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Publié par Albert Bertold le 26 décembre 2017
Militant anticorruption Alexei Navalny

Hier lundi 25 décembre, les responsables du Kremlin ont bloqué la candidature du principal opposant de Vladimir Poutine à la présidence russe.

La Commission électorale centrale de la Russie a voté pour empêcher le blogueur et charismatique militant anticorruption Alexei Navalny de se présenter, citant une condamnation dans une affaire de fraude que beaucoup considèrent comme une vengeance politique, a rapporté Associated Press.

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Summum du cynisme, la Commission électorale centrale a décidé à l’unanimité que le militant anti-corruption n’était pas éligible.

La décision de blocage est intervenue juste le lendemain du jour où Navalny a annoncé sa candidature à la présidence !

Poutine est donné favori pour remporter les élections de 2018, et malgré son taux de popularité de 80%, il ne tolère aucune opposition réelle, un trait constant de l’héritage communiste (Poutine est un ancien du KGB), et souhaite que sa victoire soit éclatante. Elle sera son quatrième mandat.

Navalny, 41 ans, est le plus sérieux challenger de Poutine de toutes ses années au pouvoir, et les poursuites judiciaires contre lui ont été largement considérées comme un outil pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle.

Navalny s’est attiré l’attention positive de la population russe pour avoir organisé une série de manifestations anti-corruption.

Apprenant son interdiction de se présenter, Navalny a déclaré dans un message enregistré :

« La procédure que nous sommes invités à suivre n’est pas une élection. Seul Poutine et les candidats qu’il a choisis [parce qu’ils ne peuvent pas gagner] y participent.

Aller aux urnes, c’est voter pour les mensonges et la corruption. »

2012, une victoire digne d’une République bananière

  • En mars 2012, le lendemain de la victoire avec 64% des votes qui confirmait Poutine comme le leader principal de la Russie depuis 18 ans, des observateurs de l’ONG pour la Sécurité et la Coopération en Europe et de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe dénonçaient les nombreuses malversations électorales, indiquant que Poutine, comme dans les régimes totalitaires, n’avait eu aucun réel opposant, et avait injustement profité pour sa réélection des dépenses faramineuses du gouvernement en son nom.
  • Quand il fut réélu, l’Union européenne et les États-Unis demandèrent une enquête « indépendante et crédible » sur les allégations de fraude électorale, tout en déclarant qu’ils étaient prêts à travailler avec Poutine dans son nouveau rôle.
  • Quelques jours plus tard, lors de manifestations contre la fraude électorale, la police arrêtait le blogueur Alexei Navalny, la figure la plus charismatique de l’opposition, ainsi que des centaines de militants. La police indiqua que 250 personnes furent emprisonnées, bien que beaucoup d’entre elles furent libérées le lendemain matin.
  • 300 autres personnes furent arrêtées après une manifestation similaire à Saint-Pétersbourg.
  • Ces arrestations politiques furent l’objet de critiques par l’ambassadeur américain Michael A. McFaul, qui déclara dans un tweet qu’il était « troublant de voir des arrestations de manifestants pacifiques sur la place Pouchkine ».
  • Mikhaïl D. Prokhorov, le milliardaire qui était arrivé troisième aux élections, écrivit sur Facebook qu’il était « indigné du recours à la force par Poutine  contre les gens qui sont venus exprimer leur position civique ».  
  • « Depuis le 6 mai 2012, la veille où Poutine a été inauguré pour son troisième mandat en tant que président – la police de Moscou a procédé à plus de 1.000 arrestations et effectué pas moins de 100 passages à tabac » contre des manifestants pacifiques, déclarait Masha Gessen, l’auteure d’un livre critique de Poutine, l’homme sans visage*.

Les critiques de Poutine qui ont été assassinés

L’assassinat du politicien d’opposition Boris Nemtsov près du Kremlin le 27 février 2015 fait de lui le plus récent critique vocal du président russe Vladimir Poutine à mourir violemment dans des circonstances suspectes.

Avant lui,

  • L’ancien espion russe Alexandre Litvinenko est décédé à Londres en novembre 2006, près de trois semaines après avoir bu du thé empoisonné au polonium-210 radioactif, et après avoir fui la Russie et accusé Poutine de corruption, et d’avoir bombardé plusieurs blocs d’immeubles qui ont servi de prétexte au déclenchement de la seconde guerre tchétchène en 1999, dont la popularité l’a aidé à prendre le pouvoir en Russie.

