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Publié par Dreuz Info le 18 juin 2017

venir fausser le fonctionnement du libre échange et avoir de lourdes conséquences. Donald Trump entend renégocier tous les accords commerciaux entre les États-Unis et leurs partenaires en prenant en compte tous les paramètres.

Il entend aussi, à coûts égaux, privilégier la création d’emplois et d’entreprises aux États-Unis, et si je dis à coûts égaux, c’est parce qu’il compte faire baisser les coûts de création d’emplois et d’investissements aux États-Unis. Trump a déjà commencé à aller en ce sens en supprimant une multitude de réglementations qui étaient autant d’impôts cachés sur les entreprises et les investissements. Il entend mener un réforme fiscale profonde qui va faire baisser d’environ soixante dix pour cent l’impôt sur les entreprises et les investissements.

Dans les négociations avec le Mexique, Trump entend mettre en place un rapport de force et exiger que le Mexique contribue à l’arrêt de l’immigration clandestine par la frontière sud des États-Unis et contribue bien plus efficacement à la lutte contre les cartels de drogue : c’est sur cette base et en ce contexte que Trump dit que le Mexique doit payer pour le mur de séparation, d’une manière ou d’une autre.

Dans les négociations avec la Chine, Trump entend faire pression sur la Chine pour que, dans l’immédiat, elle endigue la Corée du Nord et mette fin à ses tentatives d’annexions d’eaux internationales, destinées à contrôler le trafic maritime entre l’Asie orientale et le reste du monde. Les menaces de taxes sur l’importation de produits chinois aux États-Unis sont des menaces destinées à ce que la Chine obtempère. Trump pourra présenter ensuite d’autres exigences à la Chine, en matière de sous évaluation de la monnaie chinoise par exemple.

Dans les négociations avec l’Europe, Trump entend traquer les subventions cachées venant de l’Union Européenne et des divers pays européens.

Grégoire Canlorbe : La nécessité de ritualiser et de canaliser l’agressivité humaine, en vue de bâtir un ordre social viable, passerait presque pour un truisme. Vous soulignez justement le caractère utopique et sectaire du libéralisme radical, ou anarcho-capitalisme, lequel exige, non pas que les rapports d’agression et de coercition soient rationalisés, mais que toute forme d’agression soit exclue de la vie en société. Les anarcho-capitalistes, cependant, ne s’entendent pas sur les implications de leur « principe de non-agression » par rapport à l’immigration.

D’aucuns se représentent la nation comme une copropriété, ou une juxtaposition de copropriétés, et défendent l’existence des frontières nationales au motif du droit des copropriétaires d’accueillir et d’exclure qui bon leur semble. D’autres condamnent les discriminations à l’entrée du territoire au motif que nul, citoyen ou fonctionnaire, n’a le droit d’agresser celui qui ne fait que partir de chez lui et voyager dans le monde. La nation et ses frontières, clament-ils, sont une vue de l’esprit : une fiction entretenue par les gouvernements pour asseoir leur coercition à l’endroit de leurs sujets.

De ces deux opinions, laquelle vous paraît la plus authentiquement « libertarienne » ?

Guy Millière : La deuxième position est, très majoritairement, celle des libertariens. La première position est celle des libéraux classiques. Le grand économiste français Pascal Salin, dans un texte paru il y a une vingtaine d’années, comparait les citoyens d’un pays aux membres d’un club, et disait que les membres d’un club ont le droit d’accepter ou de refuser l’entrée d’une personne qui n’est pas membre du club et d’accepter ou de refuser la candidature d’une personne qui entend devenir membre du club.

C’est une position qui me semble pertinente. Les citoyens d’un pays, par l’intermédiaire de leurs représentants et des agents appliquant la politique définie par leurs représentants, peuvent décider de contrôler les entrées aux frontières de leur pays, et d’accepter ou de refuser la résidence temporaire ou permanente, et l’accès à la citoyenneté d’étrangers. La position disant qu’exercer des contrôles aux frontières est une agression vis-à-vis des voyageurs me paraît délirante, tout particulièrement dans le contexte où nous sommes, et où ceux qui veulent entrer dans un pays ne veulent pas nécessairement du bien aux habitants de ce pays, et peuvent en venir à commettre des actes terroristes.

C’est en raison de positions délirantes comme celle-là que les libertariens resteront un groupuscule très minoritaire et seront considérés comme des gens insensés par la très grande majorité qui, elle, regarde le monde tel qu’il est.

