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Publié par Dreuz Info le 14 novembre 2017

Le Kremlin, comprend-on maintenant, espérait saper le gouvernement des États-Unis, quel que soit le gagnant.

Fusion GPS, la société de recherche mandatée par la campagne Clinton pour compiler le soi-disant «dossier Trump», est également responsable d’un deuxième dossier – l’information que Natalia Veselnitskaya, avocate liée au Kremlin, a fournie à Donald Trump Jr en juin 2016. Le deuxième dossier, selon certaines sources, alléguait les faits d’inconduite financière de la part de principaux responsables de la Clinton Global Initiative, un projet de la Fondation Clinton.

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Fusion a réuni ces informations dans le cadre de son travail en faveur de Prevezon, une société russe contrôlée par des «copains» de Poutine. À l’époque, Prevezon était le défendeur dans un procès de plusieurs millions de dollars de biens confisqués par le ministère de la Justice. Le procès découlait de la mise à l’écart par le régime de Poutine d’un fonds d’investissement appelé Hermitage.

Des années plus tôt, pour enquêter sur le rôle du gouvernement russe dans la fraude, Hermitage a embauché Sergei Magnitski, un avocat privé à Moscou.

Sa divulgation de la complicité du régime de Poutine l’a conduit à être emprisonné, torturé et assassiné. Suite à cette atrocité, le Congrès a adopté la Loi Magnitski de 2012 permettant au gouvernement fédéral de saisir et de confisquer les produits de la fraude. Ceci, à son tour, a provoqué une campagne furieuse du Kremlin visant à salir le nom du directeur général d’Hermitage, Bill Browder, et à obtenir l’abrogation de la loi Magnitski. Aux États-Unis, cette campagne a été menée par Mme Veselnitskaya.

C’est la loi Magnitski que le Département de la Justice avait utilisée pour poursuivre Prevezon. Veselnitskaya est l’avocate de Prevezon à Moscou, et elle a aidé l’entreprise à retenir les services d’un avocat américain pour les défendre dans le procès – qui ironiquement s’appelle John Moscow. Ces avocats ont embauché Fusion GPS pour faire des recherches sur Browder et Hermitage. C’est dans ce rôle que Fusion a préparé le dossier qui, pour autant que nous le sachions actuellement, n’impliquait pas Mme Clinton directement.

Il y a trois explications possibles à ce qui se passe ici, aucune n’excluant les autres:

  • (a) Les Russes ne comprennent pas bien les campagnes politiques américaines et ne comprennent pas que les délits présumés d’un donateur ne nuit pas à un candidat si le candidat n’est pas complice ;
  • (b) le régime de Poutine a tenté (sans succès) d’entraîner la campagne de Trump dans son effort concentré sur la loi anti-Magnitsky en convainquant Donald Trump Jr. et d’autres hauts responsables de l‘équipe de campagne que c’était un angle anti-Clinton intéressant à exploiter; et
  • (c) le régime de Poutine a calculé que, simplement en prenant rendez-vous avec un émissaire du Kremlin sur la promesse de renseignements compromettants sur Clinton, la campagne de Donald Trump s’exposerait bêtement au chantage de Poutine.

Veselnitskaya a transmis ce deuxième dossier de la société Fusion GPS à l‘équipe de campagne de Trump lors d’une réunion du 9 juin 2016 à la Trump Tower. La réunion avait été organisée par Donald Trump Jr. lors d’une série de communications (principalement par courrier électronique) avec un intermédiaire de deux «copains» de Poutine : le magnat de l’immobilier russe Aras Agalarov et son fils, la pop star Emin.

  • Comme indiqué dans une tribune du Washington Post en juillet, Donald Trump était associé en affaires des Agalarov dans le cadre du concours de Miss Univers en 2013.
  • L’intermédiaire qui a parlé avec Donald Jr. au nom des Agalarov était Rob Goldstone, un publiciste de divertissement britannique et un ami de la famille Trump.
  • Le 3 juin 2016, Goldstone a déclaré à Trump Jr. que les Agalarov avaient appris du « procureur de la Couronne de la Russie » l’existence de « certains documents et informations officiels dénonçant Hillary et ses relations avec la Russie qui seraient très utiles pour votre père ». Ainsi, ils voulaient transmettre cette information à l‘équipe de campagne de Trump comme  » la participation de la Russie et le soutien de son gouvernement pour M. Trump ».

Trump Jr. a répondu: « Si c’est ce que vous dites, ça me plaît. »

Après quelques allers-retours d’email, comprenant apparemment un appel téléphonique entre Trump Jr. et Emin Agalarov, des arrangements ont été pris pour « qu’un avocat du gouvernement russe qui venait de Moscou » apportera les renseignements compromettants sur Hillary Clinton à la Trump Tower le 9 juin. Cet avocat était Natalia Veselnitskaya.

Il a été rapporté ces derniers jours que Veselnitskaya a rencontré le fondateur de Fusion, Glenn Simpson, juste avant et juste après cette réunion à la Trump Tower.

Parce que Fusion a été mandaté par la campagne Clinton pour produire le soi-disant «dossier Trump» (grâce aux avocats de la compagnie Perkins Coie s’occupant de la campagne), il y a eu des spéculations que le « dossier Trump » était l’explication de ces rencontres entre Veselnitskaya et Simpson.

En réalité, il est plus plausible que le couple ait consulté sur ce qui, à l’époque, était une question plus urgente d’intérêt mutuel : la disqualification possible de l’affaire concernant la confiscation des biens par le cabinet d’avocats qui représentait Prevezon, et qui avait embauché Fusion.

  • Prevezon est contrôlé par les clients russes de Natalia Veselnitskaya, les Katsyvs – Denis Katsyv et son père Pyotr, un puissant fonctionnaire des transports russes et «copain» de Poutine.
  • En sa qualité d’avocate de la société à Moscou, Natalia Veselnitskaya a aidé Prevezon à retenir les services de John Moscow, le défenseur américain dans l’affaire de la confiscation des biens.
  • À son tour, Moscou et son entreprise, Baker Hostetler, ont embauché Fusion pour faire des recherches sur les victimes qui étaient derrière le procès du Département de la Justice – Hermitage et son cabinet de conseil financier Hermitage Capital Management, dirigé par Bill Browder.
  • Browder a été placé sur une liste de surveillance d’Interpol en raison des machinations du régime de Poutine.
  • La révocation du visa américain de Browder basée sur cette trahison a maintenant été levée.
  • Il s’avère que la recherche de Fusion sur Browder dans le cadre de l’affaire Prevezon a révélé l’information que Natalia Veselnitskaya a transmis à l‘équipe de campagne de Trump.
  • La famille milliardaire Ziff, investit, par l’intermédiaire de la compagnie Ziff Brothers Investments, avec Browder. Natalia Veselnitskaya a estimé qu’il pourrait y avoir des raisons d’interpréter les transactions financières de Ziff-Browder comme une évasion fiscale, a rapporté Forbes en juillet.
  • Cela semble avoir fait partie de la campagne de diffamation énergique du Kremlin contre Browder : Selon Forbes, le procureur général de Russie, Youri Tchaïka, a annoncé en juin 2017 que son agence avait présenté aux fonctionnaires  des États-Unis « des preuves sérieuses des violations de la loi par Browder et les frères Ziff. »

Evidemment, Natalia  Veselnitskaya et les autorités russes ont supposé que ces violations présumées auraient pu causer des problèmes pour Hillary Clinton parce que les frères Ziff étaient des contributeurs à la Clinton Global Initiative (un projet de la Fondation Clinton).

Comme l’a rapporté Mark Hosenball à Reuters, c’est suite aux recherches de Fusion que les liaisons entre Browder et les frères Ziff, et entre les frères Ziff et Clinton ont été établies. Cela semble avoir été la raison principale pour laquelle le gouvernement russe prétend avoir des renseignements compromettants sur Mme Clinton.

Trois responsables de la campagne Trump ont rencontré Natalia Veselnitskaya : Donald Trump Jr., Jared Kushner (le beau-fils du président) et Paul Manafort (alors directeur de la campagne, maintenant accusé dans une affaire d’évasion fiscale intentée par le conseiller spécial Robert Mueller qui n’est pas liée à la campagne de 2016).

Nous pouvons facilement déduire pourquoi l‘équipe de campagne de Trump a conclu que l’information de Mme Veselnitskaya était inutile.

Nous ne savons pas ce qu’il en est des relations de la famille Ziff avec Browder que les Russes croyaient être – ou pourraient être – transformées en fraude fiscale.

Mais les membres de la campagne de Trump, qui avaient l’impression qu’ils recevraient des informations compromettantes contre Clinton, auraient immédiatement réalisé que les délits présumés des donateurs de la Fondation Clinton n’auraient aucune pertinence pour la campagne si elle n’impliquait pas directement Clinton.

Bien qu’il ait été rapporté que Natalia Veselnitskaya a rencontré le directeur de Fusion, Glenn Simpson, avant d’aller au rendez-vous à la Trump Tower le 9 juin, nous ne savons pas si elle a pris ce deuxième dossier de Simpson ou s’ils ont discuté de l’information de Clinton-Browder-Ziff ou du dossier Trump.

Selon le rapport de Reuters, Simpson a dit aux enquêteurs du Comité judiciaire du Sénat qu’il avait rencontré Mme Veselnitskaya au sujet du procès de Prevezon, mais il ne savait rien de la rencontre de Veselnitskaya avec les responsables de la campagne de Trump avant son annonce publique en juillet 2017.

Cette affirmation est logique.

  • Prevezon est contrôlé par Denis Katsyv, le fils du «copain» de Poutine, Pyotr Katsyv, un puissant ministre russe des transports.
  • La rétention de Moscow et de Baker Hostetler par Prevezon était controversée.
  • Ils avaient représenté Hermitage, le fonds financier ayant été privé de ses capitaux par la Russie, ce qui a mené, en fin de compte, à la mort de Magnitski.
  • En fait, cette représentation de l’Hermitage était liée aux mêmes questions au cœur de l’affaire du Département de la Justice contre Prevezon.

Le régime de Poutine cherchait à détourner sa culpabilité dans la fraude contre Hermitage et la mort de Magnitski, en impliquant le directeur général d’Hermitage, Bill Browder. En essayant de se défendre contre le gouvernement russe, Browder et Hermitage avaient comme avocats le cabinet de Moscow, Baker Hostetler. Le cabinet d’avocats travaille pour Hermitage depuis neuf mois.

C’est contre les règles de la déontologie applicables aux avocats de représenter une partie d’un côté d’un litige pour ensuite assumer la représentation de l’autre partie, au moins en ce qui concerne le même litige. Ici, ayant représenté l’Hermitage, la victime de la fraude, Moscow et Baker Hostetler représentent maintenant Prevezon, un participant présumé à la fraude.

Volontairement ou sans le savoir, Fusion GPS a aidé le régime de Poutine à jouer les deux parties à la campagne présidentielle.

  • Comme on pouvait s’y attendre, Hermitage a décidé d’écarter Moscow et Baker Hostetler de la représentation de Prevezon.
  • Bizarrement, la cour de district des États-Unis de New York a rejeté cette requête, alors Hermitage a fait appel à la Cour d’appel du deuxième circuit des États-Unis.
  • Le matin du 9 juin 2016, le deuxième circuit a entendu une plaidoirie orale dans l’affaire. Natalia Veselnitskaya avait assisté à cette procédure de Prevezon dans la partie sud de Manhattan, puis s’est rendue en ville pour sa réunion à la Trump Tower !

Par conséquent, le litige de disqualification dans l’affaire Prevezon était la raison principale pour Simpson et Veselnitskaya de se rencontrer en juin 2016.

C’était hautement important pour eux deux.

Puisque Baker Hostetler avait engagé Fusion, sa récusation remettrait en question l’implication continue de Fusion dans l’affaire. Pour Veselnitskaya, la disqualification de Baker Hostetler nécessiterait de trouver un nouveau défenseur américain pour un client qui pourrait être tenu responsable de centaines de millions de dollars de pertes : Hermitage. (La récusation saperait aussi les efforts insidieux du Kremlin pour utiliser les anciens avocats de Browder contre lui.)

En fin de compte, tout cela ressemble à beaucoup de bruit pour rien :

  • Les avocats de Baker Hostetler ont été disqualifiés.
  • Prevezon, avec un nouvel avocat, a réglé l’affaire en mai 2017 pour 5,9 millions de dollars et aucune reconnaissance de responsabilité, épargnant au régime de Poutine l’embarras d’un procès public qui examinerait la fraude et le meurtre de Magnitski.
  • Le dossier de Fusion sur les donateurs de la Fondation Clinton n’a jamais été utilisé dans la campagne.
  • Le dossier de Fusion sur Donald Trump – compilé pour Fusion par l’ancien espion britannique Christopher Steele et plus tard décrit par James Comey, alors le directeur du FBI, comme «salace et non vérifié», non plus.

En ce qui concerne toute cette discussion sur « la collusion de Trump avec la Russie », il semble de plus en plus évident que le Kremlin, à sa manière, espérait saper le gouvernement des États-Unis, quel que soit le parti qui accédait à la Maison-Blanche en 2016.

Volontairement ou sans le savoir, la société  Fusion GPS a aidé le régime de Poutine à jouer les deux parties.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : traduction © Oksana Zvirynska pour Dreuz.info.

Source :

Andrew C. McCarthy, chercheur principal au National Review Institute, et collaborateur au National Review.

 

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