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Publié par Magali Marc le 23 juillet 2017

Pendant que les mainstreams médias s’acharnent à découvrir d’autres rencontres avec des Russes commises par des membres de l’entourage de Trump, ils annoncent que ce dernier a renoncé à annuler l’accord sur le nucléaire avec l’Iran parce qu’il l’a re-certifié.

Emily B. Landau* de l’INSS à Tel-Aviv propose une analyse approfondie concernant cet accord dénoncé à juste titre par Benyamin Nétanyahou et Donald Trump en campagne électorale. Mme Landau conclut que l’accord ne devrait pas être aboli mais devrait être strictement mis en application.

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J’ai traduit pour les lecteurs de Dreuz ce très long texte publié dans le Middle East Quarterly et sur le site du Middle East Forum au printemps 2017. C’est un texte approfondi à l’usage de ceux qui auront la patience de le lire jusqu’au bout. Mme Landau cite à l’appui de son article 35 références que j’ai laissées de côté pour ne pas allonger le texte. Les lecteurs intéressés pourront les trouver sur le site du Middle East Forum: http://www.meforum.org/6561/obama-legacy-a-nuclear-iran

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L’héritage d’Obama, un Iran nucléaire?

Il ne fait aucun doute que Barack Obama considère le Plan d’action globale commun (JCPOA) de juillet 2015 comme sa plus importante réussite en politique étrangère et comme l’un des piliers de son héritage présidentiel. À son avis, cet accord représente le triomphe de la non-prolifération des armes nucléaires rendu possible grâce à une diplomatie pacifique et constituera un catalyseur important pour améliorer les relations de l’Iran avec les États-Unis, moribondes depuis plusieurs décennies.

Mais, l’évaluation d’Obama est erronée.

Le JCPOA accuse de nombreuses faiblesses, et il est important d’évaluer le rôle qu’a joué le président dans le processus qui a conduit à cet accord douteux: ce qui s’est passé sur le terrain; comment la perception qu’a Obama du désarmement nucléaire a influencé son attitude vis-à-vis de l’Iran et la tactique qu’il a utilisée pour marginaliser les critiques et mobiliser les soutiens d’un accord défectueux aux États-Unis-mêmes.

Il est tout aussi important d’examiner jusqu’où le président est allé afin de protéger cette entente problématique après l’avoir présentée au public, et à quel prix. Quel héritage Obama a-t-il laissé, concernant l’Iran, pour la prochaine Administration?

Paver la voie du JCPOA

Au début d’avril 2009, peu de temps après son entrée à la Maison-Blanche, Obama a fait son premier grand discours de politique étrangère à Prague, où il a dévoilé son objectif de faire progresser le désarmement nucléaire mondial.

Bien que les premiers jalons aient été posés principalement au niveau mondial, à l’automne 2009 – après que Téhéran a été pris en flagrant délit de construction d’une installation d’enrichissement secrète à Fordow – Obama a fait sa première tentative afin de conclure un accord nucléaire partiel avec l’Iran dans le contexte d’un «accord sur le carburant» offert par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et l’Allemagne (P5 + 1).

L’offre du P5+1 consistait à expédier 75 à 80 pour cent de la réserve d’uranium faiblement enrichi de l’Iran à l’étranger pour la transformer en plaques de carburant dont les Iraniens disaient avoir besoin afin de rendre opérationnel leur réacteur civil de recherche situé à Téhéran.

L’offre était conçue dans le but de s’assurer que Téhéran était bel et bien exclusivement axé sur les activités nucléaires civiles, comme le prétendaient avec insistance les Iraniens – une prétention à laquelle l’Occident ne croyait pas et pour laquelle une «preuve» était exigée. Malgré le fait que Téhéran avait rejeté cette offre et donc avait échoué à l’examen, l’Administration Obama a persisté dans ses efforts de négociation avec le proliférateur entêté.

Bien qu’Obama ait effectivement augmenté les sanctions de manière significative envers Téhéran en 2010, après le rejet de l’offre – un processus qui a abouti aux sanctions mordantes de 2012 – la mauvaise foi manifestée par l’Iran dans le domaine nucléaire a peu touché l’Administration d’Obama qui s’est accrochée à son approche diplomatique.

La préférence d’Obama pour une stratégie qui consiste à faire la preuve de l’intransigeance de Téhéran tout en poursuivant les pourparlers après qu’une telle preuve ait été fournie – en acceptant de faire toujours plus de concessions – est une dynamique qui allait réapparaître dans les dernières étapes des négociations. Le maintien de la voie diplomatique, qui au départ visait à mettre fin à la quête d’armes nucléaires par l’Iran, est devenu progressivement une fin en soi. Téhéran a retenu la leçon lorsque les négociations ont commencé sérieusement en 2013.

