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Publié par Hélios d'Alexandrie le 4 mai 2017

Le monde est en crise, en Occident les peuples trahis par leurs élites ont perdu leurs repères, ils vivent et se débattent dans un présent anxiogène.

La modernité, naguère si orgueilleuse et sûre d’elle, s’essouffle, elle ne génère plus autant d’enthousiasme et son avenir semble de moins en moins assuré. La crise est spirituelle et morale, elle remue profondément les gens et rares sont ceux qui se disent confiants et sereins.

Durant les deux cents dernières années, le succès continu de la civilisation occidentale a entretenu chez les gens un sentiment de toute-puissance, tout est devenu possible. Ce sentiment a atteint son point culminant au cours des cinquante années qui ont suivi la fin de la seconde guerre mondiale. L’homo occidentalis, tout à sa quête du succès et du bonheur, a cessé de chercher un sens à sa vie. Sa foi dans un progrès continu sur tous les plans lui a paru amplement suffisante, du coup sa vie spirituelle s’en est trouvée atrophiée. Avec le temps le sentiment de toute-puissance a laissé peu à peu la place à l’inquiétude et au mal-être, un doute profond a remplacé la foi dans le progrès, c’est qu’on ne s’aventure pas sans conséquences dans le désert spirituel: en cessant de croire le monde occidental a cessé d’espérer, il se projette de moins en moins dans l’avenir et fait de moins en moins d’enfants.

Mais cette misère spirituelle n’a pas épargné l’Église et en particulier ses clercs et sa hiérarchie. Dans un monde sans cesse captivé par des nouveautés éphémères, elle a largué les amarres et s’est laissée emporter par le courant dominant. Plus préoccupée d’idéologie que de vertus théologales, elle a troqué son droit d’aînesse pour le plat de lentilles « libéral » et « progressiste ». L’Église n’est plus ce lieu où les brebis se rassemblent, et le pasteur ne songe plus à paître ses brebis.

Le séisme qui secoue le monde musulman n’est que la contrepartie de la crise profonde et de la misère spirituelle qui minent l’Occident post-chrétien. La modernité n’a pas exorcisé les démons de l’islam, elle s’est même laissée intimider par eux. Née du judéo-christianisme, elle s’est coupée de ses origines comme une branche qui se coupe de l’arbre pour mieux affirmer son originalité. Ce faisant elle n’a trompé qu’elle-même et ses adorateurs, mais certainement pas l’islam qui l’a rejette à cause de ses racines chrétiennes et de la menace qu’elle exerce sur lui.

L’islam vit constamment dans la crainte

L’islam s’est édifié au septième siècle en opposition au christianisme et spécifiquement au mystère chrétien de la rédemption et du salut ; depuis il n’a cessé de lui faire la guerre. Le rêve réactualisé d’un califat universel découle certes de l’idéologie islamique des origines, mais il traduit également une inquiétude profondément ancrée, qui a pour objet la pérennité de l’islam et de la tyrannie qu’il exerce sur les esprits. L’islam vit constamment dans la crainte, et il continuera à se sentir en danger tant qu’il fera face à son ennemi séculaire.

La crise qui frappe l’islam découle des sentiments d’échec et d’impuissance que l’oumma islamique est incapable de gérer. L’échec de l’islam est patent et n’a d’égale que l’impuissance des musulmans à le surmonter ; il est d’autant plus humiliant qu’il contraste avec le succès éclatant de l’Occident. Du coup l’ennemi chrétien apparaît à la fois invincible et indispensable ; invincible en cas de conflit armé, et indispensable du fait de l’arriération et de la dépendance des musulmans dans tous les domaines.

L’échec et le sentiment d’impuissance ont donné naissance au ressentiment et à la colère. Le monde est régulièrement témoin de l’agressivité et des explosions de rage des musulmans, quel que soit l’endroit où ils se trouvent. L’oumma islamique gaspille son trop plein d’énergie dans cette rage impuissante, mais également dans des incantations sans fin sur l’infinie supériorité de l’islam et sur son passé glorieux. C’est ainsi que des peuples, jadis vaincus et convertis de force à l’islam, font de leur antique malheur un objet de fierté.

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L’oumma refuse catégoriquement d’envisager la possibilité que l’islam soit la cause principale de son échec. Bien plus, dans un élan irrésistible de fuite en avant, les musulmans ont décidé que pour réussir il leur fallait davantage d’islam ; l’échec n’aurait d’autre cause que la non-observance du vrai islam, d’où le slogan-piège des frères musulmans : « l’islam est la solution ». Sans surprise les réformateurs sont tombés dans le piège des islamistes, eux aussi refusent d’envisager le salut autrement qu’à travers l’islam, mais un islam « réformé », sans dire en quoi consiste cette « réforme » et s’il y a consensus quant à la nécessité de sa mise en œuvre.

C’est peu de dire que l’islam est dans l’impasse, il n’y est pas contre son gré mais par choix, car c’est dans cette impasse fantasmatique qu’il emmagasine et mobilise ses énergies. En épousant la violence l’islam est mort spirituellement, il n’est plus en quête d’un renouveau, et encore moins d’une place honorable dans ce monde moderne qu’il rejette, mais dont il a absolument besoin pour survivre et perdurer. L’islam est la seule religion qui sait qu’elle joue sa raison d’être à quitte ou double, contrairement au christianisme, il lui est impossible d’embrasser la modernité sans se réduire à l’insignifiance. C’est pourquoi, au risque de se saborder, il lui faut détruire et la modernité et le christianisme.

L’islam est conscient de la misère spirituelle de l’Occident, elle lui ouvre une fenêtre d’opportunité incroyable qu’il s’empresse d’exploiter à fond. Il sait qu’elle peut être réversible dans un avenir plus ou moins lointain, c’est pourquoi il se hâte et prend tous les moyens, pour imposer des changements définitifs partout où il étend sa présence. Du sentiment de danger naît l’opportunisme, l’islam n’hésite pas à s’allier aux ennemis de son ennemi, même si le seul point commun qu’il partage avec eux est la haine du christianisme. Cependant cette haine ne gêne en rien ses rapports avec l’Église. Trop heureux d’exploiter le filon qui s’offre à lui, il profite de la main tendue pour désarmer moralement l’ennemi et le persuader de baisser la garde. Si du point de vue de l’Église le « dialogue » est la voie vers la paix, pour l’islam le dialogue est une autre façon de faire la guerre.

La crise spirituelle en Occident et la mort spirituelle en islam se mélangent dans un bouillon de sorcière propre à tuer notre civilisation. L’élan vers l’abîme semble de part et d’autre bien engagé : victime et bourreau semblent en parfait accord, qui pour mourir et qui pour percer la bouée de sauvetage qui le maintient en vie. Dans un monde où la Sagesse n’a plus sa place, la Bêtise affiche tous les jours son sourire triomphant ; il vaut mieux selon certains jouir du moment présent, car on ne peut rien contre le courant du Destin.

Qui a dit que Bêtise et Fatalité sont les deux faces de la même monnaie ?

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