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Publié par Abbé Alain Arbez le 30 avril 2017

premier des psaumes : « Ashrei haish ! » « heureux l’homme ! » Souhait qui évoque aussi les paroles prononcées par Moïse : « Ashreira Israel, mi vamora ? » « Heureux es-tu Israel ! qui pourrait se comparer à toi ? »…La joie que libère Jésus est la joie dans la voie de la Torah (simhat torah), on en retrouve mention dans les pirqè avot, recueil de la Mishnah surnommé l’évangile des pharisiens. Le 4ème évangile reprendra cette révélation de la joie en lien avec le don de Jésus « Que votre joie soit parfaite ! ». Cette « voie de la torah » a donné son nom aux premiers groupes d’adhérents au message messianique de Jésus : bien avant de recevoir le nom de « christianoï », ils étaient appelés les « viatores », disciples de la voie, comme les marcheurs d’Emmaüs.

C’est ainsi que la pratique quotidienne de Jésus s’inscrit bel et bien dans la tradition pharisienne pour laquelle la parole d’un rabbi est comprise comme prolongement de la parole donnée par Moïse au Sinaï. Cette parole christique ne remplace pas la Torah de Moïse (« je ne suis pas venu abolir mais accomplir… »). La prière de Jésus c’est de demander que la torah ne reste pas confinée dans les cieux, mais que la volonté de Dieu soit faite sur la terre comme au ciel, ce sont les termes précis que Jésus reprend dans le Notre Père, comme l’attente de l’avènement du Règne.

Car au centre du Sermon sur la montagne, il y a la prière du Notre Père. Le rapport intime avec Dieu auquel elle engage est comparable à celui des fervents, les hassidim. Le Notre Père reprend les éléments essentiels du Kaddish (sanctification du Nom). Proclamer la royauté des cieux, c’est reconnaître Dieu comme garant de la justice et de la miséricorde dans le monde des humains.  Le Notre Père reprend aussi des éléments du Shemone Esre : « Pardonne-nous, Père, car nous avons péché contre toi, efface et enlève nos iniquités de devant tes yeux, car nombreuses sont tes miséricordes. Béni sois-tu, toi qui pardonnes abondamment. » C’est dans cet esprit que Jésus apprend à ses disciples à prier selon la prière juive des anciens. Et il invite à une éthique qui associe la torah et le cri des prophètes. Car Jésus estime qu’on ne peut observer le shabbat et mépriser la miséricorde : ce serait rompre le shabbat. Quand rabbi Shimon Ben Menasia dit dans le talmud : « Le shabbat vous est donné, mais vous n’êtes pas donnés au shabbat », il ne s’agit pas d’une minimisation du shabbat, mais d’une mise en lumière de ses enjeux spirituels. C’est une invitation à la responsabilité, le croyant ne devant pas subir passivement ses rituels. Jésus s’accorde à dire qu’on doit interrompre le shabbat si une vie est en danger mais on doit le faire également pour apporter guérison et bien-être à une personne souffrante, dans son corps, dans son esprit ou dans son âme. La controverse évoquée sur le sujet dans l’évangile n’est donc qu’une mise en cause des plus rigoristes de la palette pharisienne de l’époque. A l’inverse, Jésus qui se situe souvent dans la sensibilité de Hillel, plutôt libéral, choisit la ligne stricte de Shammaï lorsqu’il s’agit de défendre la dignité de la femme menacée en cas de séparation dans le couple. « Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni ! ».

On peut dire que les miracles de Jésus relatés dans l’évangile le jour même du shabbat n’ont pas pour but de l’abolir mais de ramener au sens fondamental de cette célébration : la confiance en un Dieu créateur et recréateur. C’est pour cela que Jésus a voulu relier les deux commandements d’amour de Dieu et du prochain ; il confirme par là qu’apporter la guérison à un malade durant le jour consacré à Dieu est une manière de lui rendre un culte.

La conclusion est que le Sermon sur la montagne est un écrit émanant d’un groupe pharisien se réclamant du rabbi Jésus, lui-même passionné par le défi de vivre l’alliance dans son être personnel, afin d’en faire rayonner la dynamique salvatrice dans la communauté. C’est ce qui a donné naissance au mouvement de Jésus, initialement reconnu comme qehila se réunissant pour la todah avant de devenir ecclesia, Eglise, assemblée judaïque fervente dans la confiance au Dieu Unique, fidèle à l’eucharistie, et ouverte à des sympathisants venus du monde païen.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez prêtre, pour Dreuz.info.

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