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Publié par Michael Laitman le 13 avril 2017
James Jacques Joseph Tissot, Photographer: John Parnell, Photo © The Jewish Museum, New York

De souverains d’Égypte, nous sommes devenus ses esclaves, parce que nous ne voulions pas être des juifs, unis au-dessus de la haine.

L’histoire de la délivrance des Hébreux de l’esclavage a captivé l’imagination de milliards de gens tout au long de l’Histoire. L’Exode incarne la lutte de l’homme pour sa libération de l’oppression et de l’injustice. Il y a cependant quelque chose d’étrange à son sujet : la Torah exige que chacun de nous se perçoive chaque jour comme étant tout juste sorti d’Égypte. Pourquoi cette histoire est-elle si importante ? Se pourrait-il que cette épopée recèle une signification plus profonde et occulte ?

Si nous consultons les textes de nos sages, tout au long des époques, nous découvrirons en effet que l’exode d’Égypte nous raconte en détail un processus auquel les juifs étaient et sont encore soumis, et qui a un impact sur la vie des juifs et des non-juifs partout dans le monde. Si nous comprenions mieux ce processus, nous découvririons des réponses convaincantes à beaucoup de questions brûlantes au sujet de l’essence du judaïsme et de la raison d’être de l’antisémitisme.

Le secret d’Abraham

Lorsque les frères de Joseph se sont rendus en Égypte, ils ont joui des meilleures conditions de vie imaginable. Avec la bénédiction de Pharaon, Joseph était de facto le dirigeant de l’Égypte. « Tu règneras sur ma maison et tout mon peuple t’obéira et te rendra hommage. » dit Pharaon à Joseph. « Vois, je t’ai établi sur tout le pays d’Égypte. (…) Je suis Pharaon, et pourtant, sans ta permission, personne ne lèvera la main ou le pied dans toute la terre d’Égypte. » (Genèse 41:40-44).

Sous la gouverne de Joseph, l’Égypte était non seulement devenue une superpuissance, mais avait de plus réduit les nations voisines en esclavage, prenant leur argent, leurs terres et leurs troupeaux (Genèse 47:14-19). Pourtant, les premiers à bénéficier des succès de l’Égypte étaient les Hébreux. Sachant à qui il devait sa richesse et sa puissance, Pharaon dit à Joseph : « La terre d’Égypte est à ta disposition ; installe ton père et tes frères sur les meilleures terres, qu’ils vivent dans le pays de Goshen (la plus riche et la plus luxuriante partie de l’Égypte), et si tu connais parmi eux des hommes compétents, nomme-les responsables de mon cheptel. » (Genèse 47:6)

Le secret du succès de Joseph était sa lignée. Trois générations auparavant, Abraham, son arrière-grand-père, avait vu les citadins de sa ville d’Ur des Chaldéens, perdre leur stabilité sociale à cause de la haine grandissante qui régnait parmi le peuple. Partout dans l’ancienne Babylone, les gens étaient devenus de plus en plus égocentriques et aliénés les uns des autres. Cela était le plus perceptible dans les travaux de construction ambitieux de la tour de Babel. Le livre Pirké de Rabbi Eliezer décrit comment les constructeurs de la tour de Babel « montaient les briques (pour construire la tour) du côté est et ils redescendaient de l’ouest. Si un homme tombait et se tuait, ils ne s’en occupaient pas. Mais si une brique tombait, ils restaient assis et se lamentaient, “Malheur à nous, quand est-ce qu’une autre la remplacera ?”, et le livre de continuer : « Finalement, les Babyloniens voulaient communiquer entre eux, mais ne comprenaient pas la langue des autres. Et que s’est-il passé ? Chacun a pris son épée et ils se sont battus à mort. En effet, la moitié du monde a été massacré sur-le-champ et ceux qui restaient se sont dispersés dans le monde. »

Bouleversé, Abraham a longtemps réfléchi au sort des citadins et a réalisé qu’on ne peut arrêter l’intensification de l’égoïsme. Afin de le surmonter, il a suggéré à ses compatriotes d’augmenter la cohésion de leur société parallèlement à la croissance de l’ego. Dans Mishneh Torah (Chapitre 1), Maïmonide décrit ceci comme le commencement « de solutions d’Abraham aux problèmes des Chaldéens d’Ur ».

