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Publié par Guy Millière le 8 octobre 2017

J’ai écrit récemment un article sur les élections allemandes. J’y ai souligné qu‘Angela Merkel n’est pas une femme de droite, et pas une conservatrice.

J’y ai souligné qu’elle avait mené, pour l’essentiel, une politique de gauche depuis l’année où elle est devenue chancelière. J’y ai noté qu’elle conduisait l’Allemagne vers le désastre et vers une islamisation sans doute irréversible. J’y ai noté aussi que tout cela aurait des conséquences pour toute l’Europe, vu le poids de l’Allemagne sur son continent.

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Il pourrait me rester à faire ce que je vais faire ici, et répondre à la question: qui est Angela Merkel? Ce qui pourra permettre de répondre à une autre question: pourquoi mène-t-elle la politique qu’elle mène?

Deux livres récemment publiés en Allemagne permettant d’apporter des réponses à ces questions. L’un s’appelle Merkel’s Maske* (Le masque de Merkel). Son auteur est un journaliste d’investigation, Hinrich Rohbohm. L’autre est un recueil d’articles et s’appelle sobrement Merkel: Eine kritische Bilanz* (Merkel: un bilan critique). J’ai parcouru l’un et l’autre, malgré mon peu de goût pour la langue allemande. Ce qui suit est fondé, et documenté.

Angela Merkel est née en Allemagne de l’Ouest. A Hambourg. Son père, Horst Kasner, était pasteur luthérien. Et très à gauche. Il fait partie des rares Allemands à être passés à l’Est, et il s’est installé au Nord de Berlin en République Démocratique Allemande. Il a fondé, avec l’aide du parti unique, Kirche im Sozialismus, qui est devenu quasiment l’institution religieuse officielle de la RDA.

Grâce à la position de son père, Angela a pu étudier à l’Académie des Sciences de Berlin Est, réservée aux membres de la nomenklatura, et a découvert la politique dans la Freie Deutsche Jugend (FDJ), le mouvement de jeunesse du parti unique, où elle a accédé aux plus hautes fonctions, avant de prendre la tête du service Agitation et propagande.

Parlant le russe, elle a fait de fréquents voyages à Moscou.

Elle devint une proche de Robert Havemann, un professeur de chimie qui contestait le parti unique depuis des positions écologistes gauchistes. Elle épousa en 1977 un étudiant avec qui elle avait étudié à Leningrad, Ulrich Merkel. Ils ont rapidement divorcé, mais elle a gardé le nom.

Elle a vécu ensuite avec un scientifique communiste nommé Joachim Sauer. Elle a noué des liens avec Markus Wolf, responsable des services de renseignement est-allemands (Stasi) et a pu faire des voyages en Allemagne de l’Ouest en rejoignant le Reisekader (Brigade de voyage), ce qui impliquait rédaction de notes destinées à la Stasi après chaque séjour a l’Ouest.

A la chute du mur, Angela rejoint le Demokratischer Aufbruch (Renouveau démocratique), un mouvement socialiste chrétien se réclamant de sites de Mikhail Gorbatchev, qui fut le partenaire de gauche de la CDU Est allemande, un parti voué à la “réorganisation socialiste de la société”, aux positions très éloignées de celles de la CDU d’Allemagne de l’Ouest. Angela rejoint très vite la CDU Est allemande, et devint la porte parole du gouvernement formé par son président, Lothar de Maizière. Elle entra au Bundestag comme représentante de l’ex-Allemagne de l’Est lors de la réunification, et la CDU Est allemande se fondit dans la CDU ouest-allemande.

Helmut Kohl en fit le symbole de la réunification réussie et la promut ministre de la Famille, puis ministre de l’Environnement.

Dans ce cadre, elle travailla avec divers partis de gauche européens et avec le démocrate américain Al Gore à la rédaction du protocole de Kyoto. Elle ne cessa depuis de défendre les convictions écologistes gauchistes apprises auprès de Robert Havemann.

Elle devint Secrétaire Général de la CDU en 1998, et remporta une majorité relative aux élections fédérales de 2005. Pendant huit des douze années pendant lesquelles elle a été chancelière, elle a gouverné avec les socialistes allemands et leur a confié des postes clé: Affaires étrangères, Justice, Affaires sociales. Elle n’a cessé d’intégrer à son programme des positions écologistes et socialistes qui semblent correspondre à ses convictions profondes, ancrées dans un long passé d’apparatchik à l’Est.

Elle a accru le poids de l’Etat providence en Allemagne, largement détruit le secteur de l’énergie en enclenchant la fermeture des centrales nucléaires, utilisant pour cela le désastre de Fukushima au Japon. Elle a accru la dépendance énergétique de l’Allemagne envers la Russie, soutenu Barack Obama avant qu’il ne devienne President, et, bien-sûr, pendant toute sa présidence. Elle n’a rien fait pour se confronter au déclin économique de l’Allemagne et au vieillissement de la population. Elle a tout fait, par contre, pour avancer vers une Europe plus intégrée et pour imposer ses positions aux pays réticents d’Europe centrale. Elle a été résolument aveugle aux conséquences de l’ouverture de son pays et de l’Europe aux vagues d’immigration venues du Proche-Orient et d’Afrique. Elle n’a cessé de développer un discours disant que l’islam est pleinement compatible avec l’Europe.

Je pourrais donner davantage de détails, mais les détails que je viens de donner sont accablants, et permettent de répondre à la première question: qui est Angela Merkel. Une écologiste, une socialiste, une apparatchik incontestablement.

Ces détails permettent aussi de répondre à la deuxième question: pourquoi mène-t-elle la politique qu’elle mène? Parce qu’elle est ce qu’elle est, et veut sans doute changer l’Allemagne, l’Europe et le monde comme les écologistes, les socialistes et le apparatchiks venus de l’Est veulent le changer.

Les conséquences sont d’ores et déjà extrêmement graves, incontestablement.

Qu’elle puisse passer pour une femme de droite et une conservatrice serait risible si ce n’était effroyable.

La bonne nouvelle issue des récentes élections allemandes est qu’elle est gravement blessée et n’est plus la “femme la plus puissante d’Europe”, mais un canard boiteux.

La mauvaise nouvelle est qu’elle garde une capacité de nuire, et que l’Allemagne, déjà malade avant elle, est plus profondément malade encore depuis qu’elle est aux commandes.

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