Publié par Guy Millière le 5 avril 2017

Je disais donc voici quelques jours que la gauche américaine était atteinte de gauchisme frénétique.

Je disais que le gauchisme frénétique atteignait les membres dirigeants du parti démocrate, et l’essentiel des grands médias américains. Je disais qu’on pouvait avoir le sentiment d’avoir affaire à des rottweilers affamés, ce qui était méchant pour les rottweilers.

Je disais que les institutions américaines étaient menacées et que d’une part, ceux que j’ai qualifiés de rottweilers entendaient tenter de prouver des crimes inexistants, la “collusion” de Trump et de Poutine, la défaite d’Hillary Clinton à cause de Poutine, et d’autre part, tentaient d’occulter des crimes avérés (les crimes d’Hillary Clinton, ceux de l’administration Obama écoutant Trump, divulguant les écoutes, les transmettant à des médias complices).

J’ajoutais que l’establishment républicain avait des allures de complice, et que le FBI et son chef avaient des attitudes très troubles.

J’ajoutais que j’y reviendrais. Je le fais ici. Et je vais tenter d’être méthodique et précis, car le dossier est très embrouillé.

  • 1. Parmi les nombreux stratagèmes utilisés par les Démocrates pour diffamer et tenter de déstabiliser Donald Trump pendant la campagne électorale, il y a eu l’accusation visant à le présenter comme un candidat téléguidé par Vladimir Poutine. L’accusation était grotesque dès lors que c’est dans les caisses de la Fondation Clinton, et donc de la campagne d’Hillary Clinton, que des dizaines de millions de dollars d’argent russe sont arrivés, dès lors qu’Hillary Clinton a accordé des avantages considérables à la Russie dans un passé proche, et dès lors que l’accord avec l’Iran des mollahs voulu par Barack Obama et soutenu par Hillary Clinton et les Démocrates a représenté pour la Russie une manne financière immense sous la forme de vente d’armes sophistiquées et de matériel nucléaire. Mais les accusations grotesques ont fait d’autant moins peur aux Démocrates qu’ils pouvaient compter sur tous les grands médias ou presque pour relayer leur propagande. Comme on sait, les stratagèmes n’ont pas réussi, puisque Donald Trump a été élu.
  • 2. Comme on sait et comme je l’ai écrit, l’élection de Donald Trump a mis les Démocrates littéralement en rage, et ils se sont donnés immédiatement un but, faire tomber Donald Trump et le conduire vers un impeachment, ou, faute de mieux l’empêcher de gouverner et de toucher à l’héritage de Barack Obama.

Ils ont cherché à prouver que Donald Trump avait été élu de façon illégitime, que l’élection avait été “piratée” par la Russie, et que les résultats étaient sans validité. Des recomptages de voix ont eu lieu dans le Michigan, à la demande d’une candidate écologiste marginale utilisée pour la circonstance : ils ont été arrêtés quand il est apparu que s’il y avait eu des bourrages d’urnes ici ou là, c’était en faveur de Hillary Clinton.

Il a ensuite été question de la divulgation des emails d’Hillary Clinton et des membres de son équipe de campagne, divulgation qui a été présentée sans preuves comme venant de la Russie aux fins de faire perdre Hillary Clinton : ceux qui ont énoncé cela ont, bien-sûr, oublié au passage le contenu accablant des emails en question, qui montraient tout à la fois l’étendue de la corruption d’Hillary Clinton, le caractère crapuleux de l’équipe de campagne de la même Hillary Clinton, et la collusion de l’équipe en question avec quasiment tous les grands médias. Le “crime” n’a pas été censé être qu’Hillary et son entourage étaient un ramassis de criminels, mais que les emails mis au jour l’aient montré aux électeurs. Dire que cela a montré une conception mafieuse de la démocratie chez ceux qui étaient prêts à accepter et à soutenir Hillary et son entourage, bien qu’ils méritent tous la prison, est une litote.