La réussite d’Abraham attira l’attention du roi des Babyloniens, Nimrod, qui selon le Midrash (Beréchit Rabah 38 :13) a confronté Abraham et a essayé de prouver qu’il avait tort. Lorsque le roi Nimrod a échoué, il a expulsé Abraham de Babylone. Alors qu’il se dirigeait vers la future Terre d’Israël, Abraham a continué à faire part de sa découverte et a rassemblé des disciples et des adeptes. Selon Mishneh Torah de Maïmonide (Règles de l’Idolâtrie, chapitre 1 :3) : « Des milliers et des dizaines de milliers s’étaient rassemblés autour d’Abraham. Il a planté son précepte (l’unité comme antidote à l’égoïsme) dans leurs cœurs, a écrit des livres à ce sujet et a enseigné à son fils Isaac. Isaac a siégé et a enseigné et instruit Jacob, et l’a désigné comme maître, pour qu’il siège et enseigne. (…) Et Jacob, notre Père, a enseigné à tous ses fils. » Lorsque ce fut le tour de Joseph, il avait une méthode bien rodée pour atteindre la stabilité sociale et la prospérité par l’unité, face à l’égoïsme croissant et à l’aliénation.

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Comment les rôles se sont inversés

Comme nous l’avons vu plus haut, Pharaon a encouragé l’unité des Hébreux. Il leur a donné en exclusivité les meilleures terres d’Égypte et les a laissés cultiver leur façon de vivre particulière (la mise en valeur continuelle de l’unité) sans les en empêcher, mais avec son soutien total. À la longue, cette unité particulière est devenue l’essence du judaïsme. Comme le livre Yaarot Devach (partie 2, Drouch n° 2) nous en fait part, le mot Yehudi (juif) vient du mot yihudi qui signifie « uni ».

Les problèmes ont commencé à la mort de Joseph. Comme le dit le livre Noam Elimelech, Pharaon est appelé « le mauvais penchant ». Pharaon ne représente pas seulement l’égoïsme ; il en est la quintessence. Il sera gentil avec vous, tant que vous le servez. Quand il a dit à Joseph : « Je suis Pharaon, et pourtant sans ta permission, nul ne lèvera la main ou le pied dans toute la terre d’Égypte », il voulait dire que Joseph dirigerait l’Égypte parce que Pharaon savait que l’unité était rentable. Sans l’unité il n’aurait eu aucune raison de favoriser la famille de Joseph.

Cependant, après la mort de Joseph, les Hébreux n’ont pas conservé leur unité. Ils voulaient être comme les Égyptiens : égoïstes. Mais ils ignoraient qu’en se comportant ainsi, ils perdraient les faveurs de Pharaon et qu’ils deviendraient ce que les juifs avaient toujours été : des parias. Il est écrit dans Midrash Rabah (Exode 1 :8) : « Quand Joseph mourut, ils ont dit : “Soyons comme les Égyptiens” et parce qu’ils l’ont fait, le Créateur a transformé l’amour que les Égyptiens avaient pour eux, en haine comme il était dit (Psaumes 105:25) : “ Il a rempli leurs cœurs de haine envers Son peuple pour abuser de Ses serviteurs.” »

