Publié par Marina Linardi le 28 septembre 2017

A la conférence de l’Institut international pour la lutte contre le terrorisme organisé par le Centre interdisciplinaire d’Israël à Herzliya «IDC Herzliya», les conférenciers et les participants, militaires, diplomates et experts de toutes les régions du monde ont tous fait écho à un thème similaire : le monde sous-estime l’État islamique (ISIS) et ses remplacements probables.

L’Etat islamique n’est pas «une équipe de foot régionale» comme l’a décrite Obama qui décidément n’a rien compris à l’islam.

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L’ancien président, Barak Obama, s’est référé une fois à des groupes de terroristes en Syrie et en Irak (y compris l’État islamique) comme «une équipe mineure de foot», une métaphore sportive indiquant qu’il ne pensait pas qu’ils posent une grave menace. 

La plupart des experts de la conférence sur le contre-terrorisme étaient en désaccord.

Le Prof. Rohan Gunaratna a expliqué:

« Le contrôle d’ISIS en Irak et en Syrie diminue, mais son influence augmente partout ailleurs… du Nigeria à la Somalie et du Yémen aux Philippines. Par conséquent, nous ne devrions pas nous réjouir de la contraction d’ISIS, mais nous devrions nous inquiéter plutôt de son influence sur diverses autres organisations. »

Aaron Zelin de l’Institut de Washington pour la politique du Proche-Orient :

« Les griefs qui ont conduit à la réémergence de l’Etat islamique restent encore en Irak et en Syrie. En conséquence, cela pourrait servir de base au recrutement. »

Certains experts ont noté que l’État islamique a été presque éliminé au cours de la hausse des opérations des États-Unis en Irak mais s’est redressé fortement.

Brian Fishman, directeur responsable de la lutte contre le terrorisme chez Facebook, a souligné:

« La dernière fois que ISIS a presque disparu (2014), ils se sont concentrés sur l’utilisation d’Internet et ont eu beaucoup de succès. Pour cette raison, il n’est pas clair pour moi qu’ils soient vaincus en Syrie et en Irak malgré la perte de capacité de gouverner et de détenir un territoire. »

Et les experts de la conférence ont souligné un autre problème, encore plus sinistre : les «forces de la coalition» qui combattent l’Etat islamique avec le soutien de l’Ouest comprennent des groupes violents de milices chiites, souvent irakiens et souvent liés au gouvernement iranien. Il en résulte que certaines régions de Syrie échangent simplement l’oppression sunnite de l’Etat islamique pour une oppression chiite aussi violente.

Les deux situations servent d’incubateurs pour le terrorisme mondial, créant ainsi une grave menace pour l’ensemble du monde occidental.

Arrogance Européenne

Les Israéliens ont souffert de moins d’un cinquième du nombre de décès liés au terrorisme que les Européens

La même Europe qui «conseille» sans honte Israël sur la manière de parvenir à la paix et à la sécurité, condamne souvent Israël de ne pas adopter de politiques similaires aux stratégies désastreuses de l’Europe.

Le chef de mission adjoint du Royaume-Uni en Israël Tony Kay a illustré les arguments européens :

« Nous faisons beaucoup pour … empêcher les gens de devenir des terroristes, ou soutenir le terrorisme … [en utilisant] une combinaison de puissance douce et de puissance dure. Nous confrontons les communautés et avons beaucoup de succès au Royaume-Uni contre le terrorisme récemment. »

Il y a une ironie sinistre dans la déclaration de Kay, qui s’est déplacé en Israël seulement trois jours avant qu’une attaque terroriste frappe la station Parsons Green de Londres, blessant 29 innocents. La déclaration de Kay n’a été qu’un autre exemple de l’arrogance européenne qui fait des morts alors que l’Europe a désespérément besoin d’un peu d’humilité pour sauver des vies.

En fait, le bilan récent de l’Europe est sanglant :

Le mois dernier, l’Europe a connu trois attaques distinctes à Londres et à Paris, en plus des récentes attaques à Nice, Bruxelles, Stockholm, Berlin, Manchester, Barcelone et autres. En seulement deux ans (2015-16), la terreur islamique a tué 288 Européens et blessé 739 personnes. En comparaison, en Israël qui est entouré d’organisations terroristes sur toutes ses frontières sauf la mer, 50 personnes ont été tuées au cours de la même période.

Les Israéliens ont souffert de moins d’un cinquième du nombre de décès liés au terrorisme que les Européens, ce qui surprendra ceux qui ne connaissent Israël qu’au travers des titres dramatiques et trompeurs des médias.

On pourrait même dire que l’Europe (et non l’Etat islamique) est la véritable «équipe de foot junior».

Si l’on considère que plus de 20% de la population israélienne est arabe, tout comme ses pays voisins, la conclusion est évidente : Israël comprend mieux comment vivre avec ses voisins musulmans et sa forte communauté musulmane et sait mieux comment se protéger du terrorisme islamique que l’Europe. L’Europe, en revanche, comprend très mal. Et cela coûte des centaines de vies humaines.

Si les conférenciers de cette conférence mondiale sur le contre-terrorisme sont une indication, les dirigeants européens sont encore loin d’accepter la dure vérité.

Et les citoyens européens paient de leur vie cette arrogance des gouvernements européens, doublée de leur refus de compter le nombre de cercueils.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : traduction © Marina Linardi pour Dreuz.info.

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