« Le gouvernement utilise les services spéciaux pour liquider ses ennemis « , déclarait peu de temps après l’ancien officier du KGB et ancien membre du parlement russe Gennadi V. Gudkov, au New York Times. « Ce n’est pas seulement Litvinenko, mais beaucoup d’autres que nous ne connaissons pas, [dont la mort] est classée comme accidents ou peut-être à moitié accidentelles. »

  • Alexander Perepilichny, un oligarque russe impliqué dans la dénonciation d’une importante affaire de fraude fiscale au Kremlin qui impliquait Poutine, est mort à 44 ans en 2012 alors qu’il faisait du jogging dans l’un des plus riches lotissements de Londres. Pereplichny était en parfaite santé, et en 2015 un botaniste a découvert qu’il avait ingéré un poison extrêmement rare appelé gelsemium. Le gelémium ne pousse que dans l’Himalaya et a été utilisé par la Chine pour commettre des assassinats pendant des siècles.
  • La journaliste Anna Politkovskaya, 48 ans, éminente critique de Vladimir Poutine, a été abattue le 7 octobre 2006, jour de l’anniversaire du président, dans son appartement de Moscou. Elle a été tuée de deux balles dans la poitrine, une dans l’épaule et une à bout portant dans la tête.

Politkovskaïa s’était spécialisée dans la dénonciation de la corruption et des violations des droits de l’Etat sous Poutine. Elle a été saluée internationalement pour ses reportages dans le journal critique de Poutine, Novaya Gazeta, concernant les exactions russes en Tchétchénie et pour son livre sur la Russie de Poutine.

Les rédacteurs en chef et les journalistes de Novaya Gazeta ne croient pas que Poutine ait ordonné les meurtres de leurs collègues, selon Katrina vanden Heuvel, rédacteur en chef de la revue libérale The Nation qui a passé plusieurs décennies de reportage de Moscou. Cependant, a-t-elle dit le 21 décembre 2016 dans l’émission Morning Joe, ils croient que Poutine « a créé le climat » dans lequel les meurtres sont possibles.

  • L’avocat Sergei Magnitsky est décédé en garde à vue en novembre 2009 après avoir été privé de soins médicaux et brutalement battu.

Il avait été chargé par l’homme d’affaires britannique William Browder d’enquêter sur une fraude fiscale de plusieurs millions d’euros contre l’État russe dans laquelle les entreprises de M. Browder avaient été involontairement impliquées. Mais lorsque Magnitsky a découvert des preuves suggérant que des hauts fonctionnaires de police étaient derrière la fraude, il a été arrêté et accusé de l’avoir fait lui-même.

  • Natalia Estemirova a été retrouvée mort quelques heures après avoir été enlevée le 15 juillet 2009 à Grozny, la capitale tchétchène.

La célèbre militante des droits de l’homme de 51 ans avait recueilli des preuves de violations des droits de l’homme en Tchétchénie sous les ordres de Poutine depuis le début de la deuxième guerre en 1999.

Elle avait également travaillé avec la journaliste d’investigation Anna Politkovskaïa, assassinée en 2006.

  • Stanislav Markelov, célèbre avocat spécialiste des droits de l’homme, a été abattu en plein jour le 19 janvier 2009.
  • La journaliste Anastasia Baburova, 25 ans, a été abattue après avoir tenté de lui venir en aide.

Markelov venait de tenir une conférence de presse pour protester contre la libération anticipée d’un colonel de l’armée russe emprisonné pour le meurtre d’une jeune Tchétchène.

Il avait également représenté la journaliste Anna Politkovskaïa, assassinée.

  • Un autre journaliste d’investigation, Paul Klebnikov, un Américain d’origine russe, a été tué devant son bureau lors d’une fusillade à Moscou en 2004. Il était le rédacteur en chef de Forbes Russie.

M. Klebnikov avait écrit sur la corruption en Russie et Forbes avait publié une liste des personnes les plus riches de Russie toutes très proches de Poutine.