Après la conclusion d’un accord intérimaire – le plan d’action conjoint (JPOA) – fin novembre 2013, les négociations sur un accord nucléaire final et complet ont débuté en janvier 2014.

Jusqu’en 2013, le P5 + 1 avait visé le démantèlement de l’infrastructure nucléaire Iranienne, sauf peut-être pour un programme d’enrichissement extrêmement limité et principalement symbolique d’au plus 1.500 centrifugeuses, et refusait de voir l’Iran se doter d’une capacité de développer des armes nucléaires. Toutefois, rendus en 2014, les négociateurs du P5 + 1 avaient jugé que cet objectif était inaccessible et l’avaient remplacé par un objectif très atténué: simplement permettre que Téhéran étire sur plusieurs mois (jusqu’à un an) sa capacité d’émergence nucléaire tout en conservant intacte une grande partie de son infrastructure.

En outre, ils acceptaient la levée des restrictions sur une période de dix à quinze ans indépendamment de toute modification du comportement de l’Iran.

Les concessions initiales consenties par les négociateurs du P5+1, telles que l’acceptation de ne pas discuter des missiles balistiques, ouvraient la porte à d’autres compromis, tandis qu’ils faisaient tout pour retenir les Iraniens à la table de négociation.

Les lignes rouges concernant le démantèlement de l’infrastructure nucléaire iranienne devenaient des lignes roses et beaucoup avaient complètement disparu. Cela comprenait le nombre de centrifugeuses qui allaient continuer à tourner (initialement 1 500, puis 4 000, enfin 6 000). De plus, les centrifugeuses n’étaient pas démantelées, mais plutôt mises en veilleuse. Les installations de Fordow continueraient de fonctionner et la recherche et le développement permettraient de créer une gamme complète de centrifugeuses avancées.

La demande d’être à même de surveiller des activités suspectes « n’importe où, à tout moment » s’est transformée en un processus beaucoup plus long et ambigu.

En fait, l’influence chèrement acquise des sanctions mordantes qui avaient amené les Iraniens à la table des négociations a été progressivement dilapidée dans un processus où Washington souhaitait, beaucoup plus que Téhéran, en arriver à une entente.

Que contient le JCPOA?

Après avoir obtenu le JCPOA, en juillet 2015, Obama s’est vanté d’avoir bloqué tous les chemins menant aux armes nucléaires iraniennes, empêchant ainsi Téhéran d’obtenir une telle capacité. Il a en outre souligné que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) aurait accès à toute installation suspecte «le cas échéant».

Mais un examen plus approfondi de l’entente sur le nucléaire ne confirme pas ces affirmations péremptoires. En fait, l’accord contient des concessions majeures qui en compromettent l’efficacité et inclut des ambiguïtés que Téhéran saura bien utiliser pour faire progresser son programme nucléaire.

En résumé, les principales faiblesses et défauts de l’entente à la fois sur les plans techniques et politiques comprennent les problèmes suivants.

1) Le programme d’enrichissement d’uranium de l’Iran

Non seulement le JCPOA s’est éloigné de l’objectif consistant à éliminer complètement le programme d’enrichissement d’uranium de Téhéran – le laissant avec 6 000 centrifugeuses – mais il l’a, en plus, légitimé en permettant l’enrichissement continu selon les termes de l’entente.

L’accord stipule que le stock d’uranium faiblement enrichi par l’Iran ne doit pas dépasser 300 kg, mais Téhéran peut poursuivre ses opérations d’enrichissement tout en perfectionnant ses techniques et en se débarrassant des quantités excessives. En outre, l’accord permet à l’Iran de poursuivre la recherche et le développement sur toute une gamme de générations avancées de centrifugeuses, qui seront beaucoup plus efficaces que ses centrifugeuses IR-1 actuelles et que Téhéran prévoit faire fonctionner par milliers à partir de la onzième année.

2) Les inspections et la vérification

Selon le Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP), l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) est autorisée à accéder uniquement aux sites nucléaires déclarés mais n’a pas de droit d’inspection sur les installations militaires. Dans le cas de l’Iran, cela signifie que les inspecteurs ne peuvent pas exiger l’entrée à Parchin où Téhéran exerce ses activités nucléaires militaires illégales. Afin de combler cette lacune, le JCPOA était censé assurer des droits d’inspection « n’importe où, à tout moment » pour l’AIEA.

En réalité, cependant, l’accord ne permet pas d’obtenir un accès en temps opportun en dépit de ce qu’a prétendu Obama.

Le JCPOA est censé assurer que Téhéran accepte une demande d’inspection d’une installation militaire suspecte dans les vingt-quatre jours (ce qui pourrait parfois être une attente trop longue pour les inspecteurs). Mais un examen plus attentif du libellé des sections pertinentes révèle que Téhéran pourra utiliser différentes excuses pour prolonger ce calendrier avant que les 24 jours ne soient même commencés.

Quand on sait que Téhéran a insisté sur le fait qu’il n’autorisera jamais l’entrée dans ses installations militaires, toute demande d’inspection est susceptible de provoquer une confrontation majeure. On peut s’attendre à ce que le régime fasse tout ce qui est en son pouvoir pour retarder et bloquer l’entrée, en s’appuyant sur l’ambiguïté du texte du JCPOA.

Un problème supplémentaire concerne les activités militaires effectuées dans des installations hors-sol, la Corée du Nord étant le suspect le plus évident. La coopération entre Téhéran et Pyongyang dans les domaines non conventionnels, y compris la sphère nucléaire, est suivie depuis plusieurs années. Il serait parfaitement logique que l’Iran essaie d’externaliser certaines de ses activités nucléaires en Corée du Nord, et il n’est pas clair à quel point cette possibilité fait l’objet d’une surveillance. Le travail de Pyongyang sur les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) est également très préoccupant. Toute information dépend des services secrets, car la Corée du Nord a abandonné le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) en 2003.

3) Le programme militaire de l’Iran

La raison d’être de l’accord, l’idée de confronter les ambitions nucléaires de Téhéran, repose sur ses violations continuelles du TNP soit la violation des deux accords de sauvegarde passés avec l’AIEA alors que les Iraniens ne l’ont pas informée de l’existence des installations nucléaires en construction à Natanz, à Arak et plus tard à Fordow et, plus particulièrement, des activités liées à son programme nucléaire militaire.

Mais curieusement, les négociations n’ont pas inclus les questions persistantes sur les «dimensions militaires possibles» (PMD) du programme de l’Iran. En fait, le P5 + 1 a chargé l’AIEA d’enquêter à ce sujet dans les mois qui ont suivi l’annonce du JCPOA.

Au début de décembre 2015, malgré le manque de coopération de Téhéran, l’AIEA a publié les résultats de son enquête confirmant que les Iraniens avaient continué à travailler sur leur programme militaire jusqu’en 2003 et de manière moins coordonnée jusqu’à au moins 2009.

Toutefois, la réaction du P5 + 1 a consisté à laisser ce rapport sur les tablettes et à passer à la mise en œuvre de l’accord. Ces États n’ont jamais remis en question la prétention d’« innocence nucléaire » de Téhéran (c’est-à-dire l’idée que les Iraniens n’ont jamais œuvré à un programme nucléaire militaire), ce qu’ils maintiennent encore aujourd’hui.

L’acceptation continue sur la scène internationale de ce mensonge flagrant a donné lieu à des soupçons selon lesquels cela avait pu être convenu d’avance avec Téhéran, peut-être même dans le contexte des négociations secrètes entre les États-Unis et l’Iran à Oman en 2013 bien qu’il n’y ait pas de preuves tangibles d’une telle manigance.

Ce qui est clair, cependant, c’est que les prétentions d’innocence de Téhéran sont tout sauf innocentes. Il s’agit plutôt d’un stratagème iranien couramment utilisé pour renforcer sa prétention d’avoir été injustement sélectionné pour subir des sanctions «illégales» et exiger d’être considéré comme un membre «normal» du TNP, y compris concernant le droit à la confidentialité dans ses relations avec L’AIEA.

4) S’occuper des futures violations

Il n’y a pas de mesures claires dans le JCPOA pour réagir dans les cas de violations iraniennes, au-delà de la mention du retour immédiat aux sanctions, le cas échéant.

Quelles sortes de violation seraient suffisamment importantes pour susciter une telle réaction et selon quels critères ? Qui doit juger qu’il y a eu violation et dans quel délai? Que faudrait-il faire, et qui le fera? Ce sont-là des questions qui exigent mûre réflexion. Ne pas les aborder d’avance revient à accorder aux Iraniens un temps précieux qu’ils sauront utiliser pour accélérer leurs activités nucléaires. En ce qui concerne les sanctions, leur retour immédiat ne se fera pas tout seul, mais elles devront plutôt être réinstaurées par les États, qui devront alors décider lesquelles seront privilégiées et à quelle condition. Toutes ces questions nécessitent des délibérations et des décisions supplémentaires, et rien n’indique qu’elles ont été abordées.

5) Les dispositions relatives à la caducité

L’aspect le plus problématique du JCPOA est la disposition relative à la caducité selon laquelle les restrictions seront levées dans un horizon de dix à quinze ans indépendamment du comportement de Téhéran ou de ses ambitions et intérêts régionaux et nucléaires.

