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Publié par Magali Marc le 21 août 2017

Le Comité de rédaction du New York Times pense que Trump est un « prince de discorde qui semble ne rien savoir de la décence et du sens commun ».

Le journal titrait en éditorial le 19 août : « La présidence ratée de Trump » (The Failing Trump Presidency). Même si certains font remarquer que 50% de tous les sondés croient qu’il y a des responsables des deux côtés concernant les violences de Charlottesville et donc donnent raison à Trump, les médias de masse n’en ont cure et continuent de prétendre que Trump est au bord de la démission (UK-Metro), et qu’il est atteint d’une maladie mentale (New York Daily News).

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cet article de Jake Novak* (CNBC) qui apporte un son de cloche bien différent.

Les rumeurs de la mort politique de Trump sont encore une fois très exagérées

Les «experts» déclarent une fois de plus, prématurément, la disparition politique du président Trump.

À l’heure actuelle, ils devraient respecter davantage son endurance et ne pas donner foi aux sondages.

Trump est en sécurité tant que ses opposants politiques demeurent plus faibles que lui.

Bienvenue dans le cours sur la vérification de la réalité du statut de Donald Trump pour les nuls, chapitre 276.

Il semble que le monde politique et les analystes experts reconnus aient besoin de rappels fréquents sur la résilience du président Trump chaque fois qu’il traverse un événement difficile tel que les critiques qu’il essuie présentement à cause de sa réaction aux manifestations violentes à Charlottesville le week-end dernier.

Voici donc les nombreuses raisons pour lesquelles le président Trump est seulement temporairement en panne.

Il y a quatre éléments clés à retenir:

(Note: Il ne s’agit pas d’«excuser» le Président Trump, mais seulement d’expliquer pourquoi il n’est pas aussi vulnérable que beaucoup de gens le pensent.)

1) Trump gagne quand il perd

On peut avoir l’impression que tous les Américains sont frustrés que le Président Trump se tire souvent dans le pied avec des commentaires et des tweets inutiles.

Mais cela illustre également sa nature combative qui est visiblement très appréciée par de nombreux électeurs.

Beaucoup de Conservateurs ont l’impression qu’ils ont essayé d’être « gentils ». On pense à des présidents tels que George H.W. et George W. Bush, et à des candidats présidentiels du GOP tels que John McCain et Mitt Romney, mais cela n’a aucunement réduit l’agressivité et les condamnations atrabilaires de la Gauche.

Pour le meilleur ou pour le pire, les Bush, McCain et Romneys sont horrifiés de constater que Trump ne fait pas le dos rond devant ses critiques.

Pour chaque modéré ou fan occasionnel enclin à l’appuyer qu’il perd peut-être en se battant, il gagne un soutien encore plus fervent de sa base.

Un des principaux donateurs de Trump a même déclaré à CNBC vendredi, au sujet de cette controverse de Charlottesville, que le président « était victime d’intimidation ».

Cette remarque devrait vous donner une idée sur la façon dont les partisans du Président Trump réagissent aux événements qui se sont déroulés cette semaine.

2) La fausse baisse des actions boursières

La base des électeurs de Trump ne se reconnaît pas dans les actionnaires de Wall Street ou dans les grandes corporations. Ce qui est beaucoup plus important pour ceux qui appuient Trump au moins tacitement, ce sont les données macro-économiques. Et, que ce soit ou non grâce à lui, ces données sont excellentes.

Le taux de chômage est à son plus bas niveau depuis 16 ans et la confiance des consommateurs se rapproche d’un niveau record.

Alors que de moins en moins d’Américains détiennent des actions en bourse, le sort du marché boursier n’est pas une priorité absolue pour quelqu’un comme Trump qui a déjà prouvé qu’il n’a pas besoin du soutien de Wall Street pour gagner la Maison-Blanche.

3) Sa position dans les sondages

Il semble redondant d’avoir à rappeler à quiconque à quel point nous ne pouvons pas nous fier à l’exactitude des sondages après qu’ils se soient presque tous trompés lors des élections de 2016.

Mais au cas où vous seriez tentés de croire aux chiffres d’approbation de Trump donnant l’impression qu’il bat des records d’impopularité, prenez-les avec un grain de sel supplémentaire: il est très possible que ses partisans faussent les données en évitant de répondre aux sondages.

Cela peut sembler dingue, mais même Psychology Today a publié une thèse du Professeur Raymond La Raja qui soutient que les personnes ayant des opinions politiques hors-norme sont plus susceptibles de se retirer des débats et des déclarations publiques concernant leurs candidats favoris, même dans les sondages anonymes, afin de ne pas s’exposer (à la désapprobation).

En d’autres termes, la plupart des sondages sous-estiment probablement le soutien au Président Trump.

4) Les équipes adverses sont plus faibles que lui

Un autre fait important que beaucoup d’Américains pro et anti-Trump ne réalisent pas non plus, c’est que cela ne signifie pas que Trump est à l’épreuve des balles.

Mais la politique américaine est presque toujours un jeu qui se joue entre deux d’équipes.

Et jusqu’à ce que quelqu’un de l’autre équipe, (les Démocrates), émerge vraiment comme une véritable menace électorale pour le Président Trump, ses critiques ne gagneront pas.

Il en va de même pour les Républicains de l’Establishment, qui sont encore électoralement morts après deux défaites écrasantes face à Barack Obama lors des élections générales de 2008 et 2012 et une défaite encore plus embarrassante et claire face à Trump lors des primaires de 2016.

Donc, lorsque des gens comme les sénateurs McCain, Lindsey Graham, Bob Corker et autres critiquent Trump, cela ne signifie pas grand-chose.

Les Démocrates, sans le contrôle du Congrès et en l’absence d’un leader national capable de les rassembler et de les mener au-delà des différentes factions gauchistes, ne sont pas non plus des critiques puissants de l’Administration en ce moment.

Les establishments des deux partis ont besoin d’un chef capable de les faire élire et le Président Trump a déjà le rôle de leadership à la Maison-Blanche qu’ils convoitent.

Il a un pouvoir exécutif énorme à portée de la main et la capacité de conquérir certains sceptiques, en faisant marche arrière comme avec le renvoi récent du stratège en chef de la Maison-Blanche, Steve Bannon, ou tout simplement avec le temps.

Les États-Unis ne sont pas une démocratie parlementaire où les dirigeants peuvent être expulsés par l’adoption d’un vote surprise de non-confiance ou par des partis d’opposition qui forment une coalition afin d’amener une nouvelle majorité au pouvoir.

Cela laisse ses opposants acharnés condamnés à prier pour qu’advienne une improbable destitution ou sa démission.

Ces deux possibilités ne se révèlent pas plus proches de la réalité aujourd’hui qu’elles ne l’étaient la dernière fois, l’avant-dernière fois et l’avant-avant-dernière fois que Donald Trump a été jugé politiquement fini par les experts.

* Jake Novak est le chroniqueur principal de CNBC.com.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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