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Publié par Ftouh Souhail le 21 septembre 2017

Au cours des dernières années, l’Espagne a redoublé d’efforts pour diaboliser et mettre hors la loi le militantisme de solidarité avec la Catalogne.

En même temps, Madrid se montre toujours solidaire avec les Palestiniens victimes selon elle « des discriminations et de la colonisation israélienne.»

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Cet été, les législateurs en Espagne ont donné leur aval au droit de boycotter Israël.

Le 27 juin dernier, la Commission de coopération internationale du Congrès des députés, la Chambre basse d’Espagne, a adopté à l’unanimité une résolution demandant au gouvernement « de reconnaître et défendre le droit des militants des droits de l’homme, de la Palestine et de prendre part à des activités légales et pacifiques pour promouvoir les campagnes de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) ».

« C’est une victoire pour toutes celles et ceux qui agissent selon leur conscience en participant au mouvement BDS pour les droits de l’homme des Palestiniens », s’est félicité Ana Sanchez, responsable locale des campagnes du BDS en parlant de l’action des législateurs espagnols.

La branche locale du BDS avait souligné aussi que cette motion parlementaire « est la deuxième sur une courte période où les institutions de l’État espagnol affirment le droit au boycott ».

Précédemment, fin avril 2017, le ministre des Affaires étrangères d’Espagne et membre du Parti populaire Alfonso Dastis avait écrit au sénateur Pablo Bustinduy (du parti de gauche Podemos qui avait proposé la motion) pour lui assurer que « le gouvernement à Madrid respecte totalement les activités et les campagnes menées par la société civile pour faire avancer les droits des Palestiniens. »

Bizarrement, l’Espagne qui s’agite contre « l’occupation et l’apartheid israélien » s’oppose à la résistance non violente de la Catalogne et refuse à la société civile les campagnes pour faire avancer les droits de Catalans.

Madrid veut jeter tous les maires de Catalogne en prison

À quelques jours de la tenue d’un référendum sur l’autodétermination de la Catalogne, le gouvernement espagnol du Premier ministre Mariano Rajoy a décidé d’ouvrir une enquête sur les maires de la région qui auraient décidé d’y participer.

Le parquet général d’Espagne a ordonné cette semaine aux procureurs de la Catalogne de « citer à comparaître en tant que mis en examen » les centaines de maires qui seraient disposés à mettre des locaux à la disposition de l’exécutif catalan pour ce scrutin.

Si les maires ne se rendent pas volontairement, ils devront être arrêtés et amenés au parquet par la police catalane « dans le plus bref délai possible », stipule le texte de la directive.

L’Association des maires indépendantistes (AMI) de Catalogne, qui rassemble 750 des 948 maires, soutient que 712 d’entre eux sont prêts à offrir des locaux au gouvernement indépendantiste de Catalogne en vue du scrutin du 1er octobre 2017.

Vu le nombre de municipalités concernées, le parquet général d’Espagne recommande d’ailleurs que ses ordres soient mis à exécution en priorité dans les municipalités les plus peuplées.

Prônant une logique de répression coloniale, Madrid a toujours considéré qu’un référendum sur l’autodétermination de la Catalogne, un territoire de 7,5 millions de personnes grand comme la Belgique, est illégal en vertu de la Constitution espagnole.

La Cour constitutionnelle du pays a suspendu la semaine dernière la loi de référendum qui avait été adoptée la veille par la majorité indépendantiste au Parlement régional de Catalogne. Des 135 députés régionaux, 72 l’avaient approuvée. En jugeant recevable, à l’unanimité, le recours déposé par le gouvernement Rajoy, les douze magistrats du tribunal ont entraîné la suspension immédiate de la loi pour une durée de cinq mois.

La Cour constitutionnelle avait aussi ordonné que les politiciens catalans soient prévenus des risques de poursuites pénales s’ils participaient à l’organisation de cette consultation populaire malgré cette décision. Le tribunal a toutefois refusé d’ouvrir sur-le-champ une procédure pénale contre la présidente du Parlement régional et les membres de l’exécutif catalan, comme le demandait le gouvernement espagnol.

Dans son recours, Madrid a plaidé « l’inexistence de la souveraineté du peuple catalan » et argué que la loi de référendum adoptée par le parlement régional violait pas moins de huit articles de la Constitution.

Le président catalan, Carles Puigdemont, a affirmé à maintes reprises qu’il est disposé à désobéir à la Cour constitutionnelle.

« Aucun Conseil des ministres, aucun tribunal discrédité ne suspendra la démocratie en Catalogne », avait-il déclaré après la décision du tribunal la semaine dernière. « Malgré les menaces, nous voterons, et avec enthousiasme. »

Environ 7 Catalans sur 10 sont en faveur de la tenue du référendum d’autodétermination.

Mais la garde civile espagnole vient de saisir 10 millions de bulletins de votes, rendant pratiquement impossible l’expression populaire.

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