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Publié par Gilles William Goldnadel le 18 août 2017

Gilles-William Goldnadel revient sur les événements de Charlottesville aux Etats-Unis. Pour lui, si on ne peut bien sûr renvoyer à dos le camp des victimes et celui des meurtriers, on ne peut pas faire l’économie d’une critique du racialisme américain.

Comme toujours lorsque l’idéologie médiatique s’empare d’un sujet parmi cent autres qui mériteraient un traitement au moins aussi important et lui réserve une médecine planétaire et hystérique, la liberté de penser rationnellement suspend son vol. Le traitement réservé au drame de Charlottesville ne déroge pas à cette triste mais résignée observation. Quelques jours après les faits, il est peut-être permis enfin d’émettre quelques dures vérités.

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  • Le fait que l’actuel président des États-Unis soit balourd, grossier, vulgaire et maladroit politiquement n’autorise pas qu’il soit traité plus mal que les dictateurs turc, syrien ou iranien sous prétexte qu’il gouverne la plus grande démocratie du monde.
  • Il était stupide moralement et politiquement de renvoyer dos à dos les deux extrémités du spectre politique américain alors même qu’il y avait le camp des victimes et celui des meurtriers. De même, lors de sa première intervention, Donald Trump aurait dû expressément incriminer les suprématistes dont l’un des membres, fanatisé, venait de donner la mort à une jeune contre-manifestante qui ne demandait qu’à vivre.

Mais on aurait aimé, pour leur cohérence intellectuelle et morale, que ses contempteurs les plus acharnés montrent la même sévérité dans des circonstances précédentes.

S’agissant du renvoi dos à dos choquant, il n’y a pas 10 jours une bonne partie de la presse internationale y procédait sans état d’âme entre le président des États-Unis et le chef nord-coréen de la pire dictature communiste du monde. Et les mêmes qui poussent des cris d’orfraie aujourd’hui n’étaient en rien choqués de voir vouer aux mêmes gémonies pendant l’affaire de Gaza, l’État d’Israël et les terroristes du Hamas.

Quant à ne pas prononcer le nom de l’idéologie coupable, j’aurais passé mes trois dernières années éditoriales, avec un succès très relatif, à morigéner les chefs d’État français, en ce compris le dernier, pour avoir un problème de vocabulaire avec le mot «islamiste» au lendemain de chaque attentat.

J’observe au lendemain de l’attentat terrible de Barcelone que la plupart des responsables politiques ou des personnalités, Barack Obama compris, n’ont pas cru devoir citer le terrorisme islamiste sans que personne n’ose le leur reprocher.

S’agissant de l’ancien président américain, j’ai publié dans ces mêmes colonnes il y a plus d’un an (11 juillet 2016) un article intitulé «après Dallas, la consternante absence du mot «raciste»» J’écrivais:

«Après le carnage cruel de Dallas, un mot manquait cruellement au discours du premier américain: «raciste». Un noir, adepte du suprématisme noir, déclarait avoir massacré des policiers blancs pour venger des crimes commis par d’autres policiers blancs. Mais le mot qui serait venu naturellement aux lèvres de n’importe qui si, par exemple improbable, un Français voulait tuer un musulman intégriste pour venger le 13 novembre, manquait». Je n’ai pas entendu qu’on ait instruit un procès à Barak Obama pour autant.

  • On ne sera jamais assez sévère envers les suprématistes. Au demeurant, j’avoue les confondre avec les nazislamistes dans une même détestation. Les uns comme les autres communiant dans le même racisme, le même antisémitisme, le même antisionisme et, dernièrement, le même usage de la voiture bélier. Ayant écrit cela d’une main ferme, je dois poursuivre de la même main: ayant observé la flagrante différence de traitement médiatique entre les criminels blancs et les autres, j’accepte difficilement que l’idéologie gauchisante en majesté médiatique profite d’un crime médiatisé à l’extrême pour tenter de relaxer l’extrême gauche américaine coupable de pathologie anti-blanche et par voie de conséquence d’indulgence criminelle envers l’islamisme. Elle n’a pas pipé mot lorsque le 21 juillet l’imam américain Ammar Shahin délivrait son sermon au Centre Islamique de Davis en Californie et réclamait l’annihilation du méchant peuple juif: «Oh Allah détruit les, et ne les épargne pas, ni leurs enfants ni leurs aïeux!»

Je n’ai pas constaté non plus dans la presse progressiste de levées de boucliers lorsque l’americano-palestinienne Linda Sarsour a pris la tête de la marche des femmes anti-Trump lors de l’intronisation de ce dernier tout en soutenant publiquement la terroriste condamnée Rasmea Odeh (Jérusalem Post 17 août).

Sur le fond enfin, et ainsi que l’écrivait excellemment la correspondante du Figaro aux États-Unis, Laure Mandeville (17aout) «Pour beaucoup de conservateurs qui partagent ses idées sur la responsabilité de l’extrême gauche dans la spirale de division qui souffle sur le pays, l’incapacité de Trump à tuer dans l’oeuf le poison de l’extrême droite après Charlottesville est une très mauvaise nouvelle. Car elle rend inaudible son discours sur l’existence d’une radicalisation à gauche, qui mériterait d’être entendue.… Des intellectuels, comme l’historien de l’Antiquité Victor Davis Hanson, estiment que «Trump n’est pas la cause» mais «le reflet» de la division. Ils dénoncent les excès du politiquement correct qui déferle sur les universités, racialisant le débat en faisant des privilèges de l’homme blanc le centre de toute discussion.

«En affirmant que le langage de la race et de l’identité est le seul acceptable, la gauche ne laisse d’autres choix aux blancs que d’utiliser ce même langage», note George Mitchell, professeur de théorie politique à l’université de Georgetown qui craint un nouveau temps de troubles tragiques.

Peter Simi, spécialiste des mouvements suprématistes blancs à l’université de Californie, qui juge leur essor «extrêmement inquiétant», en déduit «qu’une conversation honnête est nécessaire en Amérique» sur ces sujets.

«Une grande partie des gens qui ont voté Trump n’est pas raciste mais partagent l’idée selon laquelle le procès incessant fait à l’homme blanc au nom du passé doit cesser».

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Malheureusement la polémique hystérique de Charlottesville n’avait rien d’une conversation honnête.

Refuser de comprendre qu’il existe un pseudo antiracisme névrotique anti blanc tout aussi méprisable et criminel que le racisme blanc, ce n’est pas seulement faire montre de racisme stupide mais c’est surtout nous préparer des lendemains qui pleurent.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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