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Publié par Guy Millière le 12 mai 2017

Dois-je dire que l’hystérie anti-Trump devient délirante, ou devrais-je dire qu’elle l’a été dès le commencement ?

Les discours tenus dans les médias politiquement corrects de toute la planète au moment où Donald Trump a présenté sa candidature ont été moqueurs et condescendants. A mesure que la campagne électorale américaine a avancé et qu’il est devenu clair que Donald Trump serait le candidat républicain, les moqueries et la condescendance se sont transformées en haine. Lorsque Donald Trump a affronté Hillary Clinton, la haine est devenue frénétique. Passé le choc qu’a été l’élection de Donald Trump, la haine frénétique s’est transformée en signes convulsifs. Les démocrates américains ne se sont toujours pas remis et passent leur temps à trépigner, en proie à des troubles obsessionnels compulsifs qui leur font voir la main de Moscou partout et à des hallucinations qui les conduisent à imaginer que Donald Trump va être confronté de manière imminente à une procédure d’empêchement. Les grands médias américains, qui ont renoncé à prétendre être des organes d’information et sont devenus des déversoirs de propagande bilieuse se font les relais des troubles obsessionnels compulsifs et des hallucinations. Les médias de nombre de pays, dont, à de très rares exceptions près, les médias français s’abreuvent aux déversoirs de propagande bilieuse jusqu’à l’ébriété, et publient des articles si nuls et si biaisés qu’ils en deviennent pathétiques et grotesques.

Je tente, avec Jean-Patrick Grumberg et quelques autres, de rappeler les faits, simplement les faits. Mais ce n’est pas facile en pareil contexte.

Contrairement à ce que dit la propagande bilieuse, l’abrogation de l’Obamacare a, pour l’essentiel, eu lieu. Et malgré les obstructions de l’establishment républicain et des démocrates hallucinés, une loi de remplacement sera promulguée et mise en œuvre.

La quasi-totalité des réglementations mises en place par le biais de l’EPA (agence de protection de l’environnement) a été abolie, et, que les Etats-Unis restent ou non officiellement dans le cadre des accords de Paris, ils sont déjà de facto en dehors de ceux-ci, ce qui y permet un retour à la liberté d’entreprendre et de produire des ressources énergétiques.

Le mur sur la frontière avec le Mexique est en cours de réalisation, et l’action des agents des border patrols a été renforcée, si bien que l’immigration clandestine et le transfert de drogue depuis le Sud ont connu une très forte diminution. Les services de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) ont d’ores et déjà procédé à des milliers d’arrestations de criminels présents illégalement dans le pays.

Les créations d’emplois et les investissements ont redémarré de façon très nette.

La sécurité planétaire s’est, un peu, améliorée. Pas suffisamment encore pour que les immenses dégâts laissés derrière lui par Barack Obama aient trouvé un remède. Mais suffisamment pour que des situations délétères soient stabilisées. Le régime Assad a calmé ses ardeurs depuis le tir de cinquante-neuf missiles Tomahawk. L’Etat Islamique est en net reflux en Syrie et en Irak. L’endiguement de l’Iran a commencé à se mettre en place. Le régime nord-coréen est, pour l’heure, endigué.

La possibilité pour Donald Trump d’agir ne s’en trouve pas moins freinée. L’establishment républicain semble souvent prêt à mener un travail de sape aux fins que Trump ne puisse pas atteindre pleinement ses objectifs, et paraît avoir pour but un retour à une ligne plus modérée et plus consensuelle qui aurait pu être celle d’un Jeb Bush s’il avait jamais eu la moindre chance de devenir Président. Les démocrates hallucinés veulent eux carrément détruire la présidence Trump et reprendre le pouvoir par tous les moyens.

C’est dans ce contexte que doit se lire la destitution de James Comey, le directeur du FBI par Donald Trump.

