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Publié par Magali Marc le 23 octobre 2017

Mercredi passé le 18 octobre, l’Assemblée nationale à Québec a adopté la Loi 62 sur la neutralité religieuse, après deux ans de tergiversations.

Cette Loi, qui doit encore être approuvée par le lieutenant-gouverneur de la province, prévoit entre autres que les services publics doivent être donnés et reçus à visage découvert, autant dans les transports en commun que dans les hôpitaux. Elle permet en même temps des accommodements raisonnables.

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Le Premier ministre Philippe Couillard s’était engagé à régler cette question au début de son mandat, mais en fait, il a attendu la quatrième année de son mandat, à un an des élections provinciales (comme par hasard).

Les trois partis d’opposition, le Parti québécois (PQ), la Coalition Avenir Québec (CAQ) et Québec solidaire (QS), ont voté contre (pour des raisons différentes), mais la majorité libérale l’a emporté, à 66 contre 51.

Le Premier ministre Philippe Couillard a défendu les exceptions que permet sa nouvelle loi et a attaqué le PQ et la CAQ qui voulaient une loi plus stricte sur la laïcité, avec une interdiction des signes religieux pour les agents de l’État.

Les organisations musulmanes canadiennes, les groupes de défense des droits civils se sont prononcés fermement contre la loi québécoise.

Les municipalités du Québec, Montréal et le maire Denis Coderre en tête, ne veulent pas l’appliquer et les sociétés de transport en commun rechignent (il faut dire que c’est sur elles que retombent la responsabilité d’empêcher les femmes portant niqab de monter dans les autobus!).

La Première ministre de l’Ontario,Kathleen Wynne a vivement dénoncé la Loi 62 et Jagmeet Singh, le leader du NPD a estimé qu’elle «viole les droits de la personne».

Pour sa part, Andrew Scheer, le chef des Conservateurs canadiens ne l’a pas condamnée ni appuyée.

Le Premier ministre Trudeau, qui faisait campagne à Roberval ( circonscription située dans la région du Lac-Saint-Jean, la région la plus nationaliste du Québec) où va avoir lieu une élection partielle fédérale le 23 octobre, a commenté prudemment afin de ne pas hérisser les électeurs de cette circonscription que les Libéraux fédéraux entendent bien reprendre aux Conservateurs.

Trudeau a annoncé qu’il allait réfléchir et il a réfléchi tout haut devant les médias:
«Au Québec et au Canada, nous ne sommes pas nécessairement habitués à voir une femme voilée», a-t-il déclaré aux journalistes. « Cela nous rend mal à l’aise.

Nous nous demandons pourquoi elle le fait, est-ce qu’elle est obligée de le faire? Mais si vous voulez empêcher que les femmes soient obligées de porter un voile, peut-être ne voulez-vous pas d’une société qui force les femmes à ne pas le porter de voile.»

Justin Trudeau nous a habitués à moins de finasserie sur ce sujet!

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cet article de Lorrie Goldstein, paru dans le Toronto Sun, le 21 octobre dernier.

***********
La loi 62 montre l’hypocrisie de Trudeau concernant l’islamophobie

L’hypocrisie du Premier ministre libéral, Justin Trudeau, qui s’est exprimée la semaine dernière au sujet de son engagement maintes fois répété d’éradiquer «l’islamophobie» au Canada, nous laisse sans voix.

En effet, maintenant qu’il fait face à ce qui, selon sa propre définition, constitue un exemple d’islamophobie (le projet de loi 62 adopté la semaine dernière par le gouvernement libéral du Premier ministre du Québec, Philippe Couillard), il botte en touche.

Il fait cela alors même que les Libéraux fédéraux concoctent des audiences publiques concernant la motion dite «anti-islamophobie», la motion M-103, sur la colline parlementaire.

L’objectif apparent du projet de loi 62 est d’assurer la neutralité religieuse dans la prestation des services publics au Québec, tant pour ceux qui les fournissent que pour le public qui les utilise.

Mais en réalité, le projet de loi 62 cible les musulmans puisqu’il y est stipulé que ni les fonctionnaires ni le public qu’ils desservent ne peuvent avoir le visage couvert.

La loi pourrait, par exemple, obliger une femme musulmane portant un niqab à retirer son voile facial lorsqu’elle montera dans un bus de la ville, pour la durée de son voyage.

C’est beaucoup plus draconien que la politique de l’ancien gouvernement conservateur de Stephen Harper – que j’ai appuyée – et que Trudeau a attaqué tout au long de la campagne électorale de 2015.

Harper exigeait seulement que les femmes qui portent le niqab soient obligées de montrer leur visage lorsqu’elles prêtent le serment de citoyenneté du Canada (même si Harper a parlé d’étendre ce règlement à d’autres circonstances lors des élections fédérales de 2015).

À l’époque, Trudeau avait qualifié cette politique, qui a finalement été invalidée par les tribunaux, de discriminatoire, source de divisions et un affront à la Charte canadienne des droits et libertés.

Dans un discours prononcé en mars 2015 et consacré à la question du niqab, Trudeau déclarait:
« Nous savons tous de quoi il s’agit. Ce n’est rien de moins qu’une tentative de jouer sur la peur et de favoriser les préjugés envers la foi musulmane. Ce n’est pas l’esprit de la liberté canadienne, mes amis. C’est l’esprit du *Komagata Maru. Du Saint-Louis. Du « **Aucun c’est encore trop».

Ainsi, Trudeau accusait explicitement Harper et les Conservateurs d’adopter les mêmes attitudes racistes qui avaient poussé les gouvernements canadiens précédents à refouler les Sikhs et les Juifs qui, fuyant l’oppression, avaient cherché refuge au Canada.

Pourtant, depuis l’adoption du projet de loi 62 au Québec, Trudeau rétropédale et tourne en rond, affirmant qu’il s’oppose à l’interdiction du niqab et s’engage à respecter la Charte, mais que c’est au gouvernement du Québec qu’il appartient de trancher la question.

En réalité, le gouvernement Trudeau pourrait mener ou participer à des contestations judiciaires de la Loi 62 – et il y en aura beaucoup.

Compte tenu de ses déclarations antérieures selon lesquelles l’idée de défendre le droit des femmes musulmanes à porter le niqab (elles sont peu nombreuses au Canada) touche à ses «valeurs fondamentales», on voit mal comment il pourrait agir autrement tout en conservant sa crédibilité.

Pour l’instant, il est clair que Trudeau s’inquiète du fait qu’une prise de position publique (contre la Loi 62) pourrait faire perdre des soutiens aux Libéraux fédéraux au Québec – actuellement occupés à tenter de gagner une élection partielle qui se décidera lundi (le 23 octobre) – étant donné que la Loi 62 jouit d’un large soutien populaire au Québec.

Même si Trudeau finit par contester le projet de loi 62, le fait qu’il a refusé la semaine dernière de torpiller la position du Premier ministre libéral du Québec, comparé à son accusation de racisme contre son prédécesseur conservateur, en dit long sur ce qui compte vraiment pour lui.

Il révèle que la défense du niqab, loin d’être au cœur de ses «valeurs fondamentales» demeure pour lui une question partisane et stratégique.

En somme, Trudeau a sauté sur sa propre mine. Il est victime de sa tartufferie.

* Allusion au fait que les passagers du S.S. Komagata Maru, un navire qui se rendait de Hong Kong à Vancouver en 1914, ayant à son bord des migrants économiques qui n’aimaient pas leurs conditions de vie en Inde, furent empêchés par le gouvernement canadien de débarquer à Vancouver. Le Komagata Maru resta en rade de Vancouver pendant deux mois. Les passagers furent privés d’eau et de nourriture, mais des immigrants asiatiques sympathisants arrivés avant la promulgation de l’Exclusion Act donnèrent aux passagers de l’eau et de la nourriture. Les passagers ne furent jamais autorisés à entrer au Canada.

Le 23 juillet, le gouvernement canadien envoya deux navires, dont l’un était le croiseur HMCS Rainbow, pour escorter le navire au large du territoire canadien. Le Komagata Maru fut forcé de retourner à Calcutta.

**Allusion à la réflexion d’un fonctionnaire, agent d’immigration à Ottawa à qui on avait demandé, en 1939, combien de réfugiés juifs il était prêt à accueillir après la guerre. Il avait répondu «None is too many». Irving Abella et Harold Troper en ont tiré un livre intitulé: None is Too Many: Canada and the Jews of Europe, 1933-1948. University of Toronto Press.

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