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Publié par Magali Marc le 14 juin 2017

Suite au long témoignage de James Comey, l’ex-directeur du FBI, devant le Comité sénatorial du Renseignement lors duquel il a réglé ses comptes avec Trump, peu de gens ont osé [à part Dreuz] souligner que Comey a aussi dénoncé comme faux un reportage du New York Times.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cet article de John Crudele paru le 13 juin dans le New York Post.

Le New York Times doit sauver le peu de dignité qui lui reste

Quelle autre erreur le New York Times a-t-il commise ?

Le journal dont la réputation est déjà passablement entachée a essuyé une autre rebuffade la semaine dernière, lorsque l’ancien directeur du FBI, James Comey, a déclaré devant le Congrès que le Times a commis un faux reportage en publiant que la campagne de Donald Trump entretenait des liens avec les Russes durant les élections.

À la Une du 15 février, le Times annonçait que : « des enregistrements téléphoniques et des appels interceptés montrent que les membres de la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016 (…) ont eu des contacts répétés avec des hauts responsables du renseignement russe dans l’année précédant l’élection, selon quatre fonctionnaires américains actuels et anciens ».

Cinq journalistes du Times ont contribué à ce reportage, qui, s’il avait été avéré, aurait été accablant. Ce reportage est devenu le centre d’intérêt de l’audition du Congrès de la semaine dernière.

Le seul problème, c’est que l’article était faux.

Et — en dépit des efforts du Times pour minimiser et ignorer cette énorme gaffe — Comey, en termes clairs, a déclaré que le reportage n’était « pas vrai ».

En se référant spécifiquement à cet article, Comey a dit :

« Le défi, et je ne suis pas en train de blâmer les journalistes, d’écrire de tels reportages à propos d’informations classifiées, c’est que les gens parlent souvent sans savoir réellement ce qui se passe et ceux d’entre nous qui savent ne parlent pas. »

« Dans l’ensemble », a continué Comey, l’article du Times « n’était pas vrai ».

D’accord, vous laissez une petite marge de manœuvre lorsque vous dites « dans l’ensemble ».

Mais le sénateur Tom Cotton (un Républicain de l’Arkansas), membre du Comité du renseignement du Sénat, s’est assuré qu’il n’y avait pas de malentendu lorsqu’il a demandé à Comey :

« Est-il juste de qualifier le reportage de “presque entièrement faux” ?

Comey a répondu, “Oui”.

Nous commettons tous des erreurs, mais celle-ci commise par le New York Times est une véritable bombe.

Comment le Times s’est-il tiré d’affaire ?

Il a enterré la déclaration de Comey à la page A21 de son numéro de vendredi dernier avec un titre inoffensif : “Mésentente à propos de l’article concernant l’enquête sur la Russie” (Disputing Times Article About Inquiry into Russia).

La seule fois où il cite Comey, c’est pour reprendre sa déclaration à l’effet que “dans l’ensemble, [l’article] n’était pas vrai”. Le Times explique ensuite en long et en large que d’autres médias qui avaient, après lui, publié leurs propres reportages étaient parvenus à la même conclusion.

Bien sûr, c’est facile d’obtenir des sources qui répètent les mêmes choses après les avoir lues dans le New York Times.

Si Comey avait parlé de ces autres reportages, il aurait dit qu’ils étaient également faux. C’était l’occasion pour le Times de partager son infortune afin de ne pas se retrouver seul dans la panade et il en a profité.

La suite de l’article apporte une justification sur la façon dont le Times a pu aboutir à ses conclusions : peut-être que les “sources” qu’il citait ne correspondaient pas aux normes du FBI concernant qui peut être considéré comme un “agent du renseignement”.

Ce que le journal ne disait pas, c’est que les “informations” émanant des “sources” étaient tout simplement fausses, comme l’a clairement dit Comey.

Qu’est-ce que les “quatre fonctionnaires américains actuels et anciens” auxquels le Times faisait référence dans son reportage du 15 février avaient à dire concernant la déclaration de Comey ? “Les sources originales [pour le reportage du 15 février] n’ont pu être immédiatement jointes après les remarques de Comey”.

C’est pour le moins étrange.

Comey a témoigné jeudi matin, et cinq journalistes du Times avaient collaboré au reportage ; pourtant aucun d’eux n’a été capable de joindre aucune des quatre sources dans les 12 heures qui ont suivi avant que le journal ne mette sous presse son numéro du vendredi ?!

Et le vendredi ? Le Times était-il incapable de contacter une des quatre sources ?

Il n’est guère surprenant que les sources aient été si difficiles à joindre. Elles avaient donné des fausses informations et elles n’avaient sans doute pas envie de reparler aux journalistes après leur avoir conté des sornettes.

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Comme je l’ai écrit dans cette chronique la semaine dernière, une de mes sources — anonyme — m’a dit que le ministère de la Justice a obtenu un mandat pour surveiller les communications du Times et d’autres journalistes. C’est dans des moments comme ceux-là que les “sources” prennent le maquis. (Bien entendu, si ma source s’avère fausse concernant cette histoire de surveillance, qu’en tant que journaliste je trouve effrayante, je n’hésiterai pas à le faire savoir à mes lecteurs.)

Le Times, comme vous en avez sûrement entendu parler, a eu le cœur brisé quand la candidate démocrate Hillary Clinton a perdu l’élection. En fait, on devrait peut-être dire que le New York Times a été stupéfait, car grâce à son aide et celle de nombreux autres journaux, ses éditeurs avaient toutes les raisons de croire qu’Hillary allait l’emporter les doigts dans le nez.

Certains courriels du chef de campagne des Démocrates, John Podesta, divulgués par la suite montraient que les journalistes du Times étaient heureux de prodiguer conseils et encouragements à l’équipe de campagne d’Hillary Clinton.

Le critique interne du Times — son éditeur public — a fortement critiqué le journal après les élections pour sa couverture biaisée. L’éditeur, Arthur (Pinch) Sulzberger, a promis dans une lettre à ses lecteurs que le journal allait faire mieux.

J’ai écrit que cette lettre de Sulzberger constituait “des excuses”, bien que Sulzberger se soit hérissé face à cette caractérisation.

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Alors, sur quoi d’autre, le Times s’est-il trompé ? Sur à peu près tout, puisqu’il est devenu d’avantage une succursale du Parti démocrate qu’un journal indépendant et digne de foi.

Je ne suis pas ravi que Trump soit président et je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il a dit et fait depuis qu’il a été élu.

Mais le fait demeure qu’il a été élu.

Alors le Times peut piquer autant de crises et publier autant de faux reportages qu’il veut, le fait demeure : les gens voulaient ce gars-là à la présidence.

Les temps sont durs pour le New York Times, mais il devrait au moins essayer de préserver ce qui lui reste de dignité et de professionnalisme.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : traduction Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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