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Publié par Gaia - Dreuz le 10 octobre 2017

La piétonnisation des voies sur berge il y a un an n’a fait que déplacer les zones de pollution, selon une étude d’Airparif.

Anne Hidalgo qui a fermé, il y a un an, à la circulation les berges rive droite à Paris en vue de réduire la pollution atmosphérique n’a, pour l’instant, pas gagné son pari.

Selon nos informations, la qualité de l’air ne s’est globalement pas améliorée depuis la mise en place de cette piétonnisation en août 2016 vivement critiquée par les automobilistes mais aussi par une partie des Parisiens. C’est ce qui ressort du rapport très attendu d’Airparif qui a analysé les effets de cette mesure sur une période d’un an. Cette étude a été présentée ce lundi aux diverses autorités concernées: la Mairie de Paris, la préfecture de police, la région et l’État.

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Il apparaît tout d’abord que la pollution a bien reculé sur les quais bas désormais interdits à la voiture sur un trajet de 3,5 km entre l’entrée du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) jusqu’à la sortie du tunnel Henri-IV (4e). Le centre de Paris bénéficie à certains endroits d’une amélioration. Toutefois et malgré une baisse pouvant aller jusqu’à 25 %, les niveaux de pollution restent élevés et sont toujours au-dessus des valeurs réglementaires.

Un impact significativement négatif sur la santé

les particules nocives à la santé ont fait un bond pouvant aller jusqu’à 15%

Mais comme cela avait déjà été relevé dans un premier rapport d’étape rendu en mars dernier, la situation s’est dégradée ailleurs. Ainsi la pollution connaît une hausse de 1% à 5% sur les carrefours quais hauts dont la congestion s’est accrue. De même, l’air s’est quelque peu dégradé sur des itinéraires de report comme le boulevard Saint-Germain. Enfin, ces chiffres montrent que le niveau de pollution est monté d’un cran à l’est de Paris, dès la fin de la portion piétonnisée. Ainsi les particules nocives à la santé ont fait un bond pouvant aller jusqu’à 15%. Le périphérique Est est lui aussi plus impacté.

Ainsi, les nuisances que souhaite combattre la maire de la capitale n’ont fait que se déplacer et le Parisien à ce jour ne respire pas mieux qu’avant. «Aucun impact significatif sur l’exposition des populations n’a été mis en évidence à la hausse ou à la baisse» note le rapport d’Airparif. De son côté, la mairie de Paris se dit satisfaite: «La piétonnisation a provoqué un espace de respiration en centre-ville et s’il y a des points de difficultés, ils sont localisés. La pollution a baissé en 2016 dans la capitale», rappelle l’Hôtel de ville.

La banlieue paye

Ce rapport définitif confirme ainsi la situation qui avait été relevée dans le premier rapport d’étape il y a sept mois.

En d’autres termes, il n’y a guère eu d’amélioration depuis mars dernier, ce qui laisse supposer que le trafic automobile n’a pas pour l’instant fléchi. Pourtant, l’équipe d’Anne Hidalgo parie sur le recul de la voiture, selon le «principe d’évaporation» décrit par son adjoint aux transports, Christophe Najdovski. En s’appuyant sur un phénomène déjà constaté et analysé dans d’autres villes françaises, ce dernier reste persuadé que les automobilistes, lassés par les embouteillages, finiront par trouver d’autres solutions de déplacements comme le recours aux trains, aux bus.

Sauf que les usagers ne peuvent pas inventer des transports qui n’existent pas, et l’ile de France est très handicapée par un réseau réduit, qui ne permet pas, par exemple, de se déplacer d’une banlieue à une autre sans passer par Paris.

De plus, à Paris, les taxis restent à la fois hors de prix et rares, obligeant à des attentes incompréhensibles par rapport à des villes comme New-York, Londres ou Berlin, où l’on trouve un taxi en quelques minutes.

Pour l’heure et notamment en raison d’une offre de transports en commun très insuffisante, des métros très sales, sur pollués et dangereux, aux horaires inadaptés et des bus du passé qui n’ont ni la clim et ni internet, le Francilien ne peut pas lâcher son volant même s’il le voulait.

D’ailleurs, l’étude d’Airparif révèle que cette piétonnisation a eu des répercussions au-delà du périphérique parisien, notamment sur l’A4, l’A 86 et l‘A 13. Sur ces grands axes routiers, les niveaux de dioxyde d’azote ont augmenté de 1% à +5% .

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En juin dernier, la préfecture de police de Paris qui pouvait faire barrage à ce projet a entériné la piétonnisation des berges rive droite. Dans un rapport du comité technique de suivi qui lui avait été remis, des conditions de circulation «dégradées» sur les axes de report avaient déjà été constatées.

Mais la préfecture, a estimé que celles-ci ne s’écartaient pas de ce qui avait été envisagé. Se voulant optimiste, le comité technique mise d’ailleurs sur une baisse future du trafic automobile car encouragée par diverses autres mesures. Parmi elles: les vignettes Crit’Air ou encore les zones de circulation restreinte.

Source : Lefigaro.fr

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