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Publié par Magali Marc le 12 septembre 2017
Président iranien Hassan Rouhani et le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev, 10 septembre 2017.

L’héritage d’Obama au Moyen-Orient: des pions de l’Iran partout autour d’Israël et une guerre en préparation.

Par Jonathan S. Tobin, New York Post, 30 août 2017

J’ai traduit pour les lecteurs de Dreuz, cette analyse des enjeux au Moyen-Orient selon Jonathan Tobin*

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Il y a des erreurs pour lesquelles le monde semble ne jamais cesser de payer.

Lorsque les États-Unis ont choisi de laisser la Syrie s’enfoncer dans le chaos tout en cherchant à mettre fin à l’isolement de l’Iran grâce à un accord sur le nucléaire, le président Barack Obama a pensé qu’il évitait des problèmes et donnait à l’Iran une chance d’« arranger les choses avec le reste du monde ».

Mais il s’avère que ses gaffes continuent de profiter à l’Iran, créant de nouveaux dangers au Moyen-Orient et menaçant les espoirs de l’Administration Trump.

  • Cela est devenu évident cette semaine lorsque Yehya al-Sinwar, le chef du Hamas, a annoncé à Gaza que le groupe terroriste s’était réconcilié avec l’Iran.

Avant l’éclatement de la guerre civile syrienne, l’Iran, principale source d’argent et d’armes du Hamas, a aidé le groupe terroriste à transformer Gaza en une forteresse hérissée de roquettes et de missiles qui a fait pleuvoir la terreur sur les villes israéliennes.

Cette alliance a été mise à mal durant la guerre civile syrienne alors que l’Iran soutenait le régime d’Assad et que le Hamas appuyait les rebelles sunnites.

Les experts nous ont dit que cette division était le résultat inévitable des différences entre les sunnites du Hamas et les chiites iraniens. Mais, même s’il est exact qu’il existe une division du monde musulman, il a suffit qu’un président américain, Barack Obama, soit assez vaniteux pour croire que ses fantasmes sont plus vrais que la réalité sur le terrain pour les réunir à nouveau.

Bien qu’Obama ait demandé à maintes reprises l’expulsion de Bashar al-Assad, il n’a rien fait pour aider ceux qui tentaient d’y parvenir, et cela à un moment où un peu d’aide aurait eu beaucoup d’effet.

En définitive, Obama n’a pas réagi alors que la Russie et l’Iran intervenaient pour sauver Assad.

En renonçant à faire respecter son avertissement de «ligne rouge» à ne pas franchir sur l’utilisation d’armes chimiques, puis en renvoyant la responsabilité de cette question à la Russie (ce qui a permis à Assad de continuer à les utiliser), Obama a fait en sorte que la Syrie devienne un pont terrestre entre Téhéran et ses auxiliaires du Hezbollah au Liban.

Obama pensait qu’une intervention de sa part ferait obstacle à son espoir de rapprochement avec Téhéran. Il n’a pas non plus permis que le refus de l’Iran d’abandonner son programme nucléaire mette fin à sa tentative d’arriver à un accord qui a énormément enrichi le régime iranien, tout en ne faisant que retarder sa tentative de se doter de l’arme nucléaire.

Résultat: l’Iran est plus fort et plus audacieux que jamais et construit des usines d’armes au Liban et en Syrie.

Sa réconciliation avec le Hamas lui donne la capacité de créer ce qui pourrait être une guerre sur trois fronts contre l’État juif au moment qu’il jugera opportun.

Avec l’appui de l’Iran, le Hamas, qui a déjà réarmé et refortifié Gaza depuis la guerre de 2014 contre Israël, n’est pas seulement en mesure de reprendre les hostilités, il est aussi devenu une menace pour ses rivaux du Fatah en Judée Samarie.

Qu’est-ce que cela signifie pour les États-Unis?

Comme nous l’avons vu la semaine dernière lorsque son conseiller et beau-fils, Jared Kushner, a visité la région, le président Trump caresse encore l’espoir d’arriver à l’accord du siècle entre Israël et les Falestiniens. Il pense réussir là où ses prédécesseurs se sont cassé les dents.

L’administration Trump continue de croire que la crainte de l’Iran qui a amené les États arabes comme l’Égypte, la Jordanie et l’Arabie saoudite à faire cause commune avec Israël leur permettra de faire pression sur les Arabes Falestiniens afin qu’ils acceptent un traité de paix.

Mais la crise du Mont du Temple cet été a prouvé que ce sont les Arabes Falestiniens qui ont la capacité de les éloigner des Israéliens.

Avec le Hamas dans sa poche, l’Iran détient un pouvoir de veto sur la paix avec l’État juif qu’il a fait vœu d’éliminer.

Que peut faire Trump?

Ses choix sont limités. Il doit commencer par comprendre que la décision d’Obama de laisser les Russes et les Iraniens intervenir en Syrie a été une erreur.

De même, il a eu tort d’écouter ceux qui l’ont persuadé jusqu’à présent de ne pas mettre en branle le processus d’annulation de l’accord sur le nucléaire avec l’Iran.

Trump n’obtiendra probablement jamais l’accord de paix qu’il souhaite au Moyen-Orient. Mais miser sur la stratégie défaillante d’Obama ne fera qu’augmenter les risques de conflits qu’il cherche à éviter.

La réconciliation de l’Iran avec le Hamas nous montre que les politiques qui renforcent la Russie et ses alliés iraniens sont de graves erreurs pour lesquelles Israël et les Occidentaux vont continuer de payer cher en sang et en argent.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

*Jonathan S. Tobin est l’éditeur de la page d’opinion du site JNS.org (Jewish News Service) et un contributeur du National Review (un site conservateur).

 

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