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Publié par François Sweydan le 30 juin 2017

Pourtant connu pour sa perspicacité, il est clair que M. Jean-Pierre Chevènement ne connaît pas grand-chose à l’islam, semble-t-il : des confusions, des approximations, de la spéculation et surtout de l’improvisation et du dilettantisme.

Ses déclarations, entre autres, dans Le Quotidien d’Oran, à l’interview de Omar Merzoug, montrent que Monsieur « démissionnaire » est à la limite du danger public concernant l’islam (Jean-Pierre Chevènement se confie au «Le Quotidien d’Oran»: Le terrorisme, une manifestation du désordre mondial).

Sa logique cartésienne franco-française face à l’islam de la pensée arabe très différente favorise exactement le contraire de ce qu’il souhaite. Partout ailleurs en Orient, l’islam a battu en brèche l’égalité et la justice dont il parle (sauf entre musulmans, et encore !).

L’islam se moque éperdument du respect des principes républicains. Qu’il s’agite ou pas, M. Chevènement et ses amis incultes sur l’islam, il n’empêche que la formation théologique des imams en France suit et suivra sournoisement l’enseignement orthodoxe du Coran, en toute « discrétion » (selon le mot du frériste Tareq Oubrou, recteur de la grande mosquée de Bordeaux, et conseillée à ses soldats, Frères musulmans de France). Nos imams exécutent au nez et à la barbe des principes de la République les directives d’al-Azhar et autres références extra territoriales venues d’Arabie, du Maghreb, de Turquie islamique, du Qatar (cheikh Youssef al-Qaradâwî) ou de Qom et d’ailleurs, même du Pakistan (et de talibans d’Afghanistan) !…

L’ « islam de France » est et restera une hérésie franco-française, une vue de l’esprit assez naïve qui pêche par ignorance, par suffisance et par des comparaisons qui n’ont rien de raisonnable.

Monsieur Chevènement devrait se renseigner sur les options hypocrites et fanatiques du CFCM, du double discours de ce Conseil, ses ambiguïtés malsaines autant que sournoises. Mais là notre ancien ministre démissionnaire est un artiste professionnel de la politique : on laisse entrer les loups dans la bergerie tout en se persuadant benoîtement – et tenter de persuader les citoyens – que ce sont de doux agneaux sous contrôle ; le déni superbe, l’acculturation de l’élite érigée en dogme, la culture de l’excuse et de la justification et j’en passe… Il y a assurément quelque chose de démagogique et de cynique dans cette logique-là de nos politiciens professionnels à la langue de bois rongée par les mites de l’idéologie soixante-huitarde.

L’islam est au-dessus de la laïcité, M. Chevènement, bien au-dessus, bien au-delà de vos rêves frelatés. Vous vous gargarisez de mots creux : ce n’est pas la laïcité qui ne serait pas contre la religion (in Diplomatie internationale, no 3, juin-juillet-août 2017, pp. 61-63), comme vous le soutenez, mais l’islam radicalement contre la laïcité. Toute l’histoire moderne de l’Orient et ses relations faussées et dévoyées à la laïcité bafouée le démontre sans ambiguïté. On se voile les yeux, M. Chevènement ! À moins d’être amnésique de l’histoire, d’ailleurs curieusement absente du débat français quand il s’agit de l’islam, sinon à réinterpréter favorablement et à édulcorer son histoire par nos mandarins faussaires.

