Publié par Dreuz Info le 24 octobre 2017

À gauche: Mirian Monsonego, une fillette juive française âgée de 8 ans, tuée d’une balle dans la tête par Mohammed Merah en 2012. À droite: Mohammed Merah qui a tué sept personnes avant d’être tué dans un affrontement avec la police française.

À Paris, le procès contre Abelkader Merah (âgé de 35 ans), le frère de Mohammed Merah, dure depuis plus de trois semaines. Mohammed Merah, un jihadiste de 23 ans qui avait tué sept personnes, dont trois enfants juifs, un enseignant juif et père d’un des enfants, et trois parachutistes qu’il avait abattus dans le dos, a été tué par la police française après un affrontement de 32 heures en 2012. Son frère, Abelkader, est jugé pour complicité de meurtres. Une attention particulière a été accordée au témoignage de sa mère, Zoulikka Aziri, qui a été prononcé le 18 octobre.

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Selon France 24, Zoulikha Aziri a lutté, n’hésitant pas à diriger ses accusations vers son fils cadet, dans une défense féroce mais incohérente et peu plausible de son fils aîné. Son témoignage a provoqué la colère de la famille des victimes de son fils, ainsi que des incidents avec des avocats de la défense.

Au début de son témoignage, elle a déclaré :

« Abdelkader n’a rien à voir avec ce qui s’est passé, ce qu’a fait Mohammed, c’est très sérieux, mais il est mort. (…) Abdelkader était normal, il n’avait pas de problèmes. Mohammed était fou (…) depuis son plus jeune âge, il avait des problèmes. Il m’a dit: « J’ai une voix dans la tête. »

Aziri a continué d’offrir des preuves contradictoires, visant à rejeter la faute sur Mohammed, dans le but d’affaiblir les preuves contre Abdelkader. Cette tentative a toutefois été minée par un membre de la famille Merah qui a déclaré mardi dernier que Zoulikha Aziri avait dit après les attentats qu’elle était fière de son fils qui « a mis la France à genoux ».

En peignant une image idyllique d’Abdelkader, elle a dit qu’il était «gentil à la maison» et qu’il pratiquait «un islam normal» et non une forme violente de salafisme. Elle a toujours blâmé Mohammed pour tout, y compris l’organisation d’une rencontre avec ses fils et Sabri Essid pour aller en Syrie – même si Abdelkader a déjà admis avoir organisé ce voyage. Lorsqu’elle a été confrontée à la question de son antisémitisme virulent dont on a appris l’existence par l’ex-petite amie de son fils aîné, elle se défend en disant : « Tous mes médecins sont juifs » tout en faisant éclater de rire le public présent au tribunal. Résumant le témoignage d’Aziri, Géraldine Berger-Stenger, avocate de la défense d’une des parties civiles, a déclaré:

« Elle mentait à plein nez, tout en protégeant Abdelkader et rejetant la responsabilité sur Mohamed Merah. »

Dupond-Moretti, l’avocat de l’accusé, a tenté de la défendre en disant qu’elle était «à la fois la mère de l’accusé et la mère d’un fils décédé», ce qui lui a attiré les protestations véhémentes des témoins. Le frère d’Imad Ibn Ziaten, l’une des victimes parachutistes, a crié:

« Tais-toi! Tu n’as pas honte! Vous êtes des gens méchants, vous êtes des bandits de merde, vous êtes des assassins !

Avant d’être escorté hors du tribunal par un membre de sa famille.

Rien de tout cela ne devrait cependant surprendre, puisque le troisième frère, Abdelghani Merah, vivant à part, avait dit plus tôt, dans une interview à Europe 1 Radio:

« Mon frère voulait mettre la France à genoux. (…) Il y a dans cette doctrine un point de non-retour. Abdelkader Merah l’a traversé depuis longtemps. (…) S’il sort un jour, il restera un danger pour la France. « 

Mohamed Sifaoui, qui a réalisé un documentaire sur la famille, déclare qu’il était présent lorsque Zoulikha Aziri avait affirmé que :

« Les Arabes sont nés pour haïr les Juifs ».

et aussi :

« Le prophète nous permet de tuer des enfants juifs. »

Ce sont des sentiments qui, lorsqu’ils ont été rapportés, ont touché le public lors de l’audience et ont causé de la tension et de l’animosité entre les parties civiles impliquées, a précisé le journal français La Voix du Nord relatant l’ambiance dans la salle d’audience.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : traduction © Oksana Zvirynska pour Dreuz.info.

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