FLASH
[21/10/2018] Nouveau sondage très important de NBC/WSJ: le taux de popularité de Trump est supérieur à celui d’Obama à la même période de 2010 – #Trump : 47%, #Obama 44%  |  Ce matin, les forces armées israéliennes ont ouvert le feu sur les terroristes musulmans palestiniens qui s’approchaient de la frontière pour aller trancher la gorge d’innocents citoyens juifs  |  [20/10/2018] Grèce : le nombre de cas d’abus sexuels sur enfants explose dans le plus grand camp de migrants du pays  |  Montbéliard (25) : Un électricien tabassé dans la rue par 5 « jeunes » parce qu’il installait les lumières de Noël  |  « Quand j’entends qu’un média est traité d’extreme droite par @lemondefr, je me dis qu’il est sans doute bon »  |  Nord de la France : escroquerie aux allocations sociales – au moins 1,7 million d’euros, 3 romanichels mis en examen  |  76% des Français choqués, désapprouvent le comportement de Jean-Luc Mélenchon pendant les perquisitions  |  Inondations de l’Aude : de nombreux vols et cambriolages relevés dans les zones sinistrées  |  A Créteil, un lycéen pointe son arme à quelques centimètres de sa prof, en classe, pour qu’elle le note -présent- (source Le Parisien)  |  [19/10/2018] Grande-Bretagne, la fête peut reprendre : l’islamiste Anjem Choudary est sorti de prison après avoir purgé la moitié de sa peine  |  Effet trump : la croissance de la Chine n’a jamais été aussi faible depuis 2009  |  Avec 900 000 followers, @Tsahal_IDF court-circuite la censure totale des médias et informe les gens de la réalité du terrorisme musulman  |  France : un « jeune » de 23 ans est mort d’un coup de couteau. 2 autres sont blessés. @lavoixdunord appelle ça une « querelle de voisinage »  |  Hier, @Twitter a dit qu’il ne fermera pas le compte de Louis Farrakhan qui a dit que « les juifs sont comparables à des termites ». Twitter doit expliquer aux gens bannis pour moins que ça sa définition de l’incitation à la haine  |  [18/10/2018] Le juge rejette la demande de Paul Manafort de porter un costume au tribunal plutôt qu’un uniforme de prison  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Gaia - Dreuz le 19 octobre 2017

A la barre de la Cour d’assises spéciale de Paris, la mère de famille s’est employée à défendre son fils Abdelkader qu’elle juge non radicalisé.

Longue robe blanche et foulard jaune sur la tête, Zoulikha Aziri s’avance dans la Cour d’assises spéciale de Paris comme dans une poudrière. Un petit signe à son fils, qui lui sourit derrière la vitre du box des accusés, et la voilà dans l’arène, prête à défendre celui qu’elle dit «innocent». Trois heures durant, mercredi, celle qui fait figure de matriarche du clan Merah s’y est employée coûte que coûte, quitte à nier l’évidence. Jugé depuis le 2 octobre pour sa complicité présumée dans les tueries de Montauban et de Toulouse en mars 2011, son fils Abdelkader Merah est, à l’en croire, totalement étranger aux projets mortifères de son autre fils, Mohamed, le «Tueur au scooter».

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Depuis le début du procès, de nombreux témoins — éducateurs, psychologues, ses autres enfants — ont décrit une cellule familiale explosive avec un père abusif, qui finira par déserter, et une mère dépassée. Zoulikha Aziri, elle, réfute tout : les coups de son ex-mari, la violence d’Abdelkader et son influence sur Mohamed, la radicalisation de ses fils… et même ses propres déclarations à la police, en 2012. «J’ai pas dit ça», répète-t-elle à l’envi, sans même attendre la fin des questions, provoquant le courroux du président et des parties civiles.

Le prosélytisme d’Abdelkader, les vidéos de décapitations que Mohamed montrait aux jeunes du quartier des Izards, elle n’était «pas au courant». «Abdelkader, c’est moi qui lui ai appris à faire la prière», assure-t-elle. Ses quatre voyages en Égypte ? «C’est moi qui lui ai dit d’y aller, pour prendre des vacances.» «Pourquoi l’Égypte ?» l’interroge le président. «Comme ça.» Selon elle, Abdelkader ignorait aussi que Mohamed était parti au Pakistan, où celui-ci a fréquenté un camp d’entraînement djihadiste. D’ailleurs, jure-t-elle, les deux frères étaient en froid à cette époque.

«Entre son fils et la justice, elle a choisi son fils»

Elle nie, enfin, que sous son toit étaient proférés des propos antisémites, comme l’a pourtant raconté mardi l’aîné de la fratrie, Abdelghani, qui a condamné publiquement les agissements de son frère quand Zoulikha Aziri, elle, est soupçonnée de les cautionner. «C’est très grave, c’est pas bien. Si j’avais su, je l’en aurais empêché», dit-elle pourtant à ce sujet, avant d’ajouter, plus ambiguë : «S’il avait été vivant, il aurait payé pour ce qu’il a fait.» On lui rappelle alors ses conversations avec Abdelkader au parloir, enregistrées à son insu. «Mohamed est parti pour la bonne cause», dira notamment la mère de famille. «C’est faux ! s’emporte-t-elle. Ramenez-moi l’enregistrement !»

Il y a enfin — pierre angulaire de l’accusation dans ce dossier où les preuves sont ténues — ce 4 mars 2011. Vers 23 heures, quelqu’un s’est connecté sur la box Internet de Zoulikha Aziri pour consulter une petite annonce : celle postée par Imad Ibn Ziaten pour vendre sa moto. Le parachutiste sera la première victime de Merah. Ce quelqu’un, pour l’accusation, n’est autre qu’Abdelkader. Sa mère nie : «C’est Mohamed, depuis l’extérieur, il avait mes codes !» «Impossible, lui rétorque Me Mehana Mouhou, avocat de la famille du militaire. Les experts l’ont dit.» «Je sais mieux que les experts ! Personne n’est venu chez moi» «Si, madame, la famille veut la vérité !» tonne l’avocat, dans un face-à-face tendu à l’extrême. «C’est Mohamed !» hurle désormais en français, se passant des services de son interprète, Zoulikha Aziri.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

Lorsque Eric Dupond-Moretti, l’offensif avocat de la défense, lâche : «Mais c’est la mère d’un mort, c’est la mère d’un accusé !» la salle explose. En larmes, le frère d’Imad Ibn Ziaten quitte la salle en hurlant sa douleur : «Vous êtes méchants ! Vous êtes de la merde ! Vous êtes des assassins !» Quelques minutes plus tard, le ténor du barreau, après avoir mis le feu aux poudres, se pose en juge de paix. «Elle a perdu son fils, ce n’est pas une injure de le dire», dit-il, doucereux. Et de citer Albert Camus : «Entre son fils et la justice, elle a choisi son fils.»

Source : Leparisien.fr

Loading...
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz