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Publié par Abbé Alain Arbez le 22 août 2017

Au cœur des attentats de toutes sortes, l’appellation « martyr » revient sans cesse. Les terroristes la revendiquent et elle revêt une signification particulière dans les médias depuis des décennies.

L’utilisation ambiguë du mot « martyr » s’applique surtout à ceux et à celles qui se font exploser au milieu d’une foule pour terroriser les ennemis d’Allah ou à ceux qui se lancent dans une opération suicide contre des infidèles.

Les faux martyrs s’explosent, les vrais martyrs s’exposent

Des mères palestiniennes inculquent à leurs enfants qu’il n’y aura rien de plus beau que de devenir martyr, ils sont conditionnés dès leur plus jeune âge pour aller semer la mort et se sentir glorifiés par Allah. Ce sont les « shahid », puisque le martyre, le sacrifice volontaire dans une action pour tuer, se nomme « shahada ».

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L’imam El Haramain signale que le Prophète a particulièrement insisté pour enseigner l’amour du martyre au service du jihad. Abou Hourayra cite Mahomet : « Connaître le martyre au moment de mourir ne se ressent pas plus que lorsqu’on est piqué par un moustique ». A ce détail anesthésiant, s’ajoute l’attrait jouissif pour le paradis et ses 70 houris qui attendent les combattants pour les récompenser d’un orgasme ininterrompu.

Pour étayer sa promotion de la shahada – le martyre – le coran arrache sans complexe leur caution à la Torah et à l’évangile : « Allah a acheté des croyants, leurs promesses et leurs biens en échange du paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah : ils tuent et ils se font tuer. C’est une promesse qu’Allah a prise sur lui-même dans la thora, l’évangile et le coran » (sourate al tawbah 9.111).

Hallucinante, cette référence à l’évangile, alors que Jésus en personne a déclaré : « qui combat par l’épée périra par l’épée », tout en invitant ses disciples à ne donner leur vie que pacifiquement pour la cause de la vérité et de la justice. Ses disciples devaient annoncer leur shalom sans jamais rien imposer de leurs convictions.

Les premiers martyrs chrétiens (du grec « marturia », témoignage) ont été vénérés en tant que disciples du Christ, imitateurs de son enseignement de vie dénué de toute violence. Conscient des engrenages politiques de son temps, Jésus s’attendait à une fin tragique, il connaissait le sort des maccabîm, décrit dans le Livre des Martyrs d’Israël, deux siècles avant lui, lorsque le roi syrien Antiochus Epiphane avait massacré quasiment toute la jeunesse juive. Ces résistants s’opposaient corps et âmes à un paganisme imposé à la terre d’Israël. L’Ecrit biblique professe la conviction que le sacrifice de ces justes persécutés leur donnerait accès à la vie éternelle auprès de Dieu.

Jésus a pour adversaires les sadducéens, hommes de paille des occupants païens et idolâtres, lesquels contrôlent toute l’activité du Temple de Jérusalem. Dans les béatitudes, Jésus reprend cette thématique : ceux qui résistent à l’attraction des idoles et qui sacrifient leur vie par amour pour Dieu et pour les autres accèderont à la vie heureuse de l’éternité.

Aux premier et deuxième siècles, la répression romaine contre la contestation des croyants de la tradition biblique  prend de l’ampleur. Des avenues entières sont éclairées le soir par des malheureux chrétiens crucifiés et transformés en torches vivantes. D’autres sont jetés en pâture aux fauves du cirque, jeunes femmes, jeunes gens et vieillards. Le vieil évêque Ignace voit arriver sa mort en face, et surmontant son angoisse dit que sa chair sera pétrie dans la mâchoire des lions comme le grain moulu en vue d’un pain de vie pour le peuple affamé de justice.

L’objection de conscience des premiers chrétiens a ainsi posé les bases du culte des martyrs. « Sanguis martyrorum, semen christianorum » : sang des martyrs, semence de chrétiens. Le développement fulgurant de la nouvelle religion est dû à cette réalité du don de soi oblatif.

Si l’on regarde le témoignage de St Maurice, en Valais, on constate que ce chef de légion thébaine a accepté librement la sanction de la mort à cause de sa foi en l’amour du Christ vainqueur du mal. Il a refusé l’ordre venu de Rome de massacrer tous les habitants d’Agaune, suivi en cela par ses propres légionnaires rebelles et hostiles à toute violence. Tous ont été décimés en représailles et sont morts en vrais martyrs, pour avoir refusé de brutaliser qui que ce soit. L’abbaye de St Maurice existe sur place sans interruption (malgré l’assaut des Arabes au Xème siècle) depuis 1500 ans, et l’exemple courageux de ce chrétien et de ses compagnons reste d’actualité.

Quel rapport y aurait-il entre les martyrs d’Israël, suivis des premiers témoins du Christ, et les combattants d’Allah qui sacrifient leur vie en assassinant les infidèles ? Plus particulièrement ceux et celles qui – à l’époque récente – se font exploser au milieu d’une foule innocente, comme le projetait la cellule de Barcelone dans la cathédrale Sagrada Familia ?

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Les faux martyrs s’explosent, les vrais martyrs s’exposent. Les uns mus par la haine, les autres par l’amour.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez prêtre, pour Dreuz.info.

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