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Publié par Magali Marc le 7 décembre 2017

La SPCA de Montréal qui soutient la présence de coyotes en milieu urbain, a bon espoir qu’elle aura l’appui de la mairesse de Montréal.

Fraîchement élue mairesse de la Ville de Montréal le 5 novembre dernier, la successeure de Denis Coderre, Valérie Plante, a décidé de soumettre sa ville à un rituel pénitentiel : elle commence les réunions du conseil de ville en disant de Montréal qu’il s’agit d’un territoire mohawk non cédé.

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Valérie Plante est diplômée en Anthropologie, en muséologie et détient un certificat en en intervention en milieu multiethnique de la Faculté de l’Éducation permanente de l’Université de Montréal.

Elle ne connaît donc strictement rien à la gestion d’une grande métropole comme Montréal. Elle est arrivée en politique municipale avec son sourire béat et son idéologie féministe-gauchiste.

En 2016, Poste de Veille notait que, alors qu’elle était la nouvelle cheffe de l’Opposition officielle à la Ville de Montréal, Mme Plante, reconnaissait bénéficier d’un «privilège blanc» et ressentir du «white guilt».

Elle collaborait avec Haroun Bouazzi et soutenait la demande d’une commission sur le racisme systémique. (On sait que le Premier ministre Couillard a fini par organiser cette commission tenue en catimini à cause de la grogne que cette initiative suscite dans les milieux nationalistes et parce qu’il est à un an de tenir des élections qui pourraient lui faire perdre le pouvoir.)

Selon Mathieu Bock-Côté, cette idée de dire de la ville de Montréal qu’il s’agit d’un territoire mohawk non cédé démontre que Valérie Plante est animée d’un «zèle idéologique dont a l’habitude une certaine gauche qui n’a de cesse de faire le procès du monde occidental».

Mais voilà que maintenant, la SPCA de Montréal se mêle de défendre la présence de coyotes en milieu urbain, notamment dans certains quartiers de la métropole, qu’elle considère comme un phénomène positif qu’il faut aborder sous l’angle de la cohabitation pacifique.

C’est le même raisonnement que celui de Trudeau concernant le retour des djihadistes ou celui de Coderre qui a fait de Montréal une ville refuge pour les sans-papiers: si on est gentil avec eux, les coyotes, les djihadistes et les sans-papiers s’empresseront de cohabiter pacifiquement.

Selon la SPCA, la présence accrue de coyotes dans les villes vient du développement urbain « qui détruit inexorablement l’habitat naturel des coyotes » (encore de la culpabilité!).

L’organisme soutient qu’il ne sert à rien de tenter de les éliminer ou de les relocaliser puisqu’ils ont un impact très positif sur la biodiversité d’une région et sur l’équilibre écologique du milieu (une chance pour Montréal?). Par exemple, le régime alimentaire d’un coyote, explique un expert cité par la SPCA, est en majeure partie composé de rats, de souris et d’autres rongeurs. Il est donc plus convenable, selon l’organisme, de viser à bien cohabiter avec les coyotes en prenant des précautions «comme modifier certaines de nos habitudes de vie et en étant conscients de l’impact de nos gestes sur la faune ».

Sur l’île de Montréal, il y aurait plusieurs centaines de coyotes. Depuis juin 2017, trois coyotes auraient été abattus sur place par des agents de la Faune intervenant sur l’île de Montréal. En outre, 19 coyotes auraient été capturés depuis cet été. De ce nombre, six seraient morts à la suite du piégeage et 13 auraient été relocalisés. D’après la SPCA, ils ont peu de chance de survie dans leur nouveau milieu puisqu’ils sont habitués à vivre en meutes.

«La Ville de Montréal doit donc arrêter d’embaucher des trappeurs», a insisté Mme Devine, qui a bon espoir que l’administration Plante sera plus à l’écoute que l’administration Coderre.

La SPCA de Montréal recommande à la Ville de Montréal de s’inspirer de la ville de Coquitlam en Colombie-Britannique où on impose des amendes de 500$ à ceux qui nourrissent les coyotes, même par inadvertance à cause de poubelles inadéquates ou déposées en dehors des heures de collecte.

Cette position de la SPCA de Montréal est rejetée fermement par un trappeur urbain Sylvain Lévesque.

Pour appuyer ses dires selon lesquels le coyote présente des «risques évidents», M. Lévesque rapporte ce cas d’une jeune joggeuse qui est décédée après avoir été attaquée par des coyotes dans un parc national en Nouvelle-Écosse, en 2009.

Il dénonce d’ailleurs le fait que la SPCA invite les citoyens à adopter les mêmes règles de prévention avec les coyotes qu’avec les ours, notamment de soutenir leur regard tout en s’éloignant doucement à reculons si on se retrouve face à l’un d’entre eux. «Est-ce qu’on accepterait les ours dans la ville de Montréal? Eh bien, c’est la même chose!», a-t-il mentionné.

Le phénomène de migration des animaux s’observe depuis quelques années avec plusieurs espèces en quête de nourriture. «Ils rentrent à Montréal par les voies ferrées et par le bord des autoroutes et si rien n’est fait, c’est sûr qu’il va y en avoir de plus en plus», a conclu l’homme qui réclame vivement un meilleur contrôle de la part des autorités.

Il faudrait savoir: doit-on rendre Montréal aux Mohawks ou aux coyotes?

Et que faire si une meute de coyotes s’attaque à un sans-papiers ou à un réfugié?

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