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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 21 mars 2017

Nous annoncions hier la naissance d’Orwell.tv, une web TV libre et souveraine dirigée par Natacha Polony.

Les prédateurs de la liberté d’expression du Monde et de Libération n’ont pas été long à réagir. Sentant le danger qu’Orwell.tv soit une voix libre dans l’espace médiatique sous contrôle des nouveaux fascistes – ceux qui hier descendaient dans les rues pour défendre la liberté d’expression – ils sont passés à l’attaque pour détruire la chaîne.

1ere phase : la dénonciation

André Loez, du Monde, s’est empressé de contacter les ayants droit d’Orwell en Grande-Bretagne. La dénonciation n’est pas un sport récent, me direz-vous.

Mais il ne s’est pas arrêté là !

Dans la foulée, il a fait publier par deux petits soldats, écrivaillons de Libé, Amaelle Guiton et Frantz Durupt, deux défenseurs comme lui de la liberté d’expression, un monument d’hypocrisie : un article disant que Natacha Polony est « rattrapée par les ayants droit d’Orwell » ! Plus nauséabond, plus mesquin, plus médiocre tu meurs.

Si vous n’avez pas peur de vous endormir, lisez le fil Twitter de ce Loez : c’est un condensé des émotions que doivent obligatoirement avoir les bobos, un cliché des clichés ressassés sur toutes les chaînes, toutes les radios, tous les journaux, une caricature – non je me trompe – une parfaite illustration – de la pensée unique.

Orwell.tv a à peine commencé à exister que le chroniqueur au Monde écrit un tweet de délation à Bill Hamilton, l’exécuteur testamentaire d’Orwell, et Libération lui emboîte le pas parce que les loups chassent en meute. N’est-ce pas précisément ce que dénonce Natacha Polony ? :

«le totalitarisme théorisé par Orwell dans 1984, ce n’est pas seulement celui qu’ont incarné le stalinisme et le nazisme. La manipulation du langage, sa réduction à des éléments de communication, la pression sur chacun pour qu’il se persuade qu’il ne voit pas ce qu’il voit, tout cela correspond parfaitement à une forme moderne de totalitarisme soft. Et qui est d’autant plus efficace qu’il n’a pas besoin de la coercition».

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L’article de Libération – c’est une tradition du quotidien qui a perdu ses lecteurs, sa crédibilité, son âme, ses repères intellectuels et ses finances – est uniquement à charge : en donnant la parole à deux avocats qui attaquent Polony, il se pose en accusateur et en juge, il fait le procès d’Orwell.tv et le condamne à mort, au point que son producteur, Stéphane Simon, leur demande non sans humour :

«À part ça, vous comptez parler de ce site ou juste le faire condamner ?»

Et Natacha Polony de conclure sereinement :

«S’il faut un jour changer de nom, on s’en fiche. Nous, ce qui nous intéresse, c’est comment on fait émerger des débats qui nous semblent essentiels.»

Comme je l’approuve ! Je ne partage probablement pas toutes les idées de Polony, mais grand Dieu comment la France culturelle peut-elle se satisfaire d’une presse aussi embrigadée à gauche, aussi peu diversifiée ?

Ma conclusion :

Libération et Loez ont offert à Orwell.tv à la fois sa campagne de promotion et ses titres de noblesse : défendre le droit de parler librement des sujets « oubliés » par les grands médias sans être attaqué par Le Monde et Libé n’est pas crédible.

A l’étape suivante, généralement, ils accusent d’appartenir à l’extrême-droite ou la fachosphère. L’auteur de ces lignes et Dreuz.info en savent quelque chose ;-), et je continue à penser que c’est un tout petit prix à payer pour rapporter une information honnête et une analyse rigoureuse.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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