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Publié par Magali Marc le 10 mai 2017

Concernant les suites de la visite d’Abbas à la Maison Blanche, j’ai traduit pour les lecteurs de Dreuz cette analyse de Yossi Kuperwasser*.

Texte d’opinion paru le 4 mai dernier dans le Jerusalem Post

Quel est le dénominateur commun des développements récents dans l’arène palestinienne ? Un intérêt renouvelé pour le processus de paix ? Le changement du manifeste politique du Hamas ? De nouvelles attaques terroristes contre les Israéliens ?

Non. Bien entendu, c’est la nouvelle Administration à Washington.

Le président Donald Trump a déjà réussi à avoir un impact considérable.

Tout d’abord, il a changé l’attitude américaine face aux luttes de pouvoir au Moyen-Orient entre les factions musulmanes rivales.

Alors que Barack Obama avait encouragé les forces radicales réalistes – sunnites comme les Frères musulmans, le Qatar et la Turquie ou les Chiites comme le président iranien Rouhani – Trump s’est dissocié de la plupart de ces partenaires et s’est clairement rangé aux côtés des Arabes pragmatiques en Égypte, en Jordanie et en Arabie Saoudite.

Ceux-là font confiance à Trump et sont prêts à envisager de promouvoir une approche régionale du conflit israélo-palestinien plus ouvertement qu’ils ne l’étaient sous Obama et le secrétaire d’État Kerry.

Les visites de ces dirigeants à la Maison-Blanche et leur attitude lors du récent sommet arabe en Jordanie auquel a assisté l’envoyé spécial de Trump, Jason Greenblatt, témoignent de ce nouveau comportement.

Deuxièmement, Trump a créé une atmosphère totalement différente dans ses relations avec les dirigeants israéliens.

Finie la méfiance et l’animosité qui ont abouti à la Résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU et au coup de poignard dans le dos que fût l’adoption de la terrible entente sur le nucléaire avec l’Iran.

Trump a pris des mesures contre le parti-pris anti-israélien aux Nations Unies, s’est abstenu de critiquer Israël concernant les implantations et s’est montré compréhensif des limites de la politique israélienne dans ce domaine.

Troisièmement, tout en annonçant qu’il va poursuivre avec zèle une résolution ultime du conflit, Trump adopte une approche différente de la promotion de la paix que celle de ses prédécesseurs.

Au lieu de proposer des solutions, il se concentre sur l’aide à apporter aux deux parties afin qu’ils parviennent à un accord par eux-mêmes. Il s’abstient donc de formuler un soutien à la «Solution à deux États», même s’il semble qu’il l’appuie et met davantage l’accent sur l’amélioration des conditions économiques.

Quatrièmement, Trump soutient la promotion par le Congrès du Taylor Force Act, qui réduira l’aide économique aux Palestiniens s’ils continuent à payer des salaires aux terroristes. Il soutient simultanément la promotion de mesures similaires par le gouvernement israélien et la Knesset.

Cette législation donnera à Trump plus de force lorsqu’il essaiera de convaincre les dirigeants arabes de changer leur récit. Il s’agit d’un premier pas inéluctable vers la paix qui est nécessaire pour convaincre le public israélien d’être plus favorable à un compromis.

Face à cette nouvelle politique, les Arabes se trouvent sous une pression croissante.

L’Autorité palestinienne juge nécessaire de rechercher des moyens d’éviter ce qu’elle considère comme des développements dangereux, comme la promotion d’une initiative régionale ou une réduction de l’aide étrangère.

Jusqu’à présent, les responsables de l’AP ne se sont pas montrés prêts à changer de position. Ils conditionnent encore des négociations directes à la cessation de constructions à Jérusalem et dans les implantations et à la libération de prisonniers, et ils s’abstiennent de se référer au Taylor Force Act et aux mesures similaires prises par Israël.

Le Hamas effectue également des ajustements cosmétiques sans apporter de changements substantiels dans sa position.

Conscient que l’Égypte est encouragée par la nouvelle politique des États-Unis et que les Frères musulmans ont perdu leur plus important partisan et, compte tenu de sa dépendance à l’égard de l’Égypte, le Hamas a tenté d’adopter un document de position qui l’éloigne de l’antisémitisme de sa charte et des groupes islamistes politiques qui se battent contre le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi.

Le Hamas fait également preuve de retenue sur le terrain, se rendant compte qu’il n’a plus la possibilité d’améliorer son état en escaladant la situation et en attendant que les États-Unis l’aident en raison de son engagement envers les Frères musulmans, comme ils l’avaient fait en 2014 avant et pendant l’Opération Bordure Protectrice.

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Le Hamas demeure déterminé à anéantir les sionistes et l’État d’Israël par le djihad, mais comprend que la situation actuelle exige plus de finesse et de subtilité. Par conséquent, il incite au terrorisme les Arabes de Judée-Samarie tout en restreignant les attaques venant de Gaza, bien que les extrémistes du Hamas s’opposent ouvertement à ces petits changements tactiques énoncés dans ses documents politiques.

Deux points méritent d’être mentionnés en tenant compte de ces développements.

Tout d’abord, si le nouveau document de politique du Hamas est adopté, il n’y aura pas de différence réelle entre les récits du Hamas et ceux de l’Autorité palestinienne.

Les deux nient l’existence d’un peuple juif et d’une histoire souveraine juive sur la Terre d’Israël, considèrent les sionistes comme des colonisateurs (et les distinguent artificiellement des Juifs en général) et justifient toute sorte de lutte contre l’occupation dans leur terminologie intentionnellement ambiguë.

Les deux voient les «Palestiniens» comme des victimes d’Israël et de l’Occident colonialiste, et considèrent leur propre lutte comme une lutte nationale et islamique indivisible. Les deux considèrent comme leur but ultime et intransigeant la libération de toute la «Palestine» et exigent la reconnaissance du soi-disant «droit de retour».

Les seules différences tactiques concernent l’attitude à l’égard des accords d’Oslo (le Hamas s’y oppose, l’AP les accepte, mais ignore ses obligations en vertu de ceux-ci) et la question de savoir quel genre de violence devrait être utilisé à ce stade en Judée-Samarie.

Finalement, l’expérience montre que lorsqu’ils sont sous pression, les Arabes peuvent reconsidérer leurs positions et peuvent présenter des idées tactiques créatives sans jamais changer leurs objectifs stratégiques à long terme, y compris un État palestinien remplaçant Israël.

Si le président Trump veut faire en sorte que les partis en arrivent à une paix réelle, il doit convaincre les Arabes de faire de véritables changements dans leur récit et d’accepter Israël comme l’État-nation démocratique du peuple juif.

Tout ce qui serait moins que cela, signifierait seulement une amélioration du statu quo, principalement dans le domaine économique.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

* Le Brigadier-Ggénéral (res.) Yossi Kuperwasser est un ancien chef de la Division de Recherche du renseignement militaire israélien, puis directeur général du ministère des Affaires stratégiques. Il a aussi été adjoint de l’attaché à la défense pour le renseignement à l’ambassade d’Israël à Washington et agent de renseignement du Commandement central de l’IDF.

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