« Le CFCM a condamné de manière claire et dépourvue d’ambiguïtés les attentats terroristes monstrueux de 2015-2016 qui ont fait 250 morts et blessé 800 personnes », dites-vous ? L’un des rassemblements devant la grande mosquée de Paris (à l’initiative du recteur, M. Dalil Boubakeur) n’avait guère réussi à réunir plus de 150 personnes environ (sur une demie douzaine de millions de musulmans), dont une cinquantaine de journalistes, de photographes, cameramen et de Français non-musulmans. Un autre avait réuni seulement une vingtaine ou une trentaine de militants activistes, “figurants” de l’UOIF, du CCIF et de la MAFED (Collectif de femmes disant subir le ‟racisme d’État” et qui sert surtout de paravent aux Indigènes de la République, pro-islamistes, obsédé par les Juifs, et soutenant la résistance armée du Hamas ainsi que l’Intifada des couteaux) : ridicule, lamentable et dangereux. Vous nous prenez des vessies pour des lanternes, M. Chevènement, et là comme homme politique, c’est de la cécité concernant l’ampleur effrayante de la désaffection, voire de l’opposition farouche de quelque deux millions de musulmans de France quant au pacte républicain.

Un aveuglement dangereux d’autant plus que vous déclarez : « Les autorités françaises et algériennes travaillent dans un excellent esprit de coopération afin que les vraies valeurs de l’Islam : justice, pardon, souci des plus faibles, soient mieux identifiées par les Français… » Mais avez-vous vraiment lu le Coran, M. Chevènement, ou alors êtes-vous dans la spéculation et le à-peu-près par méconnaissance dramatique de son véritable contenu ? Inutile de nous attarder sur le drame de l’islamisation dangereusement bigote et fanatique en Algérie (sans compter le racisme endémique), comme ailleurs dans le monde dit « arabe ». L’écrivain algérien Boualem Sansal (2084. La fin du monde. Gallimard, 2015) nous épargne d’en rajouter sur lesdites valeurs de l’islam dans ces contrées arabo-islamiques en pleine déconfiture et déliquescence.

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Et faites-vous la « différence entre l’Islam malékite traditionnel au Maghreb et le Salafisme violent » ? Mais c’est perdre de vue qu’ils se réfèrent au même livre et à la même doctrine que vous ne pourrez pas, ni vous ni vos amis pompiers pyromanes, neutraliser (lire, par ex., la Franco-Libanaise, professeur Lina Murr Nehmé historienne, politologue et islamologue : Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur. Ce qu’ils cachent). Conseillez-vous donc aux musulmans de faire preuve de « discrétion » dans l’espace public ?

Sur Europe 1, l’ancien ministre de l’Intérieur (1997-2000) avait, en effet, dit avoir « repris l’expression employée par le recteur de la mosquée de Bordeaux », un frériste notoire, connu pour ses positions ambiguës, sournoises et contradictoires, inquiétantes même sur la réinstauration du califat et rêve de la « charia de minorité » à instaurer pour les musulmans de France.

M. Chevènement prend donc innocemment conseil auprès d’incendiaires très ‟discrets”, en effet, quant à l’islamisation active de la France, et par des Frères musulmans définitivement bannis ailleurs, notamment des pays arabes et en Égypte, pays de naissance de cette confrérie fanatique et jihadiste !…

L’histoire sanglante et barbare de la conversion de tout le Maghreb à l’islam est la meilleure preuve que vous ne savez pas ce que vous dites ! Vos mots sont assassins. Ils tuent une seconde fois ceux qui, depuis des siècles, ont été victimes de la dhimmitude implacable de l’islam – qui veut dire « soumission » à la loi absolue d’Allah – et de l’esclavage castrateur dans ces contrées (et autorisé par le Coran), servitude jamais abolie dans les faits dans de nombreux pays arabes.

Non, M. Chevènement, le « terrorisme » a le nom d’ « islamique, jihadiste », conforme aux injonctions claires et nettes du Coran. Le terrorisme djihadiste n’est pas seulement « à l’intersection de plusieurs phénomènes sociaux », comme vous le soutenez, mais éminemment religieux et sacrés. Le jihad belliqueux est une obligation fondamentale de la doctrine de l’islam et de l’islamisation (voir : Le jihad n’est pas l’islam ?), même dans le soufisme, n’en déplaise à ceux qui soutiennent faussement qu’il aurait été pacifique.

