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Publié par Guy Millière le 17 octobre 2017

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a déclaré, voici peu, que la France était en guerre. Il n’a fait que répéter ce que d’autres politiciens avaient dit avant lui.

Ce genre de déclaration survient, en général, après un attentat djihadiste.

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Et la déclaration de Gérard Collomb ne fait pas exception à la règle : elle survient après l’assassinat de deux jeunes femmes à Marseille, devant la gare, par un djihadiste qui avait été arrêté auparavant sept fois, et laissé en liberté – ce qui montre que la menace n’était toujours pas prise au sérieux, malgré l’état d’urgence instauré en novembre 2015.

La déclaration de Gérard Collomb survient aussi dans un contexte où l’état d’urgence va devenir permanent par le biais d’une loi antiterroriste venant le remplacer.

Cette loi va instaurer dans les faits un état de guerre permanent, autoriser des contrôles d’identité et des fouilles au corps quasiment n’importe où, sur la base de simples soupçons.

Elle va peu ou prou placer la France dans la situation où était l’Algérie au temps où celle-ci était française.

Elle ne va pas pour autant placer le gouvernement en position de gagner la guerre, et va juste contribuer à rendre la vie quotidienne des Français un peu plus oppressante.

Gagner la guerre, de fait, impliquerait de nommer l’ennemi. Or celui-ci n’est jamais nommé : comme d’autres politiciens français, Gérard Collomb, lorsqu’il s’agit de nommer l’ennemi se met à utiliser un acronyme arabe, Daesh, pour ne pas prononcer les mots « islam » ou « islam radical ».

Gagner la guerre impliquerait, une fois l’ennemi nommé, de passer à l’offensive. Or la loi instaurant l’état de guerre permanent place la France en position défensive, ce qui conduit au mieux au statu quo, et au pire à la défaite.

Ne pas nommer l’ennemi et se placer en position défensive conduit très rarement au statu quo.

Ce qui explique que, comme d’autres politiciens français, Gérard Collomb ne nomme pas l’ennemi et que la loi ne nomme pas l’ennemi non plus et place la France en position défensive est que, en dehors de la loi, la France est, comme d’autres pays d’Europe, dans un comportement d’apaisement et, pourrait-on dire, d’apaisement forcé.

Incriminer l’islam est impossible et tombe aisément sous le coup de lois précédentes.

Et même incriminer l’islam radical peut tomber sous le coup de ces lois.

Des associations de défense de l’islam et de lutte contre l’islamophobie sont très actives.

L’information sur l’islam et sur l’islam radical est, dès lors, très aseptisée et les articles de la grande presse sur le sujet ont des allures de tampons de chloroforme posés sur le visage des lecteurs.

L’apaisement est d’autant plus fort et d’autant plus omniprésent qu’il existe en France près de six cents zones de non-droit d’où peuvent surgir des émeutes, et un nombre croissant de musulmans qui, quand bien même ils ne sont pas tous enclins à passer au djihad, n’admettent pas aisément qu’on incrimine l’islam, ni même qu’on parle d’islam radical.

Or ces musulmans sont aussi des électeurs susceptibles de faire pencher le résultat d’une élection dans une direction ou dans une autre.

Les données démographiques montrant que la proportion de musulmans dans la population va continuer à croître, le discours d’apaisement n’est pas près de cesser. Il va, au contraire, sans doute s’accentuer.

On pourrait ajouter au tableau les positions de la France en politique étrangère, qui sont elles aussi marquées par l’apaisement : tout en combattant les islamistes en Syrie et au Sahel, la France, tous gouvernements confondus, soutient et finance le terrorisme djihadiste palestinien, parce que cela plaît aux musulmans, à la gauche et à l’extrême gauche, et oublie que les terroristes djihadistes palestiniens ont inventé les modes opératoires des terroristes djihadistes agissant en France et ailleurs en Europe.

La France, tous gouvernements confondus, entretient des liens troubles avec des pays qui financent le terrorisme djihadiste, tel le Qatar.

Comme d’autres politiciens français, Gérard Collomb ne peut pas dire que la France a perdu la guerre.

Il fait donc semblant d’agir, comme tous les politiciens français depuis des années.

Des Français font semblant de le croire. Hélas.

D’autres Français sont en colère…

Guy Millière

Adapté d’un article publié sur les4verites.com

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