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Publié par Alain Leger le 29 mars 2017

Libération monte au créneau et dénonce Emmanuel Macron, qui «va de contradiction en contradiction» écrit le journaliste Grégoire Biseau.

« Le candidat donne l’impression de mettre son talent, non pas à offrir une vision, mais à répondre aux demandes d’un électorat composite aux aspirations contradictoires » constate Biseau.

Allant plus loin, Grégoire Biseau rejoint cette déclaration prêtée à Jean d’Ormesson : «Macron, c’est le grand flou. Entre l’électeur de droite et l’électeur de gauche qui votent pour Macron, l’un des deux, forcément, sera cocu, mais toute l’intelligence de Macron est de faire croire à l’un que ce sera l’autre et inversement», et le constat de Marc Endeweld, grand reporter à Marianne et auteur de L’ambigu Monsieur Macron* : «Il dit vouloir incarner le progressisme mais ça reste extrêmement flou».

«Son espace est ambigu, aussi bien que ses propositions», abonde Sophie de Ravinel, grand reporter au service politique du Figaro.

Pour Biseau, «il y a, dans la maison Macron, un vice de construction. Une contradiction dans les fondations même de son projet qui, les jours passant, est en train de fissurer la façade de son mouvement.»

[…]

«De tous les gros candidats à la présidentielle, Emmanuel Macron est celui dont le pourcentage d’électeurs certains d’aller voter pour lui est le plus faible. Cette faiblesse n’est pas conjoncturelle, mais congénitale… Puisque le clivage traditionnel gauche-droite est périmé… Macron allait donc offrir autre chose.

Or, depuis deux mois, le leader d’En marche ne propose rien ou si peu».

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Biseau poursuit ainsi :

«Voilà sa contradiction ontologique»… Macron revendique de n’avoir rien à proposer «déclarant que “c’est une erreur de penser que le programme est le cœur d’une campagne… Alors, il parle ; beaucoup, mais sans cohérence».

Rappel :

  • Macron dit que la colonisation est ‘un crime contre l’humanité’, mais qu’il faut en assumer les aspects ‘positifs’.
  • Il confie que les anti-mariage pour tous ont été ‘humiliés’, mais il défend la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes.
  • En trois mois, il a changé trois fois de position sur la légalisation du cannabis, pour finalement défendre le statu quo.
  • Le 9 novembre 2016, répondant à L’Obs, Macron estime que ‘quand on est jeune, 35 heures, ce n’est pas long’. Un mois plus tard, à Versailles au cours d’un meeting, il déclare : ‘la durée légale du temps de travail restera à 35 heures’. Sur les 35 heures, un de ses électeurs sera cocu. C’est celui qui pense que l’autre sera cocu. Et inversement…
  • Sur le peuple français, il fait là aussi trois allers-retours :
    • Dans un meeting à Lyon, il affirme : ‘Il n’y a pas de culture française’. Puis à Londres, il ajoute : ‘L’art français, je ne l’ai jamais vu’.
    • Dans un article du Figaro du 17 mars, Macron explique que la notion d’identité française est archaïque, et qu’il n’y a pas lieu de s’y accrocher.
    • Oui mais dans son discours de Bobigny en novembre 2016, il déclarait : ‘Une des raisons pour lesquelles la France va s’en sortir, c’est son histoire et son peuple.’
  • Et concernant le très symbolique Impôt sur la fortune, il déclarait en avril 2016 qu’‘il faut préférer la taxation sur la succession aux impôts de type ISF’, puis en juin de la même année : ‘le contexte n’est pas favorable à la suppression de l’ISF’. Il est évident qu’entre avril et juin, le contexte a profondément changé. Là encore, il y aura des cocus.

Une vidéo pour neuneus qui votent pour un homme sans se soucier des conséquences, reprend quelques unes des contradictions de Macron, sa marque de fabrique :


Best-Of-Macron by les-crises

‘Bilan de l’action d’Emmanuel Macron après deux ans à la tête du ministère de l’Economie, de l’Industrie et du numérique : la loi Macron… qui peut pourtant donner le sentiment d’avoir accouché d’une souris’, explique Olivier Passet dans Alternatives économiques, qui précise que ‘le premier effet tangible, c’est la création de 1500 emplois dans le secteur des autocars… Au final, cette loi à forte charge symbolique a davantage crispé la gauche qu’elle n’a déverrouillé l’économie.’

Macron se révèle non pas homme politique, mais produit de consommation. Sauf que là, le péril est grave. Si vous ramassez sur l’étagère de votre superette le beau produit et que la belle promesse de la marque est détruite par une triste réalité, vous n’achetez plus le produit. Sauf que là, vous ne pourrez changer le produit que dans 5 ans. Et les dégâts, c’est vous qui les subirez…

Alors… #MacronGirouette !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Alain Leger pour Dreuz.info.

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Sources :

liberation.fr
europe1.fr
lefigaro.fr
lefigaro.fr

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