FLASH
[18/10/2018] Le juge rejette la demande de Paul Manafort de porter un costume au tribunal plutôt qu’un uniforme de prison  |  Effet Trump : en raison du rééquilibrage des tarifs douaniers sur l’acier, les métallurgistes américains vont obtenir la plus forte augmentation de salaire depuis des années  |  Elections de mi-mandat américaines : Le Comité national républicain a levé 269 millions de $ : « c’est le meilleur chiffre de tous les temps »  |  Effet Trump : après avoir réduit les réglementations, le président demande au gouvernement de réduire ses dépenses de 5%  |  Corée du Sud : vague de protestations du peuple, le gouvernement recule et refuse l’asile à 400 migrants musulmans  |  Le Havre : Les policiers agressés par une dizaine de racailles cagoulés après la saisie de 200 kg de cocaïne  |  Un crédit d’impôts pour héberger des réfugiés : pourquoi les les SDF français n’ont jamais eu ce privilège ?  |  Clermont-Ferrand : Une étudiante violée en pleine rue a reconnu son agresseur – c’est un Algérien  |  [17/10/2018] Tiens tiens, le candidat brésilien soit-disant « extrême-droite » a refusé le soutien de David Duke, l’ex leader du KKK  |  Israël a détruit un autre tunnel terroriste partant de Gaza  |  Après des tirs de roquette depuis Gaza sur Beersheba, Israël a lancé une attaque aérienne d’envergure sur des sites terroristes du Hamas  |  [16/10/2018] La semaine dernière, une frappe aérienne américaine en Somalie a tué une soixantaine de membres du groupe terroriste Al-Shabaab  |  James Wolfe, directeur pendant 28 ans de la sécurité de la Commission du renseignement du Sénat, a avoué avoir menti au FBI et fuité des informations confidentielles au New York Times  |  Usual Suspect : les autorités allemandes annoncent que le preneur d’otages d’hier à Cologne était un Syrien  |  Les USA lancent une nouvelle vague de sanctions contre des entreprises iraniennes  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Abbé Alain Arbez le 11 décembre 2017

« Johnny notre Dieu » était écrit en lettres majuscules sur une des nombreuses pancartes brandies au milieu des « fans » massés par centaines de milliers aux abords de l’église de la Madeleine.

Et visiblement, beaucoup de « fidèles » étaient en état de sidération devant le fait que leur idole puisse mourir malgré une aura quasiment divine. Bien sûr, la tristesse est respectable et là n’est pas le problème.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Il n’est pas question de critiquer ici le fait de dire adieu à Jean Philippe Smet, qui méritait comme tout baptisé les honneurs d’une sépulture chrétienne.

Après cette manifestation profane à l’intérieur d’une église, les commentateurs n’ont pas hésité à parler de « communion » entre les centaines de milliers de participants

Mais la manifestation laïco-cléricale qui s’est déroulée à l’intérieur de l’église et répercutée à l’extérieur – si elle avait l’avantage de rassembler des admirateurs par-delà les clivages de croyance, de statut social et d’appartenance politique – posait tout de même une question : est-ce qu’une liturgie chrétienne d’adieu peut se laisser dominer par une manifestation musicale sans aucun lien avec le sacré et par des discours d’éloge prenant le pas sur les lectures bibliques. La valse hésitation des goupillons sur le cercueil au moment des honneurs en traduisait le décalage.

Traditionnellement, une cérémonie d’adieu pour un défunt, quel qu’il soit, quels qu’aient été les aspects exemplaires de sa vie publique ou privée, doit être conçue comme une prière s’adressant à Dieu pour reconnaître les bienfaits de sa présence dans une vie humaine. Ici, à l’inverse, tout ou presque s’adressait à Johnny, substitut quasi divin et auréolé à la manière d’un héros grec pouvant régir les pensées et les actes des humains. Une ambiance de sensibilité idolâtrique pour une idole du show-biz. Un culte de la personne pour une icône rock and roll.

N’aurait-il pas été plus judicieux de célébrer la mémoire de Johnny en tant qu’artiste dans un lieu neutre ouvert à toutes les opinions, laïques ou religieuses, avec orchestres, prises de paroles multiples et variées, et de réunir ensuite dans un sanctuaire ceux qui partagent la foi chrétienne pour un office vraiment liturgique, avec un accompagnement musical approprié et élevant les esprits au niveau spirituel ? Après cette manifestation profane à l’intérieur d’une église, les commentateurs n’ont pas hésité à parler de « communion » entre les centaines de milliers de participants…

Ainsi va la dérive des repères de la foi, mondanisée et adaptée pour plaire au grand nombre.

D’ailleurs, les journalistes qui commentaient la cérémonie (systématiquement appelée à tort « messe ») n’ont pas relevé la profondeur de l’épître de St Paul sur les qualités de l’amour véritable, non, ils ont retenu le poème des « deux escargots », lu admirablement il est vrai, par un acteur de talent. Ce poème à l’aspect enfantin étant de Jacques Prévert, auteur du fameux : « Notre Père qui êtes aux cieux, restez-y ! ».

Cela dit, qu’il repose en paix !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, pour Dreuz.info.

Loading...
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz