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Publié par Michael Laitman le 22 novembre 2017

NDLR : la présentation du socialisme par l’auteur est bien entendu à lire au second degré comme une aberration contraire à la nature humaine.

Il y a une raison importante pour laquelle le socialisme a échoué horriblement dans le passé. Les jeunes esprits d’aujourd’hui doivent en tenir compte.

De plus en plus de milléniaux américains en ont assez du capitalisme et préféreraient vivre dans un pays socialiste. C’est la tendance qu’a dévoilée une enquête menée le mois dernier par YouGov et la fondation Victims of Communism Memorial Foundation, puisque les milléniaux ont été le seul groupe d’âge américain consultés à favoriser le socialisme au détriment du capitalisme.

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Pourquoi les milléniaux américains seraient-ils attirés par le socialisme ? Quand on pense à l’explosion des dettes étudiantes, aux loyers élevés, aux salaires stagnants et à l’insécurité de l’emploi, est-il étonnant que le socialisme soit perçu dans leurs esprits comme une solution potentielle pour résoudre ces stress, avec des systèmes pour subventionner leurs besoins ?

Les milléniaux indiquent un changement d’esprit dans la société

Au cours des trois dernières décennies environ, il y a eu un changement significatif dans les plaques tectoniques qui sous-tendent l’esprit humain. L’esprit du « rêve américain » des baby-boomers a évolué vers un nouveau millénaire fondamentalement différent : pendant que les baby-boomers s’efforçaient d’assurer la prospérité de demain, les milléniaux se contentent du confort d’aujourd’hui.

Les biens pour lesquels nous avions l’habitude d’épargner et d’attendre avant de pouvoir les acheter sont maintenant disponibles dès que nous y pensons. Notre désir d’être publiquement reconnu et admiré n’a plus besoin d’être soumis à l’approbation de spécialistes ou de cadres de l’industrie, mais peut être exaucé instantanément sur les médias sociaux. Être « intelligent » aujourd’hui, ce n’est pas mémoriser et se souvenir de l’information, comme nous l’avons fait sans cesse par le passé en nous y entraînant et en nous testant. Nos appareils technologiques sont « intelligents », et notre image est liée à la façon dont nous savons utiliser toute cette technologie à notre avantage.

C’est le paradoxe socio-économique unique de la génération des milléniaux : travailler dur et longtemps n’est plus pour acquérir le luxe, mais pour la nécessité. Grâce aux progrès technologiques, les fruits de la richesse, de l’admiration du public et de la connaissance sont facilement accessibles sans lutter pour les obtenir. Et pourtant, la lutte du millénial d’aujourd’hui consiste à faire face aux coûts de la nourriture, du logement, de l’éducation, des soins de santé et des soins aux enfants.

Un résultat naturel de ce processus est que le socialisme germe dans l’esprit millénaire : « Pourquoi dois-je m’épuiser pour joindre les deux bouts ? »

Où le socialisme fait défaut

En tant que personne ayant fait l’expérience directe du « socialisme » russe pendant mes années universitaires, je suis sûr que des milléniaux seraient intéressés par la première partie de l’histoire que je peux leur raconter, à propos d’un gouvernement qui soulage les gens, prend soin de tous leurs besoins fondamentaux et ne laisse personne sans nourriture, logement, éducation, transport, soins de santé et garde d’enfants, à prix abordable.

Mais quel est le revers de la médaille ?

Le socialisme ne tient pas compte du programme par défaut de la nature humaine : le besoin fondamental de s’épanouir avant toute autre personne. En fait, les gens ne veulent pas vivre leur vie pour le bien des autres. Au sein d’un système socialiste, tout effort excédentaire ne voit pas de récompense directe excédentaire, et même si nous pouvons voir comment tout le monde profiterait mieux dans une société communautaire, nous ne pourrions pas renoncer à nos gains individuels. Notre nature ne nous laisserait pas faire.

Les gens manquent donc de motivation pour travailler au profit de l’ensemble. L’approche soviétique à ce problème consistait à obliger les gens à s’y conformer en s’attendant à qu’ils en soient reconnaissants plus tard. Mais alors, même les agents de l’autorité soviétique s’appuyaient sur la même motivation, le système a implosé dans une violence et des souffrances incroyables.

Comment les milléniaux peuvent-ils faire pression pour établir une meilleure société

Cela dépend de la volonté des gens de faire du bien aux autres. Les gens doivent être motivés de façon organique pour contribuer à la société, désireux de voir tout le monde devenir heureux et être en sécurité. Ce n’est pas notre programmation par défaut ni certainement pas celui de la société actuelle.

Cependant, il existe une possibilité. Tout le monde est d’accord en théorie avec les idées d’égalité, d’altruisme, de considération mutuelle et de gentillesse, mais dans la pratique, ces idées ne peuvent pas être imposées. Elles doivent s’infiltrer progressivement dans l’esprit humain et nous changer de l’intérieur pour vouloir même commencer à considérer une structure sociale qui les pratique.

Si nous commençons à nous engager régulièrement dans des programmes d’enrichissement des relations, nous pourrions cultiver notre potentiel naturel de connexion humaine. Je pense que l’initiation la plus pragmatique de cette démarche pourrait commencer avec nos enfants. Le souci de leur avenir peut être notre motivation à travailler pour une société meilleure. En nous concentrant sur l’éducation de la prochaine génération pour qu’elle soit mieux connectée socialement, nous, les adultes, serions également influencés positivement par ce processus. Nous créerions ainsi les prémices d’un environnement favorable à des idéaux de connexion qui pourraient mener à des changements pratiques et équilibrés dans la société.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michaël Laitmann pour Dreuz.info.

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