Cette destitution aurait dû avoir lieu depuis longtemps, et nul ne saura vraiment un jour, sans doute, pourquoi Donald Trump l’a décidée en mai et non quatre mois plus tôt. Des démocrates très hostiles à Donald Trump ont d’ailleurs dit dans un premier temps que Donald Trump aurait dû procéder à la destitution dès le 20 ou le 21 janvier. Les démocrates n’ont cessé depuis des mois de réclamer la tête de James Comey : ils n’ont cessé de lui attribuer une large part de responsabilité dans la défaite d’Hillary Clinton et lui reprochent le réquisitoire qu’il a prononcé contre leur candidate au mois de juillet dernier. Les républicains, y compris les membres de l’establishment, reprochent, eux, à James Comey d’avoir, aussitôt prononcé le réquisitoire contre Hillary Clinton, d’avoir recommandé au Ministère de la Justice de ne pas poursuivre Hillary Clinton.

L’administration Trump reproche, elle à Comey, outre le fait d’avoir terminé son réquisitoire contre Hillary Clinton et d’avoir recommandé au Ministère de la Justice de ne pas poursuivre, d’avoir ouvert une enquête sur des collusions entre des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie et d’avoir poursuivi cette enquête sans le moindre milligramme de commencement de preuve et alors que l’ensemble des dirigeants des services de renseignement de l’administration Obama ont du reconnaître que le dossier était vide. L’administration Trump a vu là une intention de nuire et un abus de la part de James Comey.

L’administration Trump a aussi du constater que James Comey avait refusé d’ouvrir une enquête sur les fuites de documents basés sur des écoutes illégales des membres de l’équipe de campagne de Donald Trump, alors que ces fuites constituent des crimes fédéraux et que les écoutes illégales constituent elles-mêmes des crimes fédéraux.

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Ce qui peut expliquer la décision tardive de destitution prise par Donald Trump est, peut-être qu’à un moment donné, James Comey est apparu comme ayant commis l’acte de trop après tant d’actes de trop. Devant une commission d’enquête du Congrès la semaine dernière, James Comey a édulcoré la réalité du transfert de documents classés secret défense par Huma Abedin, assistante d’Hillary Clinton, sur l’ordinateur de son mari, l’exhibitionniste Anthony Weiner. L’édulcoration était si flagrante qu’un communiqué du FBI a dû être publié pour rétablir la réalité des faits, qui auraient dû conduire à une mise en examen d’Huma Abedin et, sans doute, d’Anthony Wiener.

Un rapport du vice-ministre de la Justice Rod Rosenstein publié la veille de la destitution de James Comey résume tous les reproches justifiant la destitution, et recommande celle-ci. Rod Rosenstein a pris ses fonctions il y a quinze jours. Sa nomination a reçu l’approbation de quatre-vingt-seize sénateurs, ce qui constitue une quasi-unanimité.

Que les démocrates fassent des bonds et gesticulent en disant que la destitution de James Comey est une décision fasciste est ignoble. Ils voulaient cette destitution. Qu’ils disent que cette destitution est dictée par l’imminence de la découverte du fait que Donald Trump était peut être un agent de Moscou est grotesque, abject et contredit totalement par les témoignages des dirigeants des services de renseignement de l’administration Obama qui ont, sous serment, dit que le dossier était vide.

Ce que craignent vraisemblablement les démocrates est une réouverture du dossier Hillary Clinton : le contenu du réquisitoire prononcé par James Comey en juillet 2016 est toujours valable, et le dossier, là, est accablant. James Comey à l’époque a gravement outrepassé ses fonctions, qui sont celles d’un enquêteur, pas celles d’un procureur. Le Ministère de la Justice de l’administration Trump est tout à fait à même de demander la mise en examen d’Hillary Clinton, celle d’Huma Abedin, celle d’Anthony Wiener, et cela pourrait conduire tout ce joli monde en prison.

Il est très grave pour les institutions américaines que les démocrates se comportent comme ils se comportent en ce moment.

Il est préoccupant que les grands médias américains aient cessé d’être des organes d’information.

Il est navrant de voir que les médias de nombre de pays, dont, à de très rares exceptions près, les médias français publient des articles pathétiques et grotesques et de constater que seuls des médias comme Dreuz fassent encore un travail d’information digne de ce nom.

Il est très largement temps que le FBI puisse faire son travail et retrouver pleinement son honorabilité sous un directeur intègre.

L’hystérie anti-Trump, la propagande qu’elle véhicule, la tentative de déstabilisation des institutions américaine qui en résulte portent atteinte au bon fonctionnement des Etats-Unis, et vu la place des Etats-Unis sur cette terre, sont un danger immense pour la liberté planétaire.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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