Ce terrorisme islamique jihadiste n’est pas essentiellement « une des manifestations du désordre mondial ». Il ne traduit surtout pas « un manque de culture et un défaut d’intégration » ; la culture en question est assurément celle de l’islam et l’intégration est celle à la Oumma, la « communauté-nation islamique », transnationale. Guère rassurantes vos déclarations telles encore : « l’intégration, ce n’est pas un gros mot, cela veut dire avoir accès aux codes sociaux qui permettent l’exercice des libertés, et notamment des libertés civiques » ; des mots galvaudés, inopérants lorsqu’il s’agit de la pensée et la doctrine islamique dans laquelle les « libertés civiques » se résument à la soumission totale à la charia.

Force est de constater que vos raccourcis sont simplistes pour ne pas voir en face, ni appréhender à la mesure du défi immense, les réalités inquiétantes et effrayantes de la stratégie de l’islam wahhabite (et frériste, et salafiste, et même soufie frériste d’obédience) à l’offensive en France et en Europe depuis quelques décennies.

C’est faire abstraction de l’histoire des conquêtes sanglantes de l’islam dans tout l’Orient et toute l’Afrique du Nord. Il s’agit d’un islamo-impérialisme jalonné de massacres, de pogroms, de génocides et d’épurations ethnico-religieuses ainsi que de conversions forcées par millions depuis quatorze siècles dans le seul but d’imposer l’islam sans partage comme seule dictature totalitaire.

Vos déclarations sont inquiétantes et démontrent une méconnaissance encore plus inquiétante de l’islam. Car, il s’agit d’un système global, totalisant tous les aspects de la vie sociale et vitale de l’individu. Votre laïcité républicaine est neutralisée et paralysée face à un islam qui n’a jamais fait et ne fait pas la distinction entre le politique et le religieux, entre le sacré et le profane : point de séparation. Votre littérature ‟laïcarde” héritée de 1789 et 1905 est définitivement inopérante en ce qui concerne l’islam. Cela vous ne l’avez pas encore compris – ou feignez de ne pas le voir – ni vous ni particulièrement notre nouveau président Emmanuel Macron, comme d’ailleurs François Hollande, Nicolas Sarkozy et leurs prédécesseurs depuis Valéry Giscard d’Estaing. Plus de quarante années, singulièrement confuses et désordonnées face à l’islamisation furieuse, persévérante et systématique de la France.

En islam il n’y donc a pas de séparation du domaine de la vie spirituelle de celui de l’espace civique, il n’y a pas de séparation de l’Église et de l’État : l’islam est essentiellement et définitivement politique.

Votre problème M. Chevènement réside dans vos approximations. Le « burkini », par exemple, est une tentative de plus d’imposer la visibilité islamique définitive (un jour ?) sur la voie publique, partie intégrante du paysage culturel et cultuel français, outre l’asservissement de la femme, telle que les injonctions du Coran l’ordonnent clairement en insistant lourdement et obsessionnellement sur l’infériorité de la gent féminine.

Concernant cette offensive du burkini : « Il ne faut pas répondre à une provocation par une réglementation tatillonne qui, à [votre] avis, n’a rien à voir avec la laïcité », dites-vous ? Et bien, vous vous trompez, et sévèrement ! Évidemment qu’il y a une relation antinomique avec la laïcité. Près du tiers de nos musulmans de France (pourcentage en progression constante) rejette religieusement et culturellement parlant la laïcité française de par leur héritage anthropologique importé du Maghreb (et grâce également au matraquage propagandiste de la chaîne télé satellitaire qatarienne Al Jazeera, qui émet en arabe, en anglais et en turc). C’est le cas d’ailleurs de l’antijudaïsme viscéral qui prospère dans nos banlieues dont la source est bien le Coran, dès sa première page, sourate de la Fatiha, condamnant juifs et chrétiens (par confusion désignés « nazaréens »).

D’ailleurs, le jihad idéologique et culturel dont est victime la France depuis des décennies, avec la bénédiction de la classe politique – toutes tendances confondues – au nom d’une hypothétique intégration (sans assimilation), fait partie de la stratégie de conquête qui passe au-dessus de votre esprit une fois de plus démissionnaire : vous n’êtes pas, à titre d’exemple, favorable à l’interdiction du burkini mais cela ne veut pas dire que vous l’approuvez… Quelle belle leçon d’immobilisme, de recul et de démission.

