Publié par Bernard Martoia le 25 avril 2017

Le jeu de massacre des élections primaires au parti socialiste et chez Les Républicains s’est poursuivi au premier tour de l’élection présidentielle avec l’élimination de leurs candidats respectifs.

A vouloir copier les élections primaires américaines, ces deux partis traditionnels ne sont plus dans la course.

Au sein du parti socialiste, c’est le candidat conservateur Benoît Hamon qui s’est imposé contre le réformateur Manuel Vals lors des primaires de ce parti. La ligne conservatrice incarnée par le premier l’a emporté sur le second représentant une ébauche de social-démocratie à la française jamais assumée par le président lors de son projet avorté de libération du marché du travail.

Dès lors, l’implosion du parti socialiste était inéluctable. L’aile réformiste s’est jetée aveuglément dans les bras d’Emmanuel Macreux qui brasse du vent et leur promet la lune. Il ne reste plus au vieux socle rabougri qu’à rejoindre le leader maximo Jean-Luc Mélanchon ou à s’allier avec ce qui reste du parti communiste français, de la ligue révolutionnaire ou de la secte verte.

Une perspective peu glorieuse, j’en conviens pour ce parti qui n’a pas réussi sa mue alors que son alter-ego allemand l’a accompli dès 1959 au congrès de Bad Godesberg en reconnaissant que l’économie de marché est le meilleur moyen d’assurer la prospérité de l’Allemagne. (1)

Ce n’est guère plus réjouissant du côté des Républicains. La primaire a laissé des cicatrices, surtout du côté d’Ali Juppé mortifié alors qu’il était le chouchou des médias en raison de son affinité avec la religion de Mahomet. Le vainqueur François Fillon, unanimement choisi par les militants, a été massacré par les médias, la haute autorité pour la transparence de la vie publique et le pôle financier du parquet de Paris qui ont été créés sous la présidence de François Hollande. A défaut de pouvoir se représenter, Hollande a saboté les chances de Fillon de l’emporter avec ses deux créations juridiques. Fillon était crédité de 34% de voix dans les sondages après sa victoire aux primaires.

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Abandonné par les pleutres caciques de son parti comme le président du sénat Gérard Larcher, François Fillon s’est trouvé esseulé, hormis le soutien de dernière minute de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy.

Concernant ce dernier, c’est lui qui porte la responsabilité du naufrage de son parti lorsqu’il s’est opposé au devoir d’inventaire après sa défaite de 2012 et qu’il aurait dû se retirer de la vie politique comme le font tous les battus au Royaume-Uni ou en Amérique. Il a empoisonné la vie politique française pendant cinq ans avec son désir de revenir à tout prix à l’Élysée alors que les Français l’avaient officiellement désavoué. Pourquoi ferait-il demain ce qu’il n’a pas fait hier ?

Le deuxième responsable de la défaite des républicains est la candidature de Nicolas Dupont-Aignan qui a été le pendant de Taubira et de Chevènement pour la défaite du candidat socialiste Lionel Jospin en 2002. L’élection à deux tours favorise ces hubris qui n’ont pas de place dans une démocratie.

Que reste-t-il de ce champ de ruines qu’est devenue la France ?

Les partis traditionnels sont en déroute et les extrêmes en profitent. Si l’on additionne les voix des neuf candidats qui se considèrent hors du système, cela représente 56% de l’électorat français qui ne se reconnaît ni dans l’économie de marché ni dans l’Union européenne. La France se rapproche inexorablement du Venezuela, le modèle du leader maximo Mélenchon qui a recueilli 19% de voix de l’électorat.

Quels sont les vainqueurs cachés de cette usurpation du vote des Français?

Il s’agit d’une alliance hybride et internationale.

  • Hybride parce qu’elle ressemble à la fois un triumvirat d’énarques composé de François Hollande, d’Alain Minc et de Jacques Attali, et de milliardaires comme Pierre Bergé, Bernard Arnaud et Patrick Drahi.
  • Internationale parce qu’elle rassemble la chancelière Angela Merkel, l’inamovible handicapé Wolfang Schaüble ainsi que le milliardaire américano-hongrois George Soros. Ce dernier est le grand Satan avec son projet d’abolir les frontières et l’invasion de l’Europe par des migrants à travers sa fondation Open Society. (2) Après ses deux défaites enregistrées au Brexit et à l’élection de Donald Trump en Amérique malgré tout l’argent qu’il a dépensé pour faire élire à sa place Hillary Clinton, il renoue avec la victoire en France avec Macreux.
  • Contrairement aux USA où la rumeur d’une ingérence indéterminée de la Russie dans le processus électoral fut dénoncée par le camp démocrate qui ne pouvait admettre que la défaite incombait unanimement à sa candidate Hillary Clinton (3), je ne prends pas de risque à prédire que ni l’Allemagne ni George Soros ne seront inquiétés pour leur ingérence dans le processus électoral français.
  • Contrairement aux Britanniques et aux Américains, les veaux français n’ont pas résisté longtemps à la guerre psychologique qui leur a été menée. Ils ont avalé sans sourciller que Fillon ne pensait qu’à s’enrichir sur leur dos alors que Macreux qui les a matraqués fiscalement représentait leur avenir.

Telle est la cruelle leçon pour les électeurs français dépités.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Bernard Martoia pour Dreuz.info.

Sources
(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_de_Bad_Godesberg
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Open_Society_Foundations
(3) 2016 presidential election : deplorable people versus vain elite par Bernard Martoïa

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