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Publié par Abbé Alain Arbez le 8 décembre 2017

Arafat avait figé la situation du contentieux palestino-israélien en officialisant des revendications pérennes sans aucune négociation préalable. La rue palestinienne surchauffée par les groupements islamistes locaux faisait d’Al Aqsa son emblème de combat permettant de désigner au monde entier Jérusalem rebaptisée Al Qods, comme sa capitale.

La décision courageuse de Donald Trump a opéré un tournant significatif et redistribué les cartes de la région. Contrairement à ce que répètent en boucle les médias, cette prise de position n’arrive pas de nulle part, si l’on prend en compte la continuité des postures antérieures du monde chrétien à l’égard de la Palestine mandataire ex-ottomane. On comprend mieux la rage d’Erdogan.

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La contribution chrétienne au sionisme :

Précisons en avant-propos qu’aborder la contribution chrétienne au sionisme et à la renaissance d’Israël ne signifie évidemment pas que le christianisme puisse s’approprier ou récupérer à son profit cette espérance fondamentale du judaïsme depuis l’exil et surtout depuis l’an 70 de l’ère chrétienne.

L’an prochain à Jérusalem! est évidemment constitutif de la foi juive avant tout, mais les chrétiens sont directement concernés par ce qui touche à l’alliance entre Dieu et Israël, car c’est bien sur cette alliance-là qu’ils croient avoir été greffés, par l’intermédiaire d’un rabbi juif nommé Yeshua, Jésus, reconnu par ses premiers disciples (tous juifs) comme messie et comme fils de Dieu. Tout ce qui affaiblit l’ancrage d’Israël dans cette alliance (comprenant la terre) opacifie du même coup l’identité chrétienne.

Cette réflexion sur les liens entre sionisme et chrétienté n’a pas non plus pour but de minimiser ou d’exonérer l’hostilité historique des chrétiens envers les juifs, car c’est là une responsabilité écrasante – que les plus belles déclarations ecclésiales n’ont pas effacée – et les figures minoritaires que nous allons évoquer vont paradoxalement nous rappeler combien la fidélité de l’Eglise chrétienne envers ses propres origines s’est toujours montrée à la fois fragile et menacée. Et pourtant le fil rouge du lien spirituel judéo-chrétien a réussi à se maintenir au cours des siècles! Dans la tradition juive, on sait que le petit nombre fidèle est plus essentiel que la grande masse immobile…

>>>> Il y a deux aspects dans le sionisme, un aspect plus spirituel et traditionnel et un autre plus politique et moderne, et les deux sont liés. En d’autres termes, on ne peut pas laisser dire, comme on l’entend ou le lit trop souvent, que la naissance de l’état moderne d’Israël serait simplement une « colonisation » octroyée à la suite de la shoah. La renaissance moderne d’Israël, c’est la conséquence logique d’un processus qui vient de très loin dans l’histoire, et qui n’a jamais cessé au cours des siècles! Un processus dans lequel les chrétiens sont impliqués, qu’ils en soient conscients ou non!

Le cardinal Christophe Schönborn, archevêque de Vienne, a écrit il y a quelques années un article dédié à la mémoire de Théodore Herzl, et il dit ceci:

« C’est un fait aussi bien pour la foi juive que pour la foi chrétienne, qu’il y a eu une fois et une seule, dans l’histoire de l’humanité, un pays bien déterminé, dont Dieu a pris possession pour toujours comme étant Son héritage (1 S,26/19), Son pays (Jr2/7), et qu’Il a confié au peuple élu par Lui, Israël, comme étant Son propre peuple (Dt 1/36). On ne peut guère mettre en doute que la fondation de l’Etat d’Israël soit liée à la promesse biblique de la terre. »

Regardons tout particulièrement comment, malgré un climat général plutôt antijudaïque depuis 2000 ans, des chrétiens ont joué un rôle non négligeable dans l’affirmation publique de la légitimité du retour à Sion des juifs disséminés dans la diaspora.

  • En 2001, l’Eglise catholique a publié sous la signature de Joseph Ratzinger un document du Conseil biblique pontifical qui a pour titre « Le Peuple juif et ses saintes Ecritures dans la Bible chrétienne ». 

