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Publié par Thierry Ferjeux Michaud-Nérard le 29 juillet 2017
Sarah Halimi

Dans ce brillant exposé, le docteur Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard ajoute au drame de l’assassinat antisémite de Sarah Halimi le chaînon psychiatrique manquant.


Deux mois après les faits, Kobili Traoré était toujours présumé irresponsable et placé en établissement psychiatrique.

Le plus généralement, le rapport de l’expert psychiatre se réduit pratiquement à des hypothèses non vérifiées, à des préjugés « humanistes » ou à des opinions préconçues

Comme chacun le sait, la psychiatrie n’est pas une science exacte et la psychiatrie critique a dénoncé le rôle des psychiatres « experts en mystification ». On ne peut soupçonner des experts-psychiatres de vouloir propager délibérément des légendes et de répandre sciemment des contrevérités. On ne peut penser que des experts-psychiatres seraient inspirés par l’ambition et le désir d’un pouvoir « pseudo-scientifique » et médiatique malhonnête, pour influencer une décision judiciaire obtenue par la méthode de la mystification. Il faudrait à l’expert un caractère pernicieux pour rédiger des rapports d’expertise psychiatrique sans lien avec des constatations objectives, tout en sachant qu’ils sont manifestement dépourvus de valeur scientifique.

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Malgré cela, les opinions infondées, les hypothèses trompeuses et des argumentaires psychiatriques douteux, qui résultent de conceptions psychiatriques arbitraires des experts, doivent être considérées comme indésirables et même pernicieuses, non seulement du point de vue intellectuel, mais aussi du point de vue d’une saine justice. Ceci ne signifie pas que toutes les expertises psychiatriques ne valent pas grand-chose, mais que les juges doivent pouvoir s’interroger sérieusement sur la validité des expertises psychiatriques.

On ne peut en aucun cas considérer l’expertise psychiatrique comme une étude scientifique du comportement criminel. Le plus généralement, le rapport de l’expert psychiatre se réduit pratiquement à des hypothèses non vérifiées, à des préjugés « humanistes » ou à des opinions préconçues. Dans certains cas, le rapport de l’expert psychiatre confine aux résultats de la magie, en forme de maladie mentale imaginaire.

C’est pourquoi l’expert psychiatre est incapable de prouver scientifiquement quoi que ce soit sur la base de ses conclusions. On comprend que la tâche à laquelle s’applique la psychiatrie critique doit montrer comment la tendance médiocre à la servilité et à la supercherie dans la plupart des expertises psychiatriques rend inefficace l’étude sérieuse des affaires criminelles, car l’expert psychiatre ignore toujours la motivation réelle du comportement criminel. Cette supercherie des expertises psychiatriques crée la confusion dans les esprits des jurés du fait de l’ensemble des contenus imaginaires et doctrinaires des expertises psychiatriques.

De nos jours, l’expertise psychiatrique a fondé ses rapports, imprégnés de contradictions, sur de pures hypothèses, à savoir que les maladies mentales seules pourraient expliquer des actes monstrueux qui restent incompréhensibles pour la pensée des gens ordinaires. C’est le fonds de commerce des avocats !

C’est aussi ce qui explique que la thèse abusive de la « folie passagère » a la vie si dure !

Le cas de Kobili Traoré consiste à savoir s’il souffre d’une maladie relevant de la psychiatrie médico-légale.

  • La principale incohérence réside dans l’interprétation différente du comportement extrême de Kobili Traoré, certains organes de presse y voyant des « idées délirantes » symptomatiques d’une « maladie mentale », alors que d’autres y voient la simple expression d’une idéologie islamiste radicale… Selon les commentateurs, son passé de délinquant serait l’élément prédominant. Pour Caroline Valentin, sur Figarovox, Kobili Traoré est un « musulman radicalisé d’origine malienne au casier judiciaire long comme le bras« .

Comment ne pas penser à l’expert psychiatre qui va « jongler, en homme d’esprit, avec ses propres préjugés » et les élaborer selon les circonstances en forme de « charlatanisme pseudo-scientifique » ? S’ils ne modifient en rien la réalité objective, ils « ne font que fausser et simplifier la question ». N’ayant rien appris de la méthode scientifique, l’explication soi-disant psychiatrique ne parvient qu’à produire un raisonnement pseudo-scientifique qui essaye de masquer son caractère arbitraire sous une apparence illusoire de vérité.

