FLASH
[22/04/2018] Afghanistan : un membre de la religion de paix fait exploser une bombe dans un bureau de vote de Kaboul : 31 morts  |  Le mont Saint Michel a été totalement évacué Après qu’un suspect a menacé de tuer un polcier. Recherches en cours  |  [21/04/2018] Arabie saoudite : coups de feu près du palais royal des Saoud. Le prince a été évacué dans un bunker  |  [20/04/2018] Désespéré, le parti Démocrate dépose plainte pour « conspiration » entre la campagne Trump, la Russie et WikiLeaks pour « perturbation des élections de 2016 »  |  [18/04/2018] Message de Trump à Israël: Meilleurs vœux au 1er ministre @Netanyahu et à tout le peuple d’Israël à l’occasion du 70e anniversaire de votre Grande Indépendance. Nous n’avons pas de meilleurs amis nulle part. J’ai hâte de déménager notre ambassade à Jérusalem le mois prochain !  |  Royaume-Uni : des produits chimiques trouvés à l’université de Manchester – des centaines de personnes évacuées alors que la police entoure le bâtiment  |  Un camion palestinien chargé d’explosifs en prévision de la célébrationdes 70 ans d’Israël a été intercepté  |  Le directeur de la CIA Mike Pompeo a rencontré le dictateur nord Coréen Kim-Jong Un, confirme Trump qui ajoute : « tout s’est bien passé et une bonne relation s’est établie »  |  Barbara Bush, la femme de G.H. Bush est décédée à l’âge de 92 ans  |  [17/04/2018] Gaza : Tsahal a tiré sur un poste du Hamas situé au sud de Gaza après des tirs sur des soldats israéliens  |  L’équipe de télé de CBS a visité Douma et a vu et filmé le cylindre de gaz chimique coincé dans un immeuble. Comment est-ce possible que les Russes ne l’aient pas vu ?  |  Toulouse, avantage de l’immigration : nouvelle soirée de violences urbaines après le contrôle d’une musulmane en niqab  |  Allemagne : une cadre du parti de Merkel, propriétaire d’un hôtel, recevra 2,7 millions d’euros pour héberger 31 migrants  |  La France a engagé une procédure de retrait de la Légion d’honneur de Bachar el-Assad  |  Nantes : « On va tous vous tuer, Allahou Akbar », un musulman modéré menace de mort des militaires de l’opération Sentinelle sur le périphérique  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Gaia - Dreuz le 3 octobre 2017

Les réseaux sociaux ne bruissent que de cela : le « clash » entre Christine Angot et Sandrine Rousseau, ex-porte-parole EELV dans On n’est pas couché, l’émission de Laurent Ruquier diffusée hier soir. Et pour cause, car il s’y est passé quelque chose de grave pour les femmes.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Sandrine Rousseau était venue présenter son livre « Parler », paru aux éditions Flammarion. Comme d’autres invités, elle allait être soumise au jugement lapidaire ou élogieux, au choix (peu de juste milieu), des chroniqueurs et auteurs Yann Moix et Christine Angot. Dans son livre, l’ancienne porte-parole raconte l’agression sexuelle qu’elle a subie de la part de Denis Baupin. Ce livre de la parole libérée, elle le veut comme « une main tendue aux femmes », explique-t-elle, avant qu’Angot ne sorte de ses gonds.

« On fait comment, alors, si personne n’écoute ? »

« Des personnes ont été formées pour accueillir la parole », commence à raconter Sandrine Rousseau, qui souhaite faire changer les choses, que les femmes n’aient plus peur, sachent à qui s’adresser, elle qui n’avait eu pour seule réponse après avoir raconté sa propre agression un : « Ah, il a encore recommencé ! ». « Je ne peux pas entendre des trucs pareils », s’emporte alors Christine Angot, arguant que ça n’existe pas, ces personnes, que c’est n’importe quoi, tout ça. « Il n’y a personne, ça n’existe pas ! C’est comme ça ! Il faut se le mettre dans la tête ! » Sandrine Rousseau, heurtée, a les larmes qui lui montent aux yeux. « On fait comment, alors, si personne n’écoute ? », demande-t-elle. « On se débrouille », répond Christine Angot, lapidaire. Autant dire qu’on se la ferme. Qu’on fait avec.

Cette semaine,  on a avancé, à Pontoise, qu’une fillette de onze ans pouvait avoir consenti à une relation sexuelle avec un homme de 28 ans parce que celle-ci ne lui avait semble-t-il pas été imposée par la «  violence, contrainte, menace ou surprise ». Alice, une lectrice, nous a alors fait parvenir son témoignage. Elle aussi avait douze ans, lorsqu’un « monsieur aux cheveux blancs a mis [sa] main dans [sa]sa culotte » dans un bus, et qu’elle s’est tue, des années. Parce qu’elle était sidérée. Parce qu’on ne parle pas de ces choses-là. Parce que, bien souvent, on vous répond que ça n’est pas grave, que ça n’est pas vraiment un viol, qu’il vaut mieux… « se débrouiller », oui. « N’attendez pas l’impensable. Il y a un véritable enjeu à ce que ces jeunes filles trouvent une oreille et des yeux attentifs. Trop longtemps, je me suis essayée au silence. Comme beaucoup d’entre nous », conclut Alice qui, comme Sandrine Rousseau, a voulu livrer son histoire. Pas juste pour dire « je », pas juste pour parler de SON agression, comme le voudrait Christine Angot, mais bien pour raconter au nom de toutes les femmes, et aider certaines à « parler », « dire », peu importe, faire sortir les mots.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

« Je voulais voir l’agression (…) Je n’ai pas senti la violence. (…) »

« C’est l’histoire que j’ai vécue que je raconte, ce n’est pas un discours que je porte », pleure Sandrine Rousseau alors que Yann Moix lui reproche un discours politique.  La scène est surréaliste, la victime accusée. La scène d’Angot quittant avec fracas le plateau a été coupée au montage, mais les larmes de Sandrine Rousseau, qui envahissent l’écran dans l’indifférence, restent. « Je voulais voir l’agression (…) Je n’ai pas senti la violence. (…) », reproche Yann Moix à la victime. Alors que remontent tant de discours entendus par tant de victimes venues raconter leur histoire. Pour celles qui y parviennent, car il s’agit bien de cela. En France, seule une femme violée sur dix porte plainte. A cause de ces suspicions, justement, et du manque de « personnes formées pour accueillir la parole ».

« Je ne me résous pas à ce que les chiffres, depuis dix ans, ne bougent pas », explique Sandrine Rousseau. Et nous non plus qui accompagnons les femmes dans leurs combats depuis tant d’années. Et dont l’un des combats les plus grands, justement, est et fut de cesser de se « débrouiller » avec la violence subie. Alors non, on ne se « débrouille pas ». Nous non plus, madame Angot, on ne peut « pas entendre des trucs pareils ».

 

Petition pour des excuses publiques de l’émission « On n’est pas couchés » à Sandrine Rousseau

Source : Elle.fr

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz