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Publié par Daniel Frédéric Gandus le 18 octobre 2017

Du 13 au 16 novembre 2006, s’est tenu le Colloque international au Palais des Congrès de l’UNESCO, à Paris, portant sur le thème: « Un Siècle avec Levinas : Levinas – Blanchot, penser la différence ».

Voici, puisqu’il est temps de dévoiler toute la vérité sur l’UNESCO grâce au retrait des USA et d’Israël de cette organisation, ce qui m’est arrivé tandis que j’y intervenais cette fois-ci non pas en tant que rédacteur d’encyclopédie (premier témoignage ici: https://www.dreuz.info/2016/11/27/revelations-sur-lunesco-partie-1/ ) mais en tant que conférencier invité pour célébrer le centenaire du philosophe Emmanuel Levinas (un géant des questions éthiques et de la pensée juive contemporaine, malheureusement trop peu connu hors de France.

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Pour ceux qui le découvre pour la première fois, on leur recommandera de commencer par lire son ouvrage le plus simple d’accès : Difficile Liberté, ses œuvres majeures étant Totalité et Infini ainsi que ses commentaires talmudiques.

Tout d’abord, je dois rappeler le contexte de cette invitation :

Une connaissance, qui dirige une petite maison d’édition sympathique, me contacte et me signale que l’un des principaux intervenants du symposium, un philosophe français vivant aux USA qui devait parler sur le thème « Levinas et la maladie », ne pouvait venir pour cause de maladie et qu’il cherchait en urgence un remplaçant.

J’étais un peu étonné de cette proposition car je me rappelle lui avoir soumis un recueil de textes de ce genre-là (voir ici : http://urlz.fr/5XZe ) qui l’avait plutôt apeurée et j’ai pensé « ça y est, j’ai encore fais fuir un éditeur – une éditrice, féminisme oblige – qui m’a pris pour un dérangé ».

Electron libre du monde de la recherche habitué aux missions périlleuses en lesquels je ressens, c’est vrai, un certain plaisir, je connais bien la pensée de Levinas bien que je n’en partage pas toutes les options ( notamment son « otagisme » à l’égard de l’autre),– j’ai aussi quelque peu côtoyé le personnage à ses cours de l’ENIO (Ecole Normale Israélite Orientale) peu de temps avant son décès.

J’accepte, bien que le temps de préparation du sujet soit assez court, travailler sur l’œuvre de Levinas offrant toujours de beaux moments.

Le sujet à traiter étant donc « Levinas et la maladie », je me suis dit, compte-tenu de l’audience certes de haute qualité mais assez guindée et trop habituée à voir Levinas comme un bon vieux sage plein de paroles rassurantes et très souvent récupérées par les obsessionnels du « vivre-ensemble-à-tout-prix-et-avec-n’–importe-qui », que je leur offrirai une forme de « bénédiction » en leur présentant une lecture de Levinas qui,– tout en étant bel et bien sourcée de ses propres dires– rappellerait que sa philosophie et son ouverture au Visage de l’Autre a aussi ses exigences.

Dans la même perspective, il devenait évident, à travers cette analyse, que Levinas était loin d’être un “juif honteux” même s’il parlait peu d’Israël et du sionisme en tant que tel.

Et compte tenu du contexte médiatique en lequel nous étions déjà depuis la première intifada, j’ai donc évoqué –sans non plus instrumentaliser ce qui devait rester un hommage à Levinas et à sa pensée– en quoi une certaine haine de soi si typique de nombres de juifs en exil (comme en Israël même) pouvait relever, parmi d’autres formes, d’une « maladie » telle qu’aurait pu l’entendre Levinas, expliquant au passage que lorsque

Levinas se propose de penser ‘au-delà du politique’,ce ne devait pas signifier ‘au prix du politique’ (au sens d’un refus d’y faire face), surtout dans des époques de diabolisations systématiques auxquelles il faut répondre.

Et c’est alors que les organisateurs de cette grand-messe, assis aux premières places, commencèrent à s’agiter nerveusement dans leur fauteuil de velours rouge : J’avais commis le terrible crime de les réveiller sur la question de la liberté politique des Juifs comme condition sine qua non d’un accomplissement de soi et par là même, ce n’était pas très bon pour les marchands du temple de leur rappeler que le lieu du Temple véritable est à Jérusalem et non à l’UNESCO, où l’on accepte d’entendre les Juifs que s’ils endossent de seuls discours éthiques et rien d’autre.

L’organisateur en chef essayait de m’arrêter par de grands signes mais, malgré que je ne voyais pas grand-chose à cause du luminaire géant du palais des congrès de l’UNESCO, j’entendais plusieurs pans de la salle me soutenir et ces encouragements m’ont permis de tenir jusqu’au bout de ce que j’avais à dire.

Enfin, lorsque je descendis de l’estrade, les organisateurs m’ont entouré et vociféraient je ne sais quoi tandis que, mentalement, j’étais déjà ailleurs.

Puis, Georges Hansel, célèbre Professeur de Mathématiques qui appartient à la proche famille de Levinas et en est un des commentateurs les plus appréciés, s’est approché de moi et m’a glissé à l’oreille « Si Emmanuel était là, il vous aurait approuvé ».

…Encore pris dans les grognements du petit groupe des grands organisateurs, je pressentais que j’allais être probablement censurée dans la suite donnée à ces travaux et j’ai donc dis à « l’organisateur en chef », afin de voir ce qu’il allait me répondre :

« Je vous envoie le texte de l’intervention pour la publication des actes du colloque ».

Il m’ a sèchement répondu « Non , merci. Ce ne sera pas la peine ».

Mais ce n’est pas grave, lorsque j’en aurai le temps, je traduirai l’intervention en anglais et la publierai pour l’université de Cambridge ou Stanford, références nettement préférables à l’UNESCO et aux « Presses universitaires de Nanterre » (lieu très islamisé) où les actes du colloque furent finalement publiés, semble-t-il à la place de Flammarion qui était pourtant partenaire officiel de l’évènement.

…Peut-être en raison des orientations politiques des organisateurs et de leurs habituelles pratiques d’influences en faveur de leurs amis (mais ne soyons pas mauvaises langues, peut-être pour d’autres raisons que j’ignore).

Néanmoins, je conseille fortement d’acheter ce volume qui rassemble des interventions toutes plus précieuses les unes que les autres. Voir ici : http://urlz.fr/5XYO

Au final, la seule fois où je n’ai pas été censuré à l’UNESCO, c’est lors d’une intervention sur les nouvelles pratiques philosophiques, thèmes sans aucun rapport ni aux Juifs ni à Israël.

Puis j’ai estimé que c’en était assez et je ne collabore plus qu’avec des institutions anglo-saxonnes ou autres qui en partagent l’esprit nettement plus ouvert, et ce, depuis ce nouvel incident.

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