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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 11 décembre 2017

Lors de la visite officielle du Premier ministre israélien en France ce dimanche 10 décembre, Emmanuel Macron a tenu des propos privés et hors micro avec Netanyahu dont j’ai tenté de reproduire la teneur le plus fidèlement possible :

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« La France est l’amie d’Israël, nous avons un immense respect pour Israël, sa démocratie, son dynamisme économique, son respect des droits de l’homme et des minorités religieuses, une exception criante au Moyen-Orient, sa stabilité alors que vos voisins sont en guerre et se massacrent entre eux.

Mais nous avons un problème : notre population musulmane gagne du terrain. Nous avons peut-être 10 ou 12 millions de Français de religion musulmane, fortement hostiles à Israël.

Les Etats du Golfe nous soutiennent financièrement. Ils investissent massivement chez nous : dans l’industrie, dans l’immobilier, sur les marchés boursiers. Nous ne pouvons pas nous passer d’eux.

Nous ne pouvons pas approuver la décision du Président Trump, même si nous comprenons le pragmatisme américain : après tout, il est difficile de nier que la Knesset, le siège du gouvernement, la Cour suprême, la Banque Nationale d’Israël, la résidence officielle du Président et la vôtre, se trouvent à Jérusalem, que c’est à Jérusalem que nous nous rendons en visite officielle, pas à Tel-Aviv. C’est depuis Jérusalem que vous conduisez la politique du pays, ce qui en fait la capitale effective.

Nous ne nions pas que c’est à Ramallah que le Président Abbas a établi son quartier général, et Arafat avant lui. C’est à Ramallah que l’OLP, le Fatah et toutes les administrations palestiniennes ont leur siège, et non à Jérusalem Est où ils seraient parfaitement en mesure de le faire s’ils le désiraient, car ils savent que nous et le monde les soutiendraient dans cette décision.

Et nous n’ignorons pas l’Histoire, monsieur le Premier ministre : nous savons pertinemment qu’avant 1967, les Palestiniens ne réclamaient pas Jérusalem comme capitale – ils ne parlaient d’ailleurs pas plus de la création d’un Etat palestinien. Nous savons que suite à la guerre de 1948, lorsque la Jordanie a pris le contrôle total de Jérusalem jusqu’en 1967, ni la Ligue arabe ni les Palestiniens n’en ont fait leur capitale. Rien ni personne ne pouvait pourtant les en empêcher.

Mais nous avons les mains liées : nous recevons une grande partie de notre gaz de l’Algérie. Nous recevons notre pétrole des pays du Golfe. Nous vendons de l’armement à l’Iran et à tous les pays arabes de la région, et avons d’énormes contrats avec eux. Nous dépendons politiquement de l’UE qui a condamné la décision du Président Trump. Nous ne pouvons pas, ne voulons pas, risquer tout cela, nous mettre Bruxelles à dos, risquer un boycott économique des nations arabes, pour une dénomination géographique et politique de Jérusalem qui d’ailleurs est contraire aux résolutions des Nations Unies.

Pour cette raison cher Benjamin Netanyahu, nous sommes obligés de dénoncer publiquement la voie choisie par mon homologue américain, et demander qu’il revienne sur sa décision.

Mais vous savez, je sais, nous savons tous qu’il ne changera pas d’avis et qu’il ne fera pas machine arrière : tout cela est destiné au public. Vous savez également que sur la scène géopolitique, nous avons assez peu de pouvoirs dans la région, à part notre siège et notre droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies, et vous savez que nos déclarations sont largement symboliques et qu’elles ne peuvent en rien vous entraver.

Nous espérons que le Président Trump a raison de penser que de reprendre les négociations de paix entre les Palestiniens et Israël sur les bases de la réalité du terrain aidera à la paix. Il n’y a pas grand-chose à perdre à tenter, car les négociations sont au point mort depuis trois ans, mais je ne peux, vous le comprenez, certainement pas le déclarer publiquement. »

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

PS Cette conversation n’a pas existé. Elle est fictive… ou peut-être pas ?

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