Publié par Michel Gurfinkiel le 19 septembre 2017

 

Les portes s’ouvrent

Toute la communauté de Berditchev était réunie autour de son Rav, le saint Rabbi Levi Yitzhak.

C’était Rosh-Hashanah.

Dans un instant, on allait sonner le shofar. On n’entendait pas un seul murmure dans la vieille synagogue. Les petits enfants eux-mêmes n’osaient plus babiller. Le Rav prit enfin la parole :

« Chacun d’entre nous sait que Rosh-Hashanah est le Yom Ha Din, le Jour du Jugement, et qu’en ce moment le Tribunal céleste décide de notre sort pour l’année qui vient… Mais ce qu’il faut également savoir, c’est que le Tribunal céleste fonctionne exactement comme un tribunal terrestre. Par conséquent, il se constitue aux « portes » du Palais céleste, tout comme les tribunaux terrestres sont requis, selon la parashah Shoftim (Deutéronome, XVI, 18) de s’installer « dans nos portes », aux portes de nos villes.

A première vue, ce commandement est difficile à comprendre. Pourquoi les juges ne siègeraient-ils pas à l’intérieur de la ville, dans un beau palais construit à leur intention ? Ils seraient plus à l’aise ! C’est d’ailleurs ce qui se passe chez tous les peuples de la terre.

Mais la Torah a ses raisons. Son but n’est pas le « jugement » en soi, mais la teshuvah, le Retour vers Hashem. Ses tribunaux siègent donc « dans des portes », dont la fonction, par définition, est d’être ouvertes : pour que tout fauteur sache qu’il peut, à tout moment, « revenir », « rentrer », dans la ville, dans le Palais du Roi, à la seule condition de le vouloir. Dès qu’il fait teshuvah, dès qu’il se rapproche d’Hashem, les portes s’ouvrent pour lui – à deux battants ! »

Que l’année nouvelle vous apporte toutes les bénédictions spirituelles et matérielles ! Ktivah ve Hatimah Tovah, a gut un gezunt yohr !

© Michel Gurfinkiel

 

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