très étonnant que, dans quelques mois, l’Etat Islamique et al-Qaïda soient encore des groupes opérationnels.

A terme, et cela pourrait aller vite, le Proche-Orient sera très différent de ce qu’il a été ces dernières années.

Israël sera davantage en sécurité et a d’ores et déjà toute liberté de la part de l’administration Trump de s’occuper du Hamas qu’Obama avait soutenu de manière quasiment explicite en 2014, et du Hezbollah, qui, si l’Iran ne peut plus nuire, ne pourra lui-même guère nuire encore.

Israël s’est vu dire par l’administration Trump que les implantations en Judée-Samarie ne sont pas un obstacle pour la paix.

L’Autorité Palestinienne a, pour l’heure, disparu de l’équation, et n’a, présentement, aucun interlocuteur au sein de l’administration Trump, pour qui elle ne vaut guère mieux que le Hamas, l’Etat Islamique ou al-Qaïda, et elle n’aura pour interlocuteur, si elle insiste, que David Friedman, ambassadeur des Etats-Unis en Israël qui siégera à Jérusalem, et qui est partisan de l’annexion de la Judée-Samarie par Israël, ou Jared Kushner, conseiller à la Maison-Blanche, qui pense sur le sujet peu ou prou ce que pense David Friedman.

La doctrine Trump se met en place. Elle a d’autres volets. J’en traiterai dans un prochain livre.

Des journalistes aux yeux éblouis vont continuer à parler et à se comporter en propagandistes, pas en journalistes.

Des juges vont continuer à violer les lois fédérales jusqu’au moment où la Cour Suprême leur rappellera ce que dit la Constitution et ce que disent les lois fédérales, et se comporteront en propagandistes et en obstructionnistes, pas en juges.

Des gauchistes vont continuer à organiser des manifestations. Ils ont l’argent de George Soros, et l’appui de Barack Obama et d’une cinquantaine d’associations islamo-gauchistes.

La doctrine Trump avance.

La révolution Trump prend forme.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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