La volonté de ne pas comprendre le problème criminel fait que la pseudo-explication psychiatrique devient la justification d’un travail d’épuration, d’euphémisation (Bourdieu) et d’élimination du problème de la motivation antisémite qui peut alors être invalidé politiquement par un diagnostic de pathologie mentale.

« La critique judiciaire des rapports d’expertise médicale… » résulte du rapport très complet de Robert Barrot, Président de la 19e chambre du T.G.I. de Paris, pour qui le principe de la critique des rapports d’expertise doit être « justifié à la fois sur le plan juridique et sur le plan technique ». Selon lui, « la critique (est) un esprit de vigilance et d’attention qui, lorsqu’un rapport d’expertise présente des anomalies, s’exprime par une contestation motivée ». Robert Barrot met en cause directement « le raisonnement » suivi par l’expert dans son rapport. C’est pourquoi le juge (et l’avocat) doivent pouvoir « analyser le raisonnement de l’expert pour en détecter les failles ». La mission d’expertise ne demande pas seulement une « description » des signes cliniques éventuels, mais une « explication » des faits en fonction des troubles cliniques constatés. C’est pourquoi les « explications » de l’expert doivent être considérées comme « une proposition soumise à la critique judiciaire ».

  • Ainsi, la simple description des symptômes psychiatriques dans le but de définir une maladie mentale n’explique rien.
  • Il arrive que l’explication de l’enchaînement causal du passage à l’acte criminel par le trouble mental précède la description des symptômes justificatifs. C’est pourquoi le juge doit contester la validité de l’expertise. La critique va porter sur la réalité du trouble mental allégué et sur l’imputabilité du passage à l’acte criminel aux anomalies mentales dûment constatées par l’expert.
  • Il arrive souvent que la pathologie mentale rapportée n’existe pas ou n’est pas démontrée.
  • Le principe de la causalité est souvent mis en défaut par le raisonnement approximatif de l’expert psychiatre qui est incapable de faire la démonstration que la pathologie mentale constatée serait la « cause exclusive, directe et certaine » du passage à l’acte criminel.

L’expertise comporte deux temps très différents

Il ne suffit pas de faire un diagnostic de schizophrénie, il faut montrer en quoi le comportement criminel en est la conséquence, et non pas le résultat criminel d’une idéologie dominante de nature islamiste radicale et antisémite

Le premier temps est consacré aux constatations : le psychiatre doit rechercher des anomalies mentales ou psychiques et le cas échéant, les décrire et préciser à quelles affections elles se rattachent. Il doit formuler un diagnostic psychiatrique dans le cas où son examen découvrirait des anomalies mentales. On comprend que c’est là que la compétence du psychiatre prend fin.

Au-delà, il faut mettre en cause la compétence médico-légale de l’expert. Le raisonnement médico-légal doit faire la « démonstration du lien de cause à effet ». L’acte reproché au sujet est-il ou non en relation « directe et certaine » avec de telles anomalies ? Était-il atteint, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli ou altéré son discernement, aboli ou entravé le contrôle de ses actes ?

Sur le plan médico-légal, l’expert psychiatre doit fournir les éléments de preuve qu’il existe une relation « directe et certaine » entre les faits criminels reprochés et les anomalies mentales réellement constatées.

Les fondements de l’expertise psychiatrique en matière pénale sont éclairés par la volonté des législateurs à l’origine du Code pénal de 1810. Si le rédacteur de l’article 64 (ancien) a énoncé : « II n’y a ni crime ni délit lorsque le prévenu était en état de démence au temps de l’action ou lorsqu’il a été contraint par une force à laquelle il n’a pu résister », c’est qu’il entendait faire figurer dans un même article deux aspects étroitement solidaires de la totale aliénation de l’esprit :

  • l’état de démence en tant qu’état de confusion mentale totale
  • et la contrainte de la conviction délirante absolue qui constitue alors « une force à laquelle il n’a pu résister ».

Sur le plan de la psychiatrie médico-légale, le trouble mental doit non seulement exister « réellement », il doit réaliser une contrainte absolue pour aboutir au passage à l’acte criminel. L’expertise psychiatrique doit décrire précisément les comportements et en donner les explications pathologiques. L’expertise doit apporter la preuve que les événements décisifs d’une expérience délirante ont conduit de façon directe et certaine au passage à l’acte criminel, par l’effet d’une contrainte à laquelle le « malade mental » n’a pas pu résister.

⇒L’expert doit se prononcer non pas sur une relation possible entre les anomalies mentales et les faits, mais sur la relation certaine entre les troubles psychiques et les faits reprochés.

Le rapport d’expertise doit décrire très exactement les troubles de nature psychiatrique qui auraient provoqué objectivement un état de « démence » avéré au moment des faits et qui seraient la cause du comportement criminel. Il ne suffit pas de faire un diagnostic de schizophrénie, il faut montrer en quoi le comportement criminel en est la conséquence, et non pas le résultat criminel d’une idéologie dominante de nature islamiste radicale et antisémite.

La question est : en quoi l’expertise psychiatrique est-elle utile à la manifestation de la vérité, et de quelle vérité s’agit-il ?

Dans le « Traité de la réforme de l’entendement* et de la meilleure voie à suivre pour atteindre à la vraie connaissance des choses » Baruch de Spinoza nous éclaire :

« À moins qu’on ne prenne les plus grandes précautions… on tombera immédiatement dans l’erreur. En effet, là où l’on conçoit les choses de façon abstraite… on est tout de suite sous l’empire confus de l’imagination… ».

Si le psychiatre observe le comportement criminel de manière abstraite et non de manière concrète, à savoir le contexte exact des faits examinés, l’imagination de l’expert peut créer la confusion dans l’esprit des jurés. Si l’expertise psychiatrique est fondée sur des hypothèses non vérifiées ou sur des opinions, elle n’a nul besoin de faire de démonstration, ni en conséquence d’apporter la moindre preuve de ce qu’elle avance, parfois très imprudemment.

Dans La Volonté de puissance*, Nietzsche a indiqué :

« Une chose qui convainc n’en est pas plus vraie, elle est seulement convaincante ».

On comprend que l’hypothèse de l’expert qui repose sur l’intime conviction n’a rien à voir avec une quelconque vérité scientifique. Seule la démonstration médico-légale peut avoir une valeur probante. C’est pourquoi l’expertise psychiatrique ne peut avoir une validité quelconque que si l’expert psychiatre a reçu une formation sérieuse en médecine légale et en criminologie.

La doctrine de l’expertise médico-légale repose sur la preuve scientifique du lien de causalité

  • Si l’état de démence dans le temps de l’action (selon l’article 64 ancien du Code pénal de 1810) doit être certain, il doit résulter directement de la maladie mentale, comme l’effet découle de la cause.
  • Si l’expert fait état de troubles pour lesquels il conclut à l’irresponsabilité pénale, la règle juridique impose de démontrer que les anomalies mentales, à supposer que la réalité des troubles soit prouvée, ont provoqué de manière certaine l’abolition du discernement dans le temps de l’action.

L’expert doit démontrer le lien de causalité. Il doit se prononcer sur la réalité du trouble psychique allégué et sur la certitude de sa conséquence : c’est-à-dire apporter la preuve de l’abolition du discernement. Si les juges constatent souverainement l’enchaînement des faits, ils doivent, pour justifier le lien de causalité, vérifier s’il existe une relation directe entre le passage à l’acte criminel et la maladie mentale dûment constatée pour conclure à l’irresponsabilité pénale.

Cette exigence de la preuve du lien de causalité s’impose sans restriction aux magistrats. Pour être acceptable, l’argument est que « l’état de démence doit être certain quant à son existence » et « être la cause certaine de l’acte criminel« .

Rendre compréhensible l’acte criminel, c’est la mission de l’expert criminologue. Ce n’est pas le fait de la maladie mentale qui est déterminant, c’est sa conséquence dûment constatée pour provoquer « l’état de démence qui doit être démontré en tant que la cause certaine de l’acte criminel« . C’est de cette manière qu’on arrive à une représentation du comportement concret de l’auteur présumé. C’est pourquoi l’expertise psychiatrique qui prétend concilier la théorie du trouble mental abstrait et les faits criminels révèle beaucoup d’insuffisances logiques, quand la description des symptômes psychiatriques est fondée sur des phénomènes psychiques mal observés et mal compris, ce qui aboutit à entretenir la confusion chez les jurés.

La logique médico-légale « s’oppose aux préjugés comme la science s’oppose à l’opinion« . Mais il s’en faut de beaucoup que l’expertise psychiatrique en soit arrivée à ce degré de maturité intellectuelle.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard pour Dreuz.info.

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