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Publié par Daniel Frédéric Gandus le 15 avril 2017
Gill Rosenberg, pilote israélo-canadienne engagée volontaire contre l’Etat islamique

Chaque jour qui passe au Proche-Orient donne lieu soit à un nouveau massacre, soit à la préparation d’un nouveau massacre.

Le renoncement d’une partie de la célébration de la Pâque chrétienne par les coptes d’Égypte, après le génocide déjà presque achevé des Chrétiens d’Irak et de Syrie, signe rien moins que la fin annoncée et certaine de ceux qui, vivants plus loin, ne s’en croient pas concernés.

Ceci, selon le principe souvent évoqué par les militaires américains, mais aussi par Donald Rumsfeld, disant que celui qui croit échapper à un alligator en lui donnant des steaks en même temps qu’il recule, est déjà dans le processus qui le transforme, au regard de l’alligator, en futur steak.

Cette mise en garde existait aussi dans le langage des prophètes d’Israël, et jusqu’à la seconde guerre mondiale avec l’incroyable texte du Pasteur Martin Niemoller commençant par « Quand ils sont venus chercher… Je n’ai rien dit… », et se finissant par « puis ils sont venus me chercher, et il ne restait personne pour protester » (on notera qu’il a commis une erreur en signalant que les communistes étaient les premiers pris alors qu’il s’agissait le plus souvent des juifs… Mais ne tombons pas dans la surenchère victimaire).

Aux chrétiens d’Orient, et bientôt à ceux d’Occident, il faut une armée à la manière de ce qui a existé comme front républicain international contre Franco, qu’a soutenu Malraux, inconsciemment judéo-chrétien dans sa quête de fraternité, néanmoins armée.

Personnellement, il y a plusieurs années que je démarche des autorités chrétiennes, et d’autres encore, pour faire valoir un projet d’armée spécifiquement dédiée au service des minorités chrétiennes persécutées.

La réaction première à ce genre de proposition est toujours la même : le choc, le refus de voir, le « Ça ira mieux demain », l’« allez demander à un autre » notamment dans la bouche de gens supposés être responsables, représentatifs, ou pire encore, de gens qui ont les moyens financiers de faire quelque chose et qui ne s’y engagent pas.

Je leur rappelle alors souvent le cas de Gill Rosenberg, soldate Israélo-canadienne partie depuis Jérusalem s’engager au combat contre l’État islamique aux côtés des femmes kurdes… une femme que j’ai rencontrée et que j’admire tout particulièrement.

Il y a aussi ce Britannique, Tim Locks, qui a tout abandonné pour rejoindre le même endroit et mener la même mission, alors qu’il avait une vie confortable dans le sud de Londres.

Locks n’a aucune sorte de lien avec les populations qu’il est parti défendre ; il a simplement compris que l’État islamique est en train de détruire la civilisation.

Bien évidemment, nous ne sommes pas tous des héros et tout le monde ne peut faire cela.

Mais ce que traduisent ces parcours, ce sont les vies des derniers héros de l’Occident qui pensent, vivent et agissent à l’avant-garde des valeurs, et tout particulièrement de celles qui sauvegardent la civilisation.

Quand j’ai interviewé Rosenberg (pour laquelle je reconnais par ailleurs une attirance personnelle), elle m’expliquait sa motivation par le fait que si nous disons « plus plus jamais cela » au sujet de la Shoah en tant que Juifs, cela doit nous faire valoir ce principe de manière universelle.

Beaucoup en Israël comprennent et ressentent cela, mais Israël n’est toujours pas habitué à se penser au-delà des dimensions d’un peuple et d’une religion. Israël n’arrive toujours pas se penser comme civilisation. Ceci fait qu’Israël, en dehors même des enjeux stratégiques régionaux, reste très timoré dans le lien entre son statut de peuple étant retourné sur sa terre et la mission nouvelle qui lui apparaît chaque jour de plus en plus évidente : étendre la défense de la liberté au-delà de ses propres frontières.

Un début de cette conscience universelle retrouvée pour le peuple singulier qu’est celui d’Israël, apparaît à travers l’aide que fournit Israël à toutes sortes de Syriens qui se présentent à sa frontière pour être soignés dans un hôpital de campagne militaire de Tsahal ou dans un hôpital à l’intérieur d’Israël, ceci, tandis même que d’occasionnelles attaques des uns et des autres se poursuivent contre la frontière israélienne, l’identité juive étant une cible centrale du Jihad à laquelle celui-ci ne saurait aucunement renoncé.

Quant aux chrétiens d’Irak, Israël les aide de manière interposée, en ayant par exemple fourni 16 hélicoptères militaires Cobra à l’armée irakienne via la Jordanie, en plus de services d’information aux ennemis de l’État islamique.

Mais tout ceci ne suffira jamais face à la situation actuelle des Chrétiens d’Orient, qui d’une certaine manière, et s’ils trouvent les hommes nécessaires à former ces groupes là, sont dans la phase où se forme dans la conscience souffrante du peuple génocidé, le besoin de rendre les coups pour s ‘extirper de la tombe où ils sont en train d’être enterrés vivants, exactement comme les premiers combattants d’Israël à l’origine de Tsahal furent des groupes de combats auto-formés, et il s’agissait de résistance et non de terrorisme, puisqu’ils s’attaquaient à d’autres soldats et combattants et non à des civils.

Lorsque l’Irgoun, dirigé par Menahem Begin place, le 22 juillet 1946, une bombe à l’intérieur de l’hôtel King David où résidait le secrétariat du gouvernement britannique de Palestine, un certain souci pour la vie même de l’ennemi en rapport à l’éthique juive de guerre dont même les simples combattants n’arriveraient pas à se départir sans un certain sentiment de culpabilité, amena l’organisation à avertir, 27 minutes avant l’explosion, de la présence de la bombe présente dans les sous-sols.

Inspirés par ce type de comportement qui vise plus à réveiller l’ennemi sur le potentiel destructeur dont pourraient aussi faire preuve d’autres combattants, une armée chrétienne pourrait très bien, comme cela a existé par le passé, définir à la fois une doctrine du combat et une éthique appliquée en rapport.

Cette armée est aujourd’hui nécessaire, pour la simple raison que celui qui ne se défend pas face à l’islam perd jusqu’au respect du simple statut d’être humain aux yeux de cette doctrine entièrement politique, entièrement maquillée en religion.

Le fait que l’islam soit une politique avant d’être une religion est prouvable de manière très simple : la première question que l’Islam se pose quand il met le pied sur un territoire, est de définir des statuts hiérarchisés entre êtres humains et leurs degrés de soumissions associés à la sharia.

Cela n’a rien à voir avec, comme on le trouve dans la Bible, l’appel à la paix qui précède la rencontre d’Israël avec tout peuple – excepté la représentation d’Amalek associée à l’esprit génocidaire – l’option de la guerre ne venant qu’en cas d’échec au dialogue et elle est soumise à plusieurs conditions.

Cette armée chrétienne est aujourd’hui nécessaire parce que nous vivons aussi la fin des nations, celle qui, pour les croyants, était annoncée dans les textes de Daniel, de Zacharie et de l’Apocalypse, et dont tous, croyants et incroyants, pouvons nous rendre compte de la réalité.

Dans ces conditions, les prochaines étapes de la disparition des nations et des États-nations modernes doivent être devancées, et donner lieu à une préparation afin d’éviter une mort par soumission ou par décadence.

Une armée chrétienne est donc à constituer. Elle peut et doit se revendiquer de ses valeurs traditionnelles, tout comme elle peut être fière d’avoir déjà contribué pour une part importante à ce qu’est l’éthique de guerre aujourd’hui.

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C’est au nom de la sauvegarde de cet héritage, en plus de devoir mettre un terme définitif aux insoutenables images que nous recevons de l’État islamique et des pays musulmans en général, que doit se constituer cette armée qui sera internationale et devrait être basée en plusieurs grands lieux historiques de la chrétienté.

Elle devrait pouvoir être constituée au travers d’une forme internationale qui reste à définir, afin d’échapper aux dépendances trop grandes de tel ou tel État, mais aussi en veillant qu’elle ne devienne pas à son tour semblable à ce que sont aujourd’hui les ONG.

L’alpha et l’oméga de cette armée, c’est la sauvegarde des vies et des terres chrétiennes.

Israël, dans cette perspective, peut constituer un lieu privilégié pour cette armée tout en veillant à respecter la reconnaissance et le maintien de l’identité juive de l’État d’Israël accueillant sa part d’armée chrétienne.

Tous ceux qui la composeront au niveau du commandement devraient être issus des rangs d’hommes et de femmes qui ont d’abord été éprouvés sur le terrain. Il faut éviter d’autres formes de décadence possible, que nous craignons tous, c’est-à-dire le risque de finir comme les élites postmodernes ou comme les casques bleus qui n’ont pas de pouvoirs réels, ou ne servent à rien quand il n’affaiblissent pas carrément l’image de ceux qu’ils devaient défendre, préparant ainsi leur massacre malgré eux, comme on l’a vu lors du massacre de Srebrenica. Les casques bleus néerlandais, envoyés dans une mission impossible, avaient été rapatriés tandis qu’ils laissaient 8000 musulmans, civils non-combattants, se faire massacrer.

Ici encore, des groupes comme les soldats chrétiens du Kurdistan, les soldats chrétiens déjà intégrés à Tsahal, ayant une conscience et volonté réelle de servir, feront exemples, et d’eux devraient venir les premiers chefs de l’entité militaire proprement chrétienne.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Daniel Frédéric Gandus pour Dreuz.info.

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