Cette réflexion théologique a un double intérêt: d’une part elle rappelle que les chrétiens reconnaissent comme base de leur foi la bible hébraïque, avec l’alliance qui implique le don définitif de la Terre d’Israël à son peuple; d’autre part elle affirme une ligne nouvelle qui accepte comme légitime pour des catholiques le fait de lire la Bible hébraïque en fonction d’une perspective juive, et non plus seulement, comme autrefois, en christianisant d’avance les livres de ce qu’on appelait l’ancien testament. C’est assez novateur comme perspective!

En ce qui concerne l’opinion publique, la question du sionisme et de l’antisionisme est devenue une question d’actualité encore plus aiguë depuis la 2ème intifada. Avec la médiatisation partisane des événements du Proche Orient, on a assisté à l’amplification d’une controverse permanente, avec une montée impressionnante de sentiments hostiles envers Israël. Cela touche bien sûr tous les courants de pensée, mais il s’est créé une vulgate de la pensée unique sur le sujet, provenant plus spécialement des milieux tiers-mondistes, antimondialisation, impliquant par conséquent les chrétiens dits progressistes, aussi bien catholiques que protestants. Ainsi se réveille avec un nouvel habillage une vieille hostilité séculaire qui sommeillait. Une dérive dangereuse à plusieurs titres, exposée par l’excellente analyse de Pierre André Taguieff, la nouvelle judéophobie

Il faut remarquer au passage que les juifs et les chrétiens qui défendent avec conviction la survie d’Israël ne sont pas pour autant anti-palestiniens; en revanche, tous ceux qui se disent pro-palestiniens – et ils sont majoritaires – sont automatiquement anti-israéliens. Il suffit de lire une certaine presse catholique ou protestante pour s’en apercevoir.

Enjeux :

Les enjeux du sionisme ne concernent donc pas que les juifs, ils englobent aussi les chrétiens, et à plusieurs niveaux. Relisons à ce propos cette déclaration limpide du pasteur Martin Luther King, où il affirme:

« tu déclares, mon ami que tu ne hais pas les juifs, que tu es seulement anti-sioniste. Alors sache ceci: antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi! Le sionisme n’est rien moins que le rêve et l’idéal du peuple juif de revenir sur sa propre terre; soutenir le droit du peuple juif à vivre sur l’antique terre d’Israël: tous les hommes de bonne volonté se réjouiront de la réalisation de la promesse de Dieu, que son peuple retourne dans la joie sur la terre qui lui a été volée. C’est cela le sionisme, rien de plus, rien de moins. »

La Bible hébraïque est aussi Ecriture sainte chez les chrétiens. Il est donc assez logique que des chrétiens aient au cours des siècles pris au sérieux ce qu’ils lisaient dans leur texte sacré. Il est logique aussi, quand on connaît les traditions, que les milieux protestants aient souvent été plus sensibles à la thématique de la terre sainte Eretz Israel, du fait que l’accès à l’Ancien Testament était pour eux essentiel, alors qu’il n’était, hélas, devenu qu’accessoire dans le public catholique. Il n’y a que les spécialistes cultivés, les théologiens et les mystiques qui en connaissaient l’importance. Ce n’est que depuis le Concile Vatican II, il y a une soixantaine d’années, que les textes de l’ancien testament (pourtant si bien sculptés pendant des siècles dans la pierre des chapiteaux d’églises et peints sur des icônes expressives) sont lus chaque dimanche et chaque jour de la semaine au cours de la messe…

C’est aussi cette culture biblique bien protestante qui a fait que dans de nombreuses familles on a privilégié à certaines époques les prénoms de baptême hébraïques.

Mais en négatif, il faut relever le fait que, globalement, toutes les traditions chrétiennes, orthodoxes, catholiques et protestantes, ont eu leur part d’antisémitisme au cours des générations précédentes, et plus récemment au moment de la Shoah. Heureusement, des attitudes courageuses et déterminées de laïcs chrétiens, de pasteurs, de prêtres et d’évêques ont apporté un peu de lumière dans cet océan de ténèbres.

Regard historique :

A différentes périodes historiques s’est manifesté dans les milieux chrétiens un intérêt positif pour l’avenir des juifs, précisément en raison de l’enracinement dans la Bible:

Des éléments intéressants sont présentés dans l’étude faite par Yves Chevalier, (des amitiés judéo-chrétiennes), ainsi que dans celle de Sœur Hedwig Wahle, religieuse de ND de Sion.

Il y a d’abord – et ça commence très tôt – les courants millénaristes qui affirment que dans le cadre de la création d’une nouvelle terre par Dieu, les juifs retourneront en Israël, et qu’alors un règne de justice s’étendra sur le monde. Ces croyances ont été partagées par des figures de l’Eglise ancienne comme St Irénée de Lyon ou Méliton de Sardes. Augustin instaure une rupture avec cette façon de penser et ce n’est qu’avec les anabaptistes que cette vision millénariste revient sur le devant de la scène religieuse.

Ces sensibilités ne disparaîtront jamais, même si les Eglises officielles catholiques et réformées se sont montrées hostiles à cette vision, qu’elles jugeaient périlleuse car susceptible de servir de caution à des mouvements d’illuminés ou de révolutionnaires incontrôlables. Parmi les visionnaires spirituels, au 14ème siècle, deux moines frères mineurs, Jean de Roquetaillade, un Français, et Telesforo da Cosenza, un Italien, annoncent une ère nouvelle universelle accompagnée de la restauration d’Israël et de la reconstruction du Temple de Jérusalem. 

Au 16ème siècle, un presbytérien anglais Thomas Brightam et Jakob Böhm, philosophe allemand, (deux mystiques) prévoient le rétablissement des juifs en terre sainte. Le premier y ajoute la chute de l’empire ottoman (qui avait pourtant conquis Constantinople cent ans auparavant!)

17 et 18èmes siècles :

A l’époque de la révolution anglaise, avec Cromwell, les juifs auparavant chassés d’Angleterre y sont réadmis, et les puritains sont persuadés que c’est la dernière étape avant leur rassemblement en Terre promise. Une pétition envoyée au parlement de Londres en 1649 manifeste le désir que « la nation d’Angleterre et les habitants des Pays Bas soient les premiers à transporter les fils et les filles d’Israël dans la terre promise à leurs ancêtres Abraham, Isaac et Jacob pour un héritage éternel… »

Dans le même sens, le père jésuite anglais Paul Sherlock attend le retour des juifs en Palestine. Le protestant John Tillinghast, quant à lui, annonce que les juifs vont de nouveau s’appeler peuple de Dieu, et que de retour en Palestine, ils repousseront le Turc et le Pape ensemble.

En 1686, un huguenot français exilé aux Pays Bas, Pierre Jurieu écrit « L’accomplissement des prophéties » . On peut y lire:

« C’est une chose qui n’a pas d’exemple et qui ne peut se comprendre, que depuis 2000 ans Dieu conserve ce peuple dispersé parmi les nations sans qu’il se confonde avec elles. Cela dit clairement que Dieu les conserve pour une grande œuvre. » Jurieu prévoit un rassemblement, sur la terre promise, des exilés d’Israël. D’autres écrivains comme Jacob Alting et Johann Wilhem Petersen rejoignent son point de vue.

Aux 17ème et 18èmes siècles, l’estime pour les juifs est très influente en particulier à Amsterdam, Hambourg et Londres. Deux facteurs principaux expliquent cette bienveillance significative envers les juifs: la consonance du calvinisme avec la Bible hébraïque, et la présence de marranes aux Pays Bas et en Allemagne. Cette relation amicale avec les juifs est même très perceptible dans l’oeuvre de Rembrandt qui a fixé l’image du judaïsme dans ses gravures et dans ses toiles; il prend des membres de sa propre famille comme modèles de personnages juifs.

A la même époque, Isaac Newton, le célèbre scientifique qui s’intéresse aussi à la théologie, écrit à propos du retour à Sion:  » Le mystère de cette restitution se trouve chez les prophètes, je m’étonne donc avec stupéfaction que si peu de chrétiens arrivent à l’y trouver. Ce mystère consiste dans le retour final de captivité des juifs, leur établissement d’un royaume juste et florissant. »

Son contemporain John Locke, philosophe connu,  affirme aussi sa

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