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Monsieur Chevènement, je vous prie de bien vouloir demander plutôt aux non-musulmans originaires d’Orient – et même aux musulmans progressistes et modernes qui ont pris leur distance avec leur foi ou ex-musulman qui l’ont perdue – ce qu’ils pensent de votre « vivre ensemble » qu’ils n’ont jamais connu ni dans les temps modernes des pays musulmans de leurs origines, ni depuis l’avènement de l’islam. Plutôt que de vous laisser endoctriner par la taqiya (dissimulation et tromperie) courtoise de vos amis du CFCM, eux-mêmes de connivence avec les Frères musulmans de l’UOIF et du CCIF, il faudra modestement vous en référer aux victimes et non aux descendants des bourreaux, forts amnésiques de leur histoire falsifiée, culturellement et religieusement schizophrènes du réel.

Certes, de très nombreux musulmans sont innocents de toute cette barbarie jihadiste et, au passage, eux-mêmes victimes de la grotesque politique islamique française. Mais – car il y a un mais – si l’État républicain doit permettre « autant que possible » (à minima ?) aux Français de confession musulmane de respecter les prescriptions de leur religion, et en même temps ceux-ci doivent faire l’effort de se plier aux mœurs et coutumes de la société d’accueil (« autant que possible » ! Là aussi à minima ?), dans leur intérêt même, comment concilier les contradictions et les dilemmes insurmontables esquissés brièvement dans ces lignes, notamment en mettant en pratique méthodiquement le modèle multiculturaliste anglo-saxon imposé par Bruxelles en dépit du refus des peuples qui n’en veulent pas ?

Vous jouez laxiste avec des mots minimalistes lorsque en Orient l’islam a toujours été dans la logique maximaliste, celle de la division, des rapports de force violents, la terreur clairement ordonnée dans le texte coranique et celle de la dhimmitude implacable, jamais dans ce qui réunit, encore moins le dialogue dans le respect de l’autre, comme vous le rêvez. Le Coran ne prône ni l’égalité ni la fraternité avec les mécréants infidèles, encore moins la liberté, uniquement celle d’entrer en religion islamique de soumission, jamais d’en sortir au risque de sa vie.

Mais ce que vous perdez de vue, M. Chevènement, est que toutes les vagues d’immigration qui se sont succédé et intégrées en France depuis la fin du XIXe siècle appartenaient aux traditions judéo-chrétiennes : un soubassement commun assimilateur (qu’on soit croyant ou non). Ce qui n’est pas du tout le cas de l’islam, absolument différent, radicalement assimilateur et intégrateur, jamais assimilé au risque de conflits sanglants (comme dans certaines contrées qui l’ont définitivement rejeté par le passé, après d’âpres guerres). Ce qui risque de nous arriver, vu que je vois mal la société française se plier à un quatrième totalitarisme, à la suite des trois précédents durant le XXe siècle et qui ont dévasté l’Europe.

Et comme le montre toute l’histoire de l’Orient depuis les origines des conquêtes islamiques – et qu’on évacue allègrement des esprits – vos pieux souhaits humanistes ne sont en islam qu’une vue de l’esprit, des mots creux qui ne font pas le poids face à la loi d’Allah qui a systématiquement tué, tue et tuera encore, même en France.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © François Sweydan pour Dreuz.info.

Références :

Sami Aldeeb, Correspondance avec un journaliste suisse innocent à propos de l’islam.

Claude Lévi-Strauss : « Il m’a fallu rencontrer l’Islam pour mesurer le péril qui menace la pensée française » 

(Tristes tropiques, 1955 ; et Vidéo , ou https://www.youtube.com/watch?v=_8Pd3l14juE).

Lina Murr Nehmé, Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur. Ce qu’ils cachent, Salvator, 2017.

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