Il a été, enfin, question des “liens” entre les gens de l’entourage de Donald Trump et la Russie, et des journalistes ont commencé à chercher à savoir quelle personne de l’entourage de Donald Trump avait rencontré ou téléphoné à un Russe. Le simple fait que des gens de l’entourage de Donald Trump aient pu croiser un Russe dans un couloir a pu conduire ces journalistes à des spéculations délirantes et absolument infectes. Le Général Michael Flynn a téléphoné à l’ambassadeur de Russie pendant la phase de transition (8 novembre-20 janvier) et n’a pas tout dit à Mike Pence sur ses conversations. Donald Trump a jugé bon de demander sa démission. Jusqu’à ce jour, Michael Flynn fait l’objet d’hypothèses bancales et sans fondement émanant des journalistes susdits, le présentant comme l’auteur de sombres manoeuvres et comme une sorte de Raspoutine de Washington.

Les dirigeants des services de renseignement américains sous Barack Obama, pourtant dépourvus de toute sympathie pour Donald Trump, ont été contraints d’admettre qu’il n’y avait aucun lien trouble entre les gens de l’entourage de Donald Trump et la Russie, et strictement rien qui permette de laisser penser que la Russie a influencé les élections.

Cela n’a pas arrêté les journalistes susdits.

Bien qu’il n’y ait aucun motif valide, le directeur du FBI, James Comey, a lancé, dès juillet dernier, une enquête sur “l’influence de la Russie sur les élections”, à la demande de Barack Obama. Des commissions d’enquête travaillent sur le sujet à la Chambre des représentants et au Sénat. Elles ont montré sur le sujet ce que chacun sait : la Russie, comme tous les pays du monde, a des espions, peut pratiquer le partage informatique et des écoutes téléphoniques, ce qui n’est une nouvelle choquante que pour ceux qui croient que nous vivons dans les contes de fées. Il y a là, surtout, un gaspillage de temps et de moyens, et seul le Président de la commission d’enquête de la chambre des représentants, Devin Nunes, fait pour l’heure son travail de manière scrupuleuse. L’establishment républicain fait largement corps avec les Démocrates et fait tout pour accréditer la thèse que Donald Trump a des choses à cacher, ce qui relève d’une forme de trahison.

Tout cela, pour l’heure, entrave la possibilité pour Donald Trump et son administration d’entretenir des relations normales avec la Russie et Vladimir Poutine, et tout cela freine considérablement la stratégie internationale de Donald Trump, qui entend dialoguer avec Poutine, mettre en place avec lui des rapports de force, l’inciter à se dissocier de l’Iran des mollahs, et remettre en cause l’accord passé entre Obama et l’Iran.

Il y a donc, je pense, une volonté des journalistes et des politiciens démocrates de préserver l’héritage sombre de Barack Obama, qui a voulu faciliter la constitution d’un axe Pékin-Moscou-Téhéran et installer l’Iran en position de puissance hégémonique au Proche-Orient.

  • 3. En parallèle, il apparaît que, comme Donald Trump l’a dit lui-même, des écoutes ont été effectuées sur l’équipe de campagne de Donald Trump, sur son équipe de transition et sur Donald Trump lui-même. Et là, cela devient vraiment très grave. Des écoutes de personnalités étrangères ont été commanditées par la Maison-Blanche sous Obama et par le Ministère de la Justice de l’administration Obama (Loretta Lynch) à la National Security Agency, et ces écoutes ont été, semble-t-il, légales. Elles ont néanmoins été utilisées pour écouter, par ricochet, l’équipe de campagne de Donald Trump, son équipe de transition et Donald Trump lui-même, sans mandat. Les écoutes ont été retranscrites. Alors que le respect de la vie privée selon les lois américaines implique que le nom de citoyens américains quel qu’il soit se trouve effacé des retranscriptions, le nom, là, n’a pas été effacé, ce qui devient beaucoup moins légal et implique un ordre supérieur. L’ordre apparaît avoir été donné par Susan Rice, Conseillère nationale de Sécurité d’Obama (celle qui, en 2012, a disséminé les mensonges sur Benghazi). Les retranscriptions d’écoutes ont circulé largement, avec les noms non effacés. Elles ont été retransmises aux grands médias, ce qui est un crime passible de plusieurs années de prison. L’objectif était de chercher à nuire à Donald Trump, à détruire toute confidentialité dans les relations de Trump et de son entourage avec des diplomates, des chefs d’Etat et de gouvernement étrangers et à pouvoir nuire également à ces relations. Il était également de chercher à traquer et piéger Trump et des membres de son entourage, et Michael Flynn a été piégé par ce biais.

