Publié par Nancy Verdier le 11 mars 2017

Les propositions américaines visant à renforcer les frontières et le contrôle de l’immigration ne pourront être allégées qu’à la condition de réduire cette menace terroriste importante encore mal comprise.

Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, est en guerre en Syrie aux côtés de Bachar El Assad, et menace Israël sur le Golan.

Mais son champ d’action est depuis longtemps l’Amérique latine :

  • On l’a vu opérer en Argentine, le 17 mars 1992 lors de l’attentat à la bombe contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires, qui a fait 29 morts et 242 blessés ;
  • Puis l’attentat à la voiture piégée commanditée par l’Iran contre l’Association mutuelle israélite argentine (AMIA), le 18 juillet 1994, qui a fait 84 tués et 230 blessés,
  • Et plus récemment l’assassinat du juge Alberto Nisman en 2015.
  • En juin 2016, l’ex directeur opérationnel de la DEA, le département des Drogues et Médicaments américain Michael Braun expliquait que le Hezbollah “transporte des tonnes de cocaïne” d’Amérique du sud vers l’Europe.

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Face aux oppositions à sa politique sécuritaire, Donald Trump n’a pas d’autres choix que de démontrer que le djihad mondial – en particulier pro-iranien – qui tisse sa toile depuis des décennies est bel et bien présent aux Etats-Unis et au sud des Etats-Unis, et qu’il est prêt à passer à l’attaque.

C’est ce que souligne dans Algemeiner du 8 mars Steven Emerson, dans un article intitulé « La menace permanente du Hezbollah envers la sécurité nationale américaine »

Selon Steven Emerson,

Le groupe terroriste maintient une présence significative dans et près des États-Unis, menaçant la sécurité nationale américaine.

[…]

Un article récent d’Al-Arabiya examine la capacité du Hezbollah à construire des tunnels avancés à la frontière sud des États-Unis, permettant aux terroristes du Hezbollah et aux cartels mexicains de s’infiltrer aux États-Unis. Les relations entre les agents soutenus par l’Iran – dont le Hezbollah – et les cartels de la drogue en Amérique latine sont bien établies. Les membres de gangs mexicains acquièrent de l’expérience de combat et d’utilisation d’armes avancées auprès du Hezbollah. Le Hezbollah, à son tour, tire une partie importante de ses finances du commerce de la drogue et autres activités illicites.

Ces dernières années, les responsables de la Sécurité dans les États du sud-ouest des États-Unis ont remarqué une hausse des tatouages ​​portant l’insigne du Hezbollah parmi les cartels emprisonnés. Cette tendance surprenante indique une relation renforcée entre le groupe terroriste et les membres de gangs mexicains. En outre, les agents iraniens qui s’infiltrent en Amérique latine cherchent à convertir les individus à son idéologie chiite extrémiste. Au fil des ans, des sites pro-iraniens ont proliféré à travers l’Amérique latine, en vue de cultiver le soutien à la République islamique.

De puissants politiciens latino-américains aident également l’Iran et le Hezbollah à pénétrer dans la région et menacent les États-Unis.

En février, la CNN a reçu un document de renseignement secret de plusieurs pays d’Amérique latine qui démontre les liens entre le vice-président vénézuélien Tarreck El Aissami et 173 cartes d’identité et passeports vénézuéliens délivrés à des gens du Moyen-Orient – y compris des agents du Hezbollah. El Aissami « a pris en charge l’émission, l’octroi de visas et la nationalisation de citoyens de différents pays, en particulier Syriens, Libanais, Jordaniens, Iraniens et Irakiens », indique le rapport.

En outre, les agents de l’Iran et du Hezbollah ont cultivé et consolidé des bases opérationnelles en Amérique du Sud, en particulier dans la région tri-frontalière de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay. La région compte une importante population musulmane, avec un nombre important de sympathisants du Hezbollah, et est donc bien en mesure de recruter et de se livrer à la contrebande d’armes et de trafic de drogue. Le Hezbollah continue d’exploiter d’autres communautés de la diaspora chiite libanaise, y compris aux États-Unis, pour renforcer sa présence dans le monde entier.

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En 2011, les États-Unis ont déjoué un complot mené par le Corps de la Garde révolutionnaire iranienne (IRGC) en coopération avec un cartel mexicain de la drogue pour assassiner l’ambassadeur de l’Arabie saoudite à Washington.

Le lien problématique entre le Hezbollah et les cartels de drogue mexicains permet au Hezbollah de faire des incursions aux États-Unis par sa frontière poreuse avec le Mexique.

Certains rapports du Renseignement américain montrent également que le Hezbollah maintient un important réseau de cellules dormantes aux États-Unis.

Bien que le Hezbollah n’ait pas mené d’attaque majeure sur le sol américain, le groupe pourrait décider de frapper des sites américains clés si les relations américano-iraniennes se détériorent.

Les préparatifs pour lutter contre le terrorisme islamiste doivent largement considérer la menace protéiforme et croissante du Hezbollah pour la sécurité nationale américaine.

Reproduction autorisée avec la mention suivante :Traduction et adaptation © Nancy Verdier pour Dreuz.info.

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