Grégoire Canlorbe : Aux dires de beaucoup, le développement des pratiques commerciales et financières, l’avènement de la production et de la consommation de masse, les possibilités accrues et diversifiées de jouissance des biens matériels, se répercuteraient nécessairement par un amollissement du caractère masculin. Tandis que les femmes elles-mêmes deviendraient de moins en moins féminines, les valeurs traditionnellement associées à la virilité, force, courage, maîtrise, et honneur, seraient peu à peu délaissées au profit d’un mode de vie exclusivement « utilitaire ».

Quoique ce phénomène s’observe effectivement, de manière inégale, dans le monde occidental, il ne frappe absolument pas la Russie, la Thaïlande, l’Inde, et les autres pays asiatiques où le capitalisme a récemment pris ses marques. En tant que grand voyageur, comment expliquez-vous que ce soit seulement en Occident que les mœurs et institutions capitalistes s’accompagnent d’une dévirilisation spirituelle ?

Guy Millière : Aux États-Unis où je vis, les ravages du féminisme et du politiquement correct existent, comme en Europe, mais ils ne touchent pas tout le pays. Ils sont disséminés, comme en Europe, par les grands médias, le secteur de la culture, les universités, mais toute une Amérique profonde résiste et reste imperméable à tout cela, et c’est cette Amérique-là qui a élu Donald Trump. La culture américaine reste marquée par l’esprit de pionnier, les valeurs judéo-chrétiennes, le respect pour l’armée, la patrie et le drapeau. L’Europe connaît un effondrement des valeurs judéo-chrétiennes, n’a plus guère de respect pour l’armée, la patrie et le drapeau.

Le féminisme autrefois demandait l’égalité de droit entre les hommes et les femmes. Aujourd’hui, il fait la guerre à tout ce qui est masculin. Le politiquement correct, qui inclut le féminisme contemporain, cherche à démolir tous les fondements de la civilisation occidentale, et s’attaque à la différence homme-femme, à la différence entre le bien et le mal, la liberté et la servitude, la culpabilité et l’innocence, la démocratie et le totalitarisme.

Le politiquement correct est un danger extrême pour la civilisation occidentale, dont il veut la mort. Il utilise le relativisme et l’indifférenciation qu’il dissémine pour faire avancer en Occident l’Islam, dont les valeurs sont totalement à l’opposé de ce qu’affirme le politiquement correct, aux fins que l’Islam parachève la démolition menée à bien par le politiquement correct.

Le développement du commerce et de la finance n’a strictement rien à voir avec l’avancée du politiquement correct : la production et la consommation de masse ou le développement des biens matériels non plus. Au contraire, le politiquement correct est hostile au commerce, à la finance, à l’économie de marché, à la société de consommation, et au bien être matériel, quand bien même ses adeptes en profitent de façon parasitaire.

Ces arguments sur le commerce et la finance semblent venir de la gauche politiquement correcte. Ce sont peut-être des arguments du conservatisme français, ce ne sont certainement pas des arguments du conservatisme tel qu’il existe dans le monde qui parle anglais. Un conservatisme serait à reconstruire entièrement en France, sur des bases solides et cohérentes. Bien trop de confusion règne dans les esprits. Cette reconstruction est-elle possible ? J’aimerais le penser. Il m’arrive souvent d’en douter.

Ce conservatisme devrait mêler la défense de l’économie de marché et d’entreprise à celle du droit naturel et à l’affirmation des repères éthiques judéo-chrétiens. Elle devrait inclure une prise en compte claire des dangers totalitaires et relire l’évolution géopolitique du monde sur la base de cette prise en compte. Elle devrait être vigilante et critique face à tous les dangers du politiquement correct, qui est l’un des visages de la gauche totalitaire qui, faute de pouvoir encore rêver construire le socialisme, s’efforce de détruire la civilisation occidentale de toutes les façons imaginables.

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Grégoire Canlorbe : Merci pour votre temps. Aimeriez-vous ajouter quelque chose ?

Guy Millière : Non. Je vous remercie pour vos questions.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Grégoire Canlorbe* pour Dreuz.info.

* Grégoire Canlorbe, auteur et journaliste indépendant, a mené de nombreuses interviews pour des journaux et revues tels que Man and the Economy, fondé par le lauréat du Prix Nobel d’économie Ronald Coase, Arguments, ou encore Agefi Magazine ; et des think-tanks tels que Gatestone Institute. Il collabore, par ailleurs, avec le sociologue et philosophe Howard Bloom. Coordonnées : gregoire.canlorbe@wanadoo.fr 06 71 26 02 23

Ici son entrevue avec Pierre Bergé : http://revue-arguments.com/articles/index.php?id=32

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