Je passe divers détails de moindre importance.

Les Démocrates font tout pour que nul ne parle de ce dossier brûlant.

  • Les journalistes à la solde des démocrates se taisent et continuent à répéter Moscou, Moscou, à longueur de journée.
  • Le directeur du FBI n’a pas ouvert d’enquête sur le sujet, ce qui est très suspect.
  • Susan Rice a déclaré que oui, elle a demandé que des noms ne soient pas effacés, mais que c’était pour comprendre le contexte de ce que disaient les personnalités étrangères écoutées. Elle parlait sur MSNBC, une chaîne sur laquelle elle avait dit il y a quinze jours qu’elle n’était au courant de rien. Une menteuse professionnelle peut se contredire à quinze jours d’intervalle sur une chaîne de menteurs professionnels, cela va de soi.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

Les choses ne pourront pas rester en l’état.

Il y a là une série de crimes bien plus graves que ceux commis dans l’affaire du Watergate sous Richard Nixon.

On pourrait l’appeler Obamagate : la différence avec Nixon est qu’Obama a échappé à tout impeachment et, comme les grands criminels, réussira à échapper aux poursuites sans doute, une fois encore. Penser qu’Obama ne savait pas ce que faisait Susan Rice dans le bureau situé juste à côté du Bureau ovale, et imaginer qu’Obama n’était au courant de rien est, pour autant, strictement impossible. La justice devra se trouver saisie. Le FBI, qui n’a, pour l’heure, vu là aucune raison d’enquêter, alors qu’il enquête sur “l’influence de la Russie sur les élections”, ne pourra pas indéfiniment faire comme s’il ne voyait rien.

Des questions devront être posées auxquelles les personnes concernées devront répondre sous serment, sachant que si elles mentent il y aura parjure.

  • Qui exactement était écouté, et pourquoi ?
  • Quels noms ont été divulgués et pourquoi précisément ?
  • Qui exactement a eu les retranscriptions en main ?
  • Qui les a transmises aux médias ?

Des écoutes sur l’entourage d’un candidat à la présidence, puis sur l’entourage du Président élu sont une chose sans précédents. Le non effacement des noms s’ajoute. La divulgation des documents aux médias est la cerise moisie sur le gâteau.

La Maison-Blanche d’Obama n’a cessé de ressembler à un repaire de truands. Le directeur du FBI est un agent très trouble, et on peut se demander pourquoi Trump l’a gardé. Le parti démocrate est devenu un ramassis de rottweilers islamo-gauchistes, les journalistes des grands médias américains aussi. L’establishment républicain est sans consistance et semble souvent aussi franc qu’un âne en train de faire marche arrière.

Trump a promis d’assécher le marécage. Très vaste programme.

Aucun journal ou magazine en France ne parle de tout cela. Aucun journal ou magazine en France ne dit ce que fait Trump, malgré tout. Il reste Dreuz. Pour les détails et les précisions, il y aura le livre que je ferai paraître à la fin de ce mois.

Je pourrais me réjouir d’être le seul à écrire un livre comme La révolution Trump ne fait que commencer. Je suis, plutôt, consterné que l’information soit à ce point occultée.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

Soutenez Dreuz en partageant cet article

Partagez ce message !

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz