Publié par Dreuz Info le 17 novembre 2017

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a présenté les chiffres après avoir été forcé à le faire par des politiciens conservateurs et le Front national, lors d’un débat sur le budget français pour l’immigration pour 2018.

Alors que Collomb affirme qu’il y a 300 000 migrants clandestins, le nombre de bénéficiaires de l’aide médicale d’État suggère un chiffre entre 300 000 et 400 000, rapporte l’Express.

Ce que ne dit pas l’Express, ni le gouvernement, ni d’ailleurs les Français, c’est pourquoi les contribuables sont-ils obligés de financer des personnes qui ne respectent ni la loi française, ni la France, ni ses institutions.

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« Nous pensons que nous avons environ 300 000 personnes illégales », a dit M. Collomb, ajoutant: « Nous essayons de mettre en œuvre une politique afin que ceux qui se voient refuser l’asile puissent être forcés de quitter le territoire ». Notes les mots signes d’impuissance totale – pire,  de complicité : « nous essayons », « puissent être forcés »

Alors que Collomb a noté que les procédures d’expulsion globales étaient en hausse de 6,5 pour cent, celles pour les migrants dans le cadre de l’accord de Dublin ont augmenté de 124 pour cent. En vertu de l’accord de Dublin de l’Union européenne, les demandeurs d’asile peuvent être expulsés vers l’État membre de l’UE dans lequel ils ont demandé l’asile pour la première fois. Vers l’Etat membre, n’est ce pas ridicule et aberrant, alors qu’ils devraient être renvoyés dans leurs pays respectifs.

Chaque année, la France initie entre 75 000 et 90 000 procédures d’expulsion, mais les affaires finissent par des non-expulsions physiques.

Le ministre de l’Intérieur a dit que la priorité actuelle du gouvernement en matière d’immigration est moins axée sur la déportation et plus axée sur la prévention des migrants économiques illégaux, en signant des accords avec les gouvernements à l’étranger.

Le président français Emmanuel Macron a annoncé au début de l’année que la France travaillerait avec le Tchad et le Niger pour créer des centres de traitement des demandes d’asile afin d’éviter les décès dans le Méditerranée et d’empêcher l’afflux massif de migrants économiques en Europe.

Le budget de l’immigration de 2018 devrait également connaître une augmentation de 26% pour atteindre 1,38 milliard d’euros, ce qui permettra de financer des projets d’intégration pour les demandeurs d’asile ainsi que des cours de français, des logements sociaux et d’autres projets. C’est la première fois dans l’histoire que l’intégration des migrants est financée – les migrants précédents se débrouillaient tout seul. Et très bien.

Le budget est loin en dessous du budget de l’immigration de l’Allemagne voisine qui a grimpé à 9,23 milliards d’euros l’année dernière, en hausse de 73% par rapport à 2015.

Même l’Autriche, dont la population est beaucoup moins nombreuse que la France, devrait verser cette année 1,8 milliard d’euros aux demandeurs d’asile, un chiffre proche de l’ensemble du budget militaire du pays.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : traduction © Marina Linardi pour Dreuz.info.

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