Il est écrit encore plus explicitement dans The book of Consciousness (Chapitre 22) que si les Hébreux n’avaient pas abandonné leur unité, ils n’auraient pas souffert. Après la citation du Midrash, il est ajouté que « Pharaon a observé les enfants d’Israël, après la mort de Joseph, et n’a pas retrouvé Joseph en eux », c’est-à-dire l’inclination à l’unité. Et parce que « de nouveaux visages étaient apparus, Pharaon a proclamé de nouveaux décrets à leur égard. Vois mon fils », continue le livre, « tous les dangers et tous les miracles et tragédies proviennent de toi, et te sont imputables. »

En d’autres termes, Pharaon s’est retourné contre nous parce que nous avions abandonné notre manière de vivre, de placer l’unité au-dessus de la haine et que nous voulions cesser d’être des Hébreux. Tout au long de l’Histoire, les pires tragédies nous sont arrivées quand nous voulions cesser d’être des juifs et abandonnions notre façon de nous unir. Les Grecs ont conquis la terre d’Israël, parce que nous voulions être comme eux et vénérer l’ego. Nous nous sommes même battus pour eux lorsque les juifs hellénisés ont combattu les Maccabées. Moins de deux siècles plus tard, le Temple a été détruit à cause de notre haine non fondée. Nous avons été déportés et massacrés alors que nous voulions devenir Espagnols et avons abandonné notre unité. Et nous avons été exterminés en Europe dans le pays où les juifs voulaient oublier leur unité et s’assimiler. En 1929, Le Dr Kurt Fleischer, leader des Libéraux de l’Assemblée de la Communauté juive de Berlin, a décrit notre problème centenaire : « L’antisémitisme est le fléau que Dieu nous a envoyé afin de nous guider ensemble, de nous souder ensemble. » Quelle tragédie que les juifs ne se soient pas unis en dépit de l’observation judicieuse de Fleischer.

L’Exode

Quand Moïse est arrivé, il savait que la seule façon de sauver les Hébreux était de les faire sortir d’Égypte, hors de l’emprise de l’égoïsme qui détruisait leurs relations. Il est écrit à propos de Moïse dans le livre Keli Yakar (Exode 6:2) : « L’esprit du Seigneur a parlé par la bouche de la fille de Pharaon qui l’a nommé Moshe, du mot mochekh (tirer) parce que c’est lui qui tirera Israël de l’exil. » Comme Joseph l’avait fait avant lui, Moïse a uni le peuple autour de lui et ce faisant, il les a délivrés d’Égypte.

Cependant, après leur départ, les Hébreux couraient le danger de retomber dans l’égoïsme. Ils ont reçu leur statut de nation seulement quand ils ont réitéré la méthode d’Abraham de s’unir au-dessus de la haine. Une fois qu’ils ont fait le serment de s’unir « comme un seul homme dans un seul cœur », ils ont été déclarés « nation ». Au pied du mont Sinaï, du mot sin’a (haine), les Hébreux se sont unis et ont ainsi recouvert la haine par l’amour.

Par leur unité, Moïse a rétabli l’engagement des Hébreux de s’unir comme antidote à l’égoïsme. Depuis lors, c’est là l’essence du judaïsme, ou comme le dit le vieux Hillel dans le Talmud : « Ce que tu hais, ne le fais pas à ton prochain ; c’est l’entièreté de la Torah. (Shabbat 31-a). » En recouvrant leur égoïsme par l’amour et l’unité, les juifs sont parvenus à surmonter les innombrables épreuves et tribulations qu’ils ont endurées depuis l’exode et jusqu’à la destruction du Deuxième Temple. Le roi Salomon a exprimé succinctement le principe du judaïsme par un court verset dans les Proverbes (10:12) : « La haine engendre les conflits et l’amour couvre tous les crimes. »

 

Nos Pharaon et Moïse intérieurs

Finalement, être juif signifie suivre le chemin d’Abraham et de Moïse, le chemin de l’unité, de la responsabilité mutuelle et de la fraternité

Quand nous lisons la Haggadah, il est judicieux de garder à l’esprit que Pharaon, Joseph, Moïse et tous les autres personnages sont plus que des parties de notre histoire. C’est parce qu’ils sont en fait une partie de nous qu’il nous est ordonné de nous souvenir de l’exode d’Égypte chaque jour ! Tous, nous avons en nous Pharaon, le mauvais penchant, mais nous avons aussi en nous Moïse et Joseph, les forces de l’unité. Nous sommes arrogants, permissifs et égoïstes jusqu’au narcissisme. Nous avons perdu notre judaïté, notre inclinaison à nous unir.

Par conséquent, tout comme les Égyptiens se sont retournés contre les Hébreux lorsqu’ils ont abandonné la méthode de Joseph, le monde se retourne contre nous aujourd’hui, à cause de notre désunion. Réprimer des diatribes antisémites n’apportera pas de solution à l’antisémitisme. Cela n’éradiquera pas la haine. Comme il est écrit dans The Book of Consciousness : « Vois mon fils, tous les dangers et tous les miracles et toutes les tragédies proviennent de toi, à cause de toi, et te sont imputables. » Notre désunion crée, alimente et attise les flammes de l’antisémitisme.

Quand Abraham a trouvé la manière de transcender l’égoïsme, il a voulu la partager avec tous. De la même façon, dès que les Hébreux sont devenus une nation, ils ont reçu la tâche d’être « une lumière pour les nations ». Cela implique qu’ils ont reçu l’ordre d’apporter l’unité au monde et de compléter ainsi ce qu’Abraham avait commencé. Mais pour accomplir ceci, nous devons d’abord sortir de notre Égypte intérieure, l’emprise de Pharaon, et choisir la voie de Joseph et Moïse, la voie de l’unité. Moïse savait ce qu’Abraham avait voulu atteindre et a essayé de faire la même chose. Ramchal a écrit dans son commentaire de la Torah que « Moïse souhaitait compléter la correction du monde en son temps. Cependant, il n’a pas réussi à cause des corruptions survenues tout au long du chemin ». Finalement, être juif signifie suivre le chemin d’Abraham et de Moïse, le chemin de l’unité, de la responsabilité mutuelle et de la fraternité. Quand nous recherchons l’unité, nous sommes juifs. Quand nous poursuivons d’autres buts, nous ne le sommes pas.

La célébration de la liberté

Pâque est la célébration de la liberté. Cependant, nous ne pouvons pas être libres tant que nous sommes les esclaves de notre ego. Se délivrer de l’emprise de Pharaon signifie se libérer de l’emprise du mauvais penchant : le désir de faire du mal, d’être arrogant vis-à-vis des autres et de les opprimer. Nous sommes loin du but. Tant que nous agirons de la sorte, nous ne pouvons pas nous attendre à ce que l’antisémitisme disparaisse. Au contraire, il va s’accroître parce que, comme je l’ai dit précédemment, notre égoïsme le crée, le nourrit et attise ses flammes.

Si nous voulons célébrer un véritable Seder, nous devons mettre de l’ordre dans nos priorités : notre unité arrive au premier plan et tout le reste s’ensuit. Nous pouvons ne pas être d’accord sur des sujets politiques, les problèmes de LGBT, Israël, ou des problèmes familiaux. Mais si nous ne nous unissons pas au-delà de nos dissensions, alors nous avons tort, quelle que soit notre position. Tout comme une mère aime ses enfants en dépit de leurs traits, de leurs croyances ou de leurs actions, nous devons trouver un moyen pour au moins faire un pas en direction l’un de l’autre. Ce sera le commencement de notre délivrance de notre Pharaon intérieur.

Cette année, lorsque nous discuterons de l’histoire de nos ancêtres, pensons à ces ancêtres qui sont en nous, les forces de l’égoïsme, de la connexion et de la fraternité, pensons à celles que nous nourrissons, et à celles que nous devrions nourrir.

Je vous souhaite à tous une joyeuse Pâque cachère (sans haine).

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michael Laitman pour Dreuz.info.

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