Sans aucun indice à l’effet que Téhéran est engagé dans un virage stratégique de ses perspectives nucléaires, il n’y a aucune raison de supposer que, dans dix à quinze ans, il ne recommencera pas à faire précisément ce qu’il faisait avant l’accord. De plus, il pourra le faire en étant dans une position beaucoup plus avantageuse après avoir mis sur pied un programme d’enrichissement industriel.

Il est important de noter que le contre-argument selon lequel de nombreux accords de contrôle des armements, comme ceux entre les États-Unis et la Russie, contiennent des dates de résiliation n’est pas pertinent en ce qui a trait au JCPOA, pour la simple raison qu’il ne s’agit pas d’un arrangement politique entre deux puissances nucléaires mais plutôt d’une entente entre un contrevenant du TNP, l’Iran, et la communauté internationale visant à l’amener à respecter les termes du traité.

Jusqu’à ce que le contrevenant indique qu’il a réduit ses ambitions nucléaires, rien ne justifie d’inclure des dispositions relatives à la caducité.

Ces dispositions constituent un autre exemple mettant en lumière les raisons qu’a Téhéran d’insister sur sa soi-disant innocence nucléaire: elles permettent de justifier la demande iranienne d’avoir une date d’expiration sans condition. Si les antécédents de Téhéran concernant la violation du TNP avaient été mis de l’avant lors des discussions. il aurait été évident que le JCPOA ne pouvait raisonnablement devenir caduc sans que les Iraniens atteignent certains objectifs.

La vision d’Obama sur le désarmement nucléaire et l’Iran

Dès le début, et découlant du programme de désarmement nucléaire d’Obama, la logique et la stratégie pour faire face aux ambitions nucléaires de l’Iran étaient mal conçues.

Pour commencer, Obama croyait que les grandes puissances devaient avoir les «mains propres» face à Téhéran, faisant ainsi un lien entre l’objectif d’arrêter les proliférateurs et le désarmement à l’échelle mondiale.

Mais ce lien est erroné, notamment parce que l’objectif iranien de se doter d’armes nucléaires constitue une violation flagrante du TNP, alors que ce traité ne prévoit pas de délai pour le désarmement des États nucléaires.

Qui plus est, Téhéran poursuivait ses propres objectifs d’armement nucléaire qui n’ont rien à voir avec le désarmement ou non des puissances nucléaires déjà existantes.

Mais la conviction d’Obama selon laquelle Washington était campé sur une position moralement indéfendable vis-à-vis de Téhéran explique au moins partiellement son attitude très indulgente concernant certaines questions clés, comme la concrétisation de la demande de l’Iran de ne pas inclure les missiles balistiques dans les négociations nucléaires et de ne pas faire honte publiquement à Téhéran en mettant en lumière l’attitude trompeuse des Iraniens antérieurement dans le domaine du nucléaire.

Dans sa pensée et sa politique, Obama n’avait pas bien intégré le lien existant entre les aspirations nucléaires de Téhéran et ses ambitions régionales.

Bien qu’il ait eu de bonnes raisons de ne pas tenter une « grande négociation » avec l’Iran englobant un large éventail de problèmes, ce qui aurait sans doute compliqué et prolongé les pourparlers, c’était une erreur de croire que le problème du nucléaire pouvait être totalement détaché des autres aspects du comportement iranien.

Ironiquement, Obama a implicitement validé ce lien en impliquant que l’entente sur le nucléaire pourrait mener à un Iran plus modéré et améliorer les relations bilatérales.

Ce qu’il n’a pas accepté, en revanche, c’est le revers de la médaille. A savoir, qu’en l’absence d’un tel changement de comportement, le lien entre l’ambition nucléaire militaire de Téhéran et ses aspirations hégémoniques globales ne pouvait pas être ignoré et devait amener Washington à résister fermement aux dispositions concernant la caducité avant qu’un changement stratégique des Iraniens puisse être décelé.

Sinon, le plus que l’on pourrait obtenir, dans le meilleur des cas, était un retard des projets de l’Iran qui n’aurait qu’à les reprendre là où où il les avait laissés.

Ce qui compliquait encore les choses, était le désir d’Obama de se réconcilier avec tous les ennemis des États-Unis, un thème qu’il avait exposé dans son discours inaugural en 2009: la célèbre « main tendue » en échange du « poing non fermé ».

Le président voulait un accord avec L’Iran, et dans les derniers miles, il semblait le vouloir à tout prix.

Il a refusé de renoncer à ce but qui unissait deux objectifs: celui d’empêcher la prolifération nucléaire et celui de devenir l’ami d’un ennemi majeur des États-Unis.

Certains ont suggéré qu’un objectif stratégique encore plus ambitieux avait guidé les relations d’Obama avec Téhéran depuis le début: le désir de restructurer fondamentalement les relations américaines avec le Moyen-Orient de manière à placer l’Iran, plutôt que les alliés traditionnels des Américains, au cœur de la nouvelle configuration régionale (NDT au détriment de l’Arabie Saoudite).

Marginaliser les critiques de l’Accord

Étant donné qu’Obama voulait un accord nucléaire – apparemment à n’importe quel coût – il n’est guère surprenant que la manière autoritaire avec laquelle son Administration a promu le JCPOA et délégitimé toute critique de son contenu soit devenue partie intégrante de son héritage.

Dans les premiers stades des négociations, Obama a souvent réitéré la maxime selon laquelle « aucun accord est préférable à un mauvais accord » dans le but de rassurer les sceptiques et de laisser entendre qu’il n’accepterait pas un arrangement insatisfaisant. Bien qu’il ait résisté à définir ce qui constituerait un mauvais accord, on croyait qu’il était catégorique dans son intention de ne pas se faire mener en bateau par Téhéran.

Mais alors qu’il commençait à donner des signes d’un engagement de plus en plus ferme à parvenir à un accord négocié, il a semblé que ce slogan était remplacé par un autre, selon lequel « n’importe quel accord valait mieux que pas d’accord du tout ». À peu près au même moment, l’Administration commençait à faire valoir auprès du public américain que la seule alternative à l’accord émergent – qui clairement ne satisfaisait pas aux objectifs originaux de non-prolifération fixés par l’Administration elle-même – était la guerre.

En présentant le choix entre le JCPOA et la guerre comme un état de fait, l’Administration Obama cherchait à présenter quiconque exprimait des réserves ou des critiques concernant l’accord comme étant une personne belliqueuse.

Les critiques de l’accord ont été en fait étiquetées de cette façon.

Pourtant, le choix entre la diplomatie et la guerre ne constituait pas une représentation exacte de la réalité: c’était un argument politique.

En fait, plusieurs, sinon la plupart des critiques préconisaient – dans les mois précédant l’accord – non pas de mettre fin aux négociations et de recourir à d’autres moyens, mais plutôt d’utiliser le levier économique plus judicieusement pour obtenir un meilleur accord à la table des négociations.

Washington aurait du mettre Téhéran au défi quand les Iraniens ont menacé de quitter les pourparlers parce qu’en vérité, ils ne seraient pas partis bien longtemps. En effet, la seule façon de faire lever les sanctions – ce qui avait initialement amené Téhéran à la table des négociations – était de continuer les négociations.

En outre, l’empressement démontré par Washington pour arriver à un accord a de toute évidence sapé son effet de levier.

Si des techniques de négociation plus intelligentes avaient été utilisées, un meilleur accord aurait probablement pu être atteint. Mais en prétendant que les critiques de l’accord étaient des fauteurs de guerre méprisables, le message envoyé par l’Administration était que l’on devait complètement ignorer leurs conseils.

L’Administration Obama a utilisé d’autres tactiques pour calmer les critiques. Elle a faussement affirmé que les opposants n’avaient aucune idée de ce qui se passait dans la salle des négociations et, par conséquent, feraient mieux d’attendre la conclusion de l’accord afin de se familiariser avec les détails.

Toutefois, certains reportages dans les médias faisaient état de ce qui se passait lors des négociations, notamment en ce qui concernait les concessions faites à l’Iran.

Lorsque le contenu du JCPOA a été rendu public, il était clair que les reportages avaient dit la vérité. Mais au moment où le JCPOA était annoncé, les critiques étaient informées du fait que leurs objections étaient inutiles puisque l’accord était conclu.

Cette politique manipulatrice de communication ne laissait aucune place à ceux qui auraient pu faire valoir des observations légitimes et potentiellement utiles lors des négociations de l’entente émergente: c’était toujours trop tôt ou trop tard.

En cherchant à faire accepter l’accord par le public américain, l’Administration présentait certaines positions politiques comme des faits. Un bon exemple est l’affirmation selon laquelle il n’y avait aucun risque à donner une chance à l’accord, même si Téhéran devait le violer ou attendre qu’il ne soit plus en vigueur, car Washington aurait toujours les mêmes options (c.-à-d. La force militaire) qu’il avait lorsque les négociations avaient commencé.

Or ce n’était pas nécessairement vrai, et cette prétention reflétait une mauvaise compréhension de la politique internationale où la donne et les opportunités peuvent facilement changer.

Même aujourd’hui, on peut voir comment le rôle actif et accru de la Russie au Moyen-Orient, en coopération étroite avec l’Iran dans la campagne militaire en Syrie, complique considérablement le calcul d’une intervention militaire contre Téhéran, par rapport aux années précédentes.

Dans les années à venir, une telle intervention risquerait de causer une escalade non seulement avec l’Iran mais aussi avec la Russie.

En 2015, la campagne pour supprimer et dissiper toute critique qui aurait pu aboutir à un meilleur accord s’est accélérée, et la «caisse de résonance » conçue à cet effet a été décrite plus tard par Ben Rhodes, conseiller en sécurité nationale d’Obama pour les communications stratégiques, lors d’entretiens approfondis avec le New York Times.

Des législateurs comme le sénateur Robert Menendez (Démocrate du New Jersey) – un franc critique de longue date des négociations – ont été ridiculisés par l’Administration.

La tactique de la caisse de résonance a été particulièrement intense lors du débat au Congrès de l’été 2015 concernant le JCPOA, qui, avec la procédure spéciale de vote fixée par l’Administration, a fait en sorte que le Congrès était incapable de le battre.

L’objection d’Israël à l’accord, exprimé bruyamment et clairement par le Premier ministre israélien Binyamin Nétanyahou, a présenté un défi particulier pour Obama et a entraîné de grands efforts pour présenter le Premier ministre israélien comme une exception. Il a été présenté comme quelqu’un qui rejetait tout accord avec l’Iran et comme n’étant pas en phase avec la communauté internationale.

Lorsque Nétanyahou a persisté dans ses critiques, qui ont abouti à son discours controversé au Congrès en mars 2015, ses relations avec Obama ont presque atteint un point d’ébullition, et personne ne pouvait dire où cela finirait.

Une nouvelle tactique était d’intervenir sur la scène politique israélienne et de montrer non seulement que Nétanyahou était isolé sur la scène internationale, mais aussi qu’il n’avait pas l’appui de l’establishment de défense israélien qui lui soutenait l’accord.

Contrairement au discours de Netanyahou, qui était politiquement problématique et que beaucoup considéraient comme imprudent mais précis dans son contenu, la prétention de l’Administration était fausse.

Les opinions exprimées en Israël étaient beaucoup plus variées et nuancées, et auraient nécessité une analyse plus élaborée. Jamais Nétanyahou n’a été présenté en Israël comme étant en opposition avec l’establishment de la défense et de la sécurité concernant les évaluations des négociations, et certainement pas concernant les mérites de l’entente elle-même.

La première année de mise en œuvre

Aussi mal conçu et problématique que fût le JCPOA, les développements de la première année de sa mise en œuvre ont rendu la situation encore pire. Cet état de fait se reflète autant dans la série de révélations sur les concessions supplémentaires faites à Téhéran que sur la manière particulière dont les interactions entre les États-Unis et l’Iran se sont déroulées au cours de cette période.

Les mensonges et les distorsions dévoilés

Les tromperies et les distorsions que l’Administration employait à propos de certains aspects de la JCPOA et d’événements connexes, révélées en 2016, font partie de l’héritage d’Obama concernant l’accord nucléaire avec l’Iran.

Deux questions en particulier méritent d’être mentionnées: les projets d’enrichissement de Téhéran à partir de la onzième année de l’accord et les 1,7 milliard de dollars qui lui ont été versés, apparemment pour régler une dette d’avant la «Révolution» islamique, datant du règne de Shah Mohammad Reza Pahlavi.

L’information concernant les projets d’enrichissement de l’Iran pour la onzième année a d’abord été publiée par l’Associated Press (l’agence de presse AP) en juillet 2016, qui a révélé que Téhéran envisageait d’installer et de commencer à exploiter 2 500 à 3 500 centrifugeuses de génération avancée qui seront beaucoup plus efficaces que les centrifugeuses IR-1 utilisées actuellement.

Cela réduirait à six mois le temps requis pour produire suffisamment d’uranium à usage militaire. Cette information a été cachée à l’opinion publique américaine lorsque l’accord a été présenté et lors du débat au Congrès et n’a été révélée qu’un an plus tard.

Pire encore, ce manque de transparence a ensuite été expliqué par la pratique courante des États membres du TNP de conclure des arrangements confidentiels avec l’AIEA, en ignorant le fait que, en tant que contrevenant au TNP, rien ne justifiait d’accorder aux Iraniens des privilèges dont jouissent les membres en règle du TNP.

