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Publié par Abbé Alain Arbez le 8 août 2017

Un journal genevois a pris l’initiative de publier une page entière sur Abraham, agrémentée d’intervenants investissant le personnage biblique de façons fort diverses.

A première vue, avec une intention évidente d’orienter le lecteur vers un Abraham promu père de trois religions monothéistes, donc islamo-compatible. Que cache ce genre de préoccupation apparemment rassembleuse et conciliatrice ?

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Avec un minimum de discernement, on peut vite détecter quelle approche du personnage d’Abraham est surfaite et laquelle est valide, cela en vaut la peine car les événements du monde nous incitent à regarder de plus près les manœuvres récupératrices sous prétexte de dialogue.

Il est en effet devenu courant pour les médias de laisser croire – au besoin à travers un langage savant  – que l’Abraham de l’islam est le même que celui de la bible. Le coran affirme : « Abraham (Ibrahim) n’était ni juif ni chrétien, mais un monothéiste convaincu et « soumis » (= musulman) à la volonté d’Allah » (3.67).

Comment les chrétiens peuvent-ils se rallier à un Abraham, véritable prototype du croyant en Allah (« hânif »), présenté comme soumis, donc musulman au même titre que Adam, Noé, Moïse et Jésus dans le coran?

Bien difficile donc d’invoquer Abraham comme dénominateur commun aux trois religions monothéistes sans défigurer l’originalité et le sens de ces postures spirituelles.

Les chrétiens ont reçu des juifs leurs Ecritures saintes telles quelles. Mais les musulmans, eux, n’entérinent pas la bible hébraïque ni le nouveau testament qui les précèdent, puisque rabbins et prêtres les auraient, prétendent-ils, sciemment falsifiés.

Si des noms bibliques se retrouvent dans le coran, ils ont de ce fait un rôle et un sens complètement réinterprétés puisque islamisés.

Il est intellectuellement malhonnête d’affirmer que foi biblique et foi islamique se recoupent parce que « abrahamiques »

Dans la bible, Abraham, qui n’est pas un prophète comme dans le coran, n’est chargé d’aucun message pour quiconque. Il se contente de croire au vrai Dieu en tournant le dos aux idoles et en se mettant en mouvement comme porteur de bénédictions divines qui se transmettront à travers Isaac et non pas Ismaël.

Il est donc intellectuellement malhonnête d’affirmer que foi biblique et foi islamique se recoupent parce que « abrahamiques ». Le contenu se révèle foncièrement différent et les chrétiens ne peuvent pas, sur un malentendu ou de bonnes intentions politiquement correctes, se retrouver naïvement enrôlés vers la sharia, alors même que l’islam dénie toute véracité à leur compréhension de la Parole de Dieu et aux valeurs spécifiques qui en découlent:

« O vous qui avez reçu les Ecritures, pourquoi revêtez-vous la vérité de vos mensonges ? Venez à un terme commun entre vous et nous, convenons de n’adorer qu’Allah ! » (3.64,67)

Il est bon de rappeler le point de vue judéo-chrétien

Le Dieu créateur dont parlent, chacun à leur manière, la bible et le coran, devrait logiquement être le même Dieu sauveur que la Bible est, objectivement, la seule à évoquer. Précisément, on est loin du compte, puisque le coran ignore la notion de péché et de rédemption, et que Allah prédestine arbitrairement au bien comme au mal. Or l’être humain ne s’en sort pas par ses seuls moyens : il a besoin de salut, et son libre arbitre l’incite à coopérer à cette transformation de lui-même lorsqu’il l’a acceptée. Dans le coran, Abraham est allé à La Mecque s’occuper de la kaaba, démarche évidemment inexistante dans la bible. Et Isaac est remplacé par Ismaël au moment du sacrifice au Mont Moriah.

Ibrahim est bien le prototype d’un obéissant à l’injonction juridique propre à l’islam. L’aspect sotériologique inhérent à la révélation biblique est absent dans la perspective du coran. Or « Jésus », Yeshouah, veut dire « le Dieu d’Israël sauve » en hébreu, car Dieu ne se contente pas « d’être » dans son ciel transcendant, et plutôt que de fulminer des menaces, il manifeste sa compassion. Ami des hommes, il communique par la révélation de son Saint Nom. Il vient à notre rencontre, nous parle par les voix de ses témoins et offre son Fils pour que nous devenions nous-mêmes fils avec lui. Cette filialité, le coran la rejette avec horreur, c’est le gravissime péché du shirk. D’où sa cible des « associateurs » condamnés aux pires supplices en ce monde et dans l’autre. Refus de l’incarnation, de la crucifixion, de la rédemption et de la résurrection du Christ par la tradition mahométane.

le dieu du coran est allergique à l’altérité : face à la dawa, l’autre en tant qu’autre doit disparaître ou être assimilé

Pourtant, c’est un Dieu d’amour qui dans les Ecrits bibliques propose sa paix à tous, et, contrairement aux directives coraniques, cette conquête ne peut pas se faire par l’épée, mais seulement pacifiquement, avec respect et réciprocité.

La relation au Dieu de la Bible présuppose la dimension interactive de l’Un et de l’Autre dans cette présence bienveillante de Dieu à l’humanité. En revanche le dieu du coran est allergique à l’altérité : face à la dawa, l’autre en tant qu’autre doit disparaître ou être assimilé, c’est bien là le problème pour les non-musulmans!

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