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Publié par Magali Marc le 13 décembre 2017

Grâce à une abominable campagne de salissage, le Démocrate Doug Jones a battu l’ancien magistrat ultra-conservateur Roy Moore.

Les médias se sont empressés de clamer qu’il s’agit d’une magnifique victoire pour les Démocrates et une énorme défaite pour Donald Trump, laissant de côté le fait que le vote a été extrêmement serré puisque Doug Jones a obtenu 49,9% des voix, contre 48,4% pour Roy Moore.

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Doug Jones est devenu le premier sénateur Démocrate à être élu en Alabama en deux décennies. En effet, c’est la première fois depuis 1992 qu’un Démocrate remporte un siège au Sénat en Alabama.

Côté financement, M. Jones a récolté 11,7 millions de dollars et dépensé 9,3 millions tandis que M. Moore a recueilli 5,2 millions de dollars et dépensé 4,5 millions. L’avantage financier de M. Jones lui a permis de dominer les ondes de télévision, où il a diffusé 10 fois plus de publicités que M. Moore, selon Advertising Analytics LLC.

La campagne de Jones a surtout cherché à obtenir l’appui des Républicains modérés vivant dans les banlieues de l’Alabama en rappelant aux électeurs les accusations portées contre M. Moore et la façon dont les personnalités du GOP, y compris le sénateur Richard Shelby, ont pris leur distance avec Moore.

Ils ont également souligné comment Doug Jones a poursuivi en justice deux membres du Ku Klux Klan impliqués dans l’attentat à la bombe de 1963 dans une église baptiste qui a tué quatre filles afro-américaines.

Les sondages à la sortie des bureaux de vote ont montré que pour plus de la moitié des électeurs, les allégations d’inconduite sexuelle de Moore n’étaient pas un facteur important dans leur vote, tandis que 40% ont dit qu’il s’agissait d’un facteur important.

Les électeurs étaient partagés sur le point de savoir si les allégations étaient vraies: 26% affirmaient que les allégations étaient vraies et seulement 16% affirmaient qu’elles étaient certainement fausses.

Les sondages à la sortie des bureaux de vote ont montré que 98% des Démocrates ont voté pour M. Jones, tandis que 91% des Républicains ont soutenu M. Moore.

M. Jones a fait des gains auprès des Républicains modérés qui vivent dans les banlieues, remportant près de 20 pour cent d’entre eux.

M. Jones a bénéficié d’une forte participation de la communauté afro-américaine, qui représente 30 pour cent de l’électorat.

Les allégations d’inconduite sexuelle contre Moore ont commencé le 9 novembre, lorsqu’il a été rapporté par le Washington Post qu’il avait eu des relations inappropriées avec des adolescentes alors qu’il était dans la trentaine. Moore a nié les allégations tout au long de la campagne, et a remis en question la crédibilité de ses accusateurs. En fin de compte, c’est par une marge étroite que les électeurs de l’Alabama ont choisi de croire les accusatrices – par un écart de 49% contre 44%. Près des deux tiers (64%) ont déclaré que les allégations avaient influencé leur vote – et ces électeurs ont massivement voté pour Jones.

Les allégations ont également joué un rôle dans la décision d’aller voter ou non. Parmi les non-votants, près de six sur dix (57%) ont déclaré que les allégations avaient joué un rôle important dans leur décision de ne pas voter, tandis que 58% des non-votants les ont cru.

Le président Trump, qui a remporté l’Alabama par 28 points en 2016, a tardivement accordé son appui à Moore, soit le 4 décembre.

Les deux tiers des électeurs (66%) ont dit que Trump n’avait pas influencé leur vote.

Plus de neuf électeurs sur dix (91%) ont déclaré que la moralité des candidats a influencé leur vote tandis que pour 88% des répondants c’est plutôt de savoir quel parti a le contrôle du Congrès. Jones a obtenu l’appui de ceux qui ont dit que la moralité avait une influence sur leur vote par 16 points (57% contre 41%). Par contre, Moore a obtenu l’appui de ceux pour qui le contrôle partisan du Congrès était plus important par 57% contre 41%.

La question de l’avortement était aussi un facteur important dans cette élection puisque huit électeurs sur dix (79%) ont dit que l’avortement influençait leur vote. Moore a obtenu leur appui par une marge de 30 points. Une majorité d’Alabamiens (54 pour cent) croit que l’avortement devrait être illégal – et a voté pour Moore par une marge de 46 points, soit 72% contre 26%.

Bien que les questions de politique ont la plupart du temps pris le pas sur la campagne électorale, les électeurs étaient surtout préoccupés par l’économie et les soins de santé, suivis par les relations raciales et l’immigration.

Les électeurs pour lesquels les relations raciales sont le problème le plus important auquel le pays fait face (+55 points) ont voté pour Jones tandis que Moore a obtenu les votes des électeurs qui privilégient l’économie (+16 points) et ceux qui attachent de l’importance à la question de l’immigration (+73 points).

Conclusion

La victoire de Jones réduit l’avantage du GOP au Sénat américain portant le nombre de Républicains à 51 contre 49 Démocrates.

Cette nouvelle donne met en péril les propositions fiscales, budgétaires et de santé républicaines déjà incertaines et injecte de l’énergie dans les efforts du Parti Démocrate en vue de reconquérir les majorités à la Chambre et au Sénat en 2018.

Jones (et ceux qui l’on appuyé) a réussi à créer une coalition improbable d’Afro-Américains, de Blancs libéraux et de Républicains modérés.

Son plus fort soutien est venu des grandes zones urbaines, y compris Montgomery, Birmingham, Mobile, Tuscaloosa et Huntsville. Le taux de participation dans ces régions, qui comprend une grande population afro-américaine, a également été plus élevé que dans les régions les plus Républicaines de l’État.

Les Démocrates n’étaient pas censés avoir une chance en Alabama, l’un des États les plus Républicains de la nation. Trump y a battu la Démocrate Hillary Clinton par près de 28 points il y a seulement 13 mois.

Mais Roy Moore traîne un bagage politique qui répugne à certains Républicains modérés (on songe à son installation d’une stèle de granit de 2,5 tonnes représentant les Tables de la Loi dans le bâtiment de la Cour suprême ou à son opposition à la théorie de l’évolution) avant même que des allégations d’inconduite sexuelle n’apparaissent.

Jones a pu être élu par une très petite marge parce que les Républicains étaient divisés.

La preuve est faite pour les Démocrates que s’ils peuvent trouver des femmes qui accusent des candidats Républicains d’inconduite sexuelle, ils peuvent emporter le vote même dans un État qui vote majoritairement Républicain depuis plus de 20 ans.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Cette article est basé sur les sources suivantes:
Washington Times, Fox News, New York Post, Toronto Sun, Breibart.

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