En outre, la révélation d’AP a rappelé une interview accordée par Obama à la National Public Radio en avril 2015, dans laquelle, en se référant à l’accord émergent, il a noté qu’ « une peur plus pertinente [que l’accumulation d’uranium] serait celle des années 13, 14, et 15 [lorsque l’Iran aura] des centrifugeuses avancées qui enrichiront l’uranium assez rapidement et, à ce moment-là, le temps d’acquisition de l’arme nucléaire sera réduit à zéro ».

Cette déclaration a suscité une attention immédiate car elle a confirmé les craintes que les critiques avaient exprimées au sujet de la capacité de Téhéran dans un avenir pas trop lointain d’accélérer le développement d’une bombe nucléaire. Mais lors d’une conférence de presse, la porte-parole en exercice du Département d’État, Marie Harf, a totalement nié cette implication, affirmant plutôt qu’Obama se référait au scénario de non-négociation. Cependant, l’interview du président a été filmée, et il était évident qu’il faisait allusion au scénario qui ferait suite à un accord.

L’information sur le projet d’enrichissement de l’Iran qui a finalement été révélée en juillet 2016 est clairement à la base de la déclaration et de l’évaluation antérieures d’Obama. C’est ainsi qu’on découvre le secret, la tromperie et la distorsion qui ont caractérisé cet épisode.

L’épisode concernant le transfert d’argent de janvier 2016 a été une illustration troublante des menées mensongères de l’Administration Obama.

Au départ, il était question du jour de la mise en œuvre du JCPOA, suivi de deux événements parallèles sans relation: la libération de quatre (mais pas de tous) des prisonniers américains détenus en Iran sur des accusations bidons et le remboursement de l’argent payé par le Shah en vertu d’un accord d’armement qui avait avorté à cause de la Révolution islamique. Le Wall Street Journal a révélé qu’il n’y avait pas seulement un lien évident entre les deux événements, mais que les 400 millions de dollars transférés en janvier avaient été payés en argent comptant conformément à la demande de Téhéran , ce qui en a mené beaucoup à conclure que l’Administration avait effectivement payé la rançon demandée par Téhéran pour la libération des prisonniers, en violation d’une politique américaine de longue date.

Pas de réaction contre les provocations de l’Iran

Depuis l’adoption de la JCPOA, Téhéran a testé la volonté de la communauté internationale de répondre aux provocations. Le leader suprême iranien, Ali Khamene’i, a clairement rejeté toute forme de coopération avec les États-Unis et, en 2016, il a accusé Washington à maintes reprises (et faussement) de ne pas respecter l’accord.

D’autres provocations iraniennes incluaient des tests de missiles balistiques guidés avec précision et capables de transporter une charge nucléaire en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et l’intensification de l’intervention militaire en Syrie, en coopération avec la Russie, dans le but de maintenir Bashar al-Assad au pouvoir.

Tout indique que, au lieu que l’accord nucléaire favorise la modération iranienne et ouvre la voie à de nouvelles opportunités de coopération, Washington et Téhéran sont encore engagés dans une lutte acharnée, du moins en ce qui concerne les Iraniens.

Plus précisément sur le dossier nucléaire, la conformité de l’Iran n’a rien de convaincant et, bien que les violations aient été relativement mineures, l’Administration Obama n’a pas réprimandé Téhéran et a défendu catégoriquement son prétendu respect du JCPOA, en citant chaque fois les rapports de l’AIEA sur l’Iran.

Après la divulgation du rapport de l’AIEA de novembre 2016, David Albright, principal expert en prolifération nucléaire et responsable de l’Institut de la Science et de la Sécurité internationale, a noté que, pour la deuxième fois, Téhéran avait dépassé la limite de la production d’eau lourde et était en train de mener des activités liées aux centrifugeuses avancées IR-6, qui ne sont pas autorisées par la JCPOA.

Depuis lors, il a été signalé que les Iraniens avaient commencé à injecter du gaz dans les centrifugeuses IR-8, ce qui signifie qu’ils s’apprêtaient à les tester et étaient sur le point de les rendre opérationnelles.

Ces actions iraniennes n’ont suscité aucune réaction à Washington.

En fait, dans tous les cas, l’Administration s’est précipitée pour fournir des garanties que tout ce qui se passait était sans conséquence réelle et qu’il n’y avait aucune raison de s’inquiéter.

Ce camouflage a continué lorsque les services secrets allemands ont fait savoir en 2016 que, tout au long de l’année 2015, Téhéran avait continué à tenter d’obtenir des technologies et des composants qui pouvaient être utilisés dans un programme d’armes nucléaires.

L’attitude de l’Administration Obama, à chaque fois, consistait à maintenir qu’on ne pouvait pas risquer de fâcher Téhéran de quelque façon que ce soit parce que cela pourrait amener les Iraniens à renoncer à l’accord.

Mais l’Iran n’aurait vraisemblablement pas abandonné le JCPOA puisque l’accord n’est pas défavorable de son point de vue. Le résultat des courbettes d’Obama a été un changement dangereux dans l’équilibre de la dissuasion entre les deux États en faveur de Téhéran, laissant l’Administration Trump avec la tâche ardue de reprendre en main la relation avec l’Iran et de retrouver son leadership, son autorité et sa puissance perdus.

Conclusion

Après avoir mis en place un accord nucléaire totalement défectueux, Obama a laissé le Moyen-Orient dans une situation beaucoup plus dangereuse qu’il y a huit ans. Non seulement parce que le JCPOA a ouvert la porte à la perspective terrifiante d’un Iran nucléaire dans les dix à quinze ans, et peut-être même plus tôt, mais parce que son Administration a permis à l’Iran d’émerger dans les années 2015-16, en tant que puissance incontestée par Washington.

En fait, lors des négociations, le président américain a aidé la République islamique, avec son agenda extrémiste, et l’a encouragé à devenir un pouvoir hégémonique dans la région au détriment des alliés traditionnels des Américains.

Par exemple, en dépit de la prétention d’Obama de se concentrer exclusivement sur le problème nucléaire en assurant l’aboutissement du JCPOA, Jay Solomon, du Wall Street Journal, a émis l’idée que le président a résisté au maintien de la ligne rouge qu’il avait établie en ce qui concernait l’utilisation d’armes chimiques par Assad en raison d’un avertissement émis par Téhéran: si les États-Unis avaient recouru à la force militaire en Syrie, cela aurait sabordé les négociations sur le nucléaire.

Obama a continué à éviter d’intervenir dans la crise syrienne jusqu’à ses derniers jours à la Maison-Blanche afin de ne pas fâcher Téhéran et risquer de faire échouer l’accord naissant sur le nucléaire.

Selon cette interprétation des événements, Washington aurait abandonné la Syrie pour l’Iran (et la Russie) en échange de l’accord sur le nucléaire, un compromis que l’Administration a refusé d’admettre.

Malheureusement, le public américain est resté largement ignorant de ces erreurs alors que la stratégie de la caisse de résonance de l’Administration Obama s’est révélée extrêmement efficace auprès de la plupart des experts. À quelques exceptions près, ils ont exprimé un soutien absolu pour le JCPOA en fonction des points de discussion et des postes qu’ils occupaient dans l’Administration.

La communauté de lutte contre les armes et de non-prolifération, qui aurait dû être au premier plan du débat, soulignant toutes les faiblesses et les pièges potentiels de l’accord, a été séduite par la propagande de l’Administration Obama.

À un niveau plus large, la délégitimation autoritaire d’Obama envers toutes les critiques et sa poussée agressive pour l’adoption de l’accord au Congrès a laissé des cicatrices politiques, y compris parmi les Démocrates, qui s’ajoutent au lugubre héritage iranien du président.

Le seul succès d’Obama consiste à avoir renvoyé à plus tard le problème de la prolifération nucléaire que les futures administrations devront régler.
Mais il a créé une situation où il sera beaucoup plus difficile d’arrêter l’Iran.

Grâce à son programme nucléaire légitimé par le JCPOA, Téhéran est beaucoup mieux préparé à aller de l’avant au moment qu’il choisira. Car, contrairement aux déclarations insistantes d’Obama, le JCPOA ne met pas fin aux ambitions nucléaires de Téhéran ni n’a été à la hauteur de l’espoir du président d’avoir inauguré une nouvelle ère dans les relations américano-iraniennes.

Le défi pour l’administration Trump consiste à tenter d’inverser certaines de ces tendances négatives.

En faisant de son mieux dans cette situation fâcheuse, la voie à privilégier – après que Téhéran ait déjà empoché des milliards de dollars – ne devrait être ni de renoncer à l’accord, ni d’essayer de le renégocier, mais plutôt de l’appliquer strictement et de renforcer ses dispositions.

Beaucoup peut être réalisé en inversant l’approche de l’Administration Obama vis-à-vis de l’Iran, en reconnaissant l’hostilité manifeste de Téhéran envers les intérêts des États-Unis et en réagissant fermement et avec détermination à ses provocations au-delà du contexte direct du JCPOA.

Ce ne sont que quelques lignes directrices générales pour la future politique américaine sur cette question. Après les dégâts infligés par l’Administration Obama, la route est pleine d’embûches et il n’y a pas de raccourci ni de solution magique pour redresser la situation.

*Emily B. Landau est chercheure principale à l’Institut des études de sécurité nationale (INSS) à Tel-Aviv et chef du programme de contrôle des armements et de sécurité régionale.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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