  • Sergei Yushenkov coprésident du mouvement libéral russe, a été assassiné devant son domicile à Moscou, le 17 avril 2003.Selon le Moscow Times, il a été abattu quelques heures après que le ministère de la Justice eut officiellement enregistré son mouvement libéral russe en tant que parti.
  • Autrefois l’un des hommes les plus puissants de Russie, le magnat Boris Berezovsky était le chef des soi-disant « oligarques » qui exerçaient le pouvoir pendant la présidence de Boris Eltsine dans les années 1990.

Mais après s’être disputé avec M. Poutine, il s’est enfui et s’est installé en Grande-Bretagne, où il est devenu un franc critique du nouveau président.

Il a été retrouvé mort dans sa maison du Berkshire en mars 2013 dans un « suicide apparent ».

  • Le 9 mars 2000, le célèbre journaliste d’investigation Artyom Borovik mourut dans un mystérieux accident d’avion. Borovik était devenu célèbre aux Etats-Unis pour son reportage sur la guerre en Afghanistan. Il avait été correspondant de l’émission d’enquête 60 minutes, et avait lancé plusieurs enquêtes et émissions de télévision très critiques du régime de Poutine.
  • Le 16 juillet 2000, le journaliste Igor Domnikov est décédé d’une attaque dans son appartement après avoir dénoncé dans un rapport la corruption du gouvernement Poutine.

« Les assassinats de critiques du Kremlin n’ont pas besoin d’être signés par Poutine personnellement », a suggéré Harley Balzer, un professeur de droit internationales à l’Université de Georgetown qui se spécialise dans les études russes et est-européennes, corroborant les déclarations de Katrina vanden Heuvel.

  • 26 juillet 2000: Sergey Novikov, propriétaire de la station de radio indépendante Vesna, a été abattu dans son appartement. M. Novikov critiquait vivement la corruption du gouvernement local.
  • 21 sept. 2000: Iskandar Khatloni, correspondant de Radio Liberty, meurt sous les attaques d’un agresseur inconnu. Ancien correspondant de la BBC, il couvrait les violations des droits de l’homme en Tchétchénie.
  • 3 oct. 2000: Sergey Ivanov, le directeur de la chaîne de télévision indépendante et influente Lada, a été abattu dans son appartement.
  • 21 nov. 2000: Le cameraman Adam Tepsurgayev, qui a tourné la plupart des images de Reuters du deuxième conflit tchétchène, a été abattu dans un village tchétchène. Le gouvernement russe prétend que les guérillas tchétchènes ont assassiné Tepsurgayev, mais les habitants de la région ont émis de sérieux doutes.
  • 3 février 2001: Le photographe Valery Kondakov a été tué après la publication des photos qu’il a prises des hôtels particuliers de l’élite urbaine dans la ville d’Armavir.
  • 18 septembre 2001: Eduard Markevich, le rédacteur en chef et éditeur d’un journal local, a été abattu dans le dos après avoir reçu des menaces et survécu à une attaque précédente. Markevich a souvent écrit sur la corruption locale et les auteurs présumés de son assassinat sont des fonctionnaires du gouvernement.
  • 9 mars 2002: Natalya Skryl, journaliste locale, est décédée d’une attaque. Elle avait l’intention de publier un article sur la lutte pour le contrôle d’une usine métallurgique locale.
  • 29 avril 2002: Valery Ivanov, rédacteur en chef du journal indépendant Tolyatinskoye Obozreniye, a reçu huit balles dans la tête. Son journal était connu pour ses reportages sur le crime organisé local, le trafic de drogue et la corruption du gouvernement.
  • 18 avril 2003: Dmitry Shvets, le directeur adjoint de la chaîne de télévision indépendante TV-21, connu pour ses reportages critiques sur les politiciens, a été abattu à l’extérieur des bureaux de la chaîne. Il enquêtait sur les liens d’un candidat à la mairie avec le crime organisé.
  • 3 juillet 2003: Yuri Shchekochikhin, rédacteur en chef adjoint de Novaya Gazeta, est décédé d’une réaction allergique aiguë alors que ses proches pensent qu’il a été empoisonné. Shchekochikhin travaillait sur une affaire de corruption impliquant des hauts fonctionnaires du gouvernement. Le gouvernement de Poutine n’avait pas ouvert d’enquête et dit qu’il n’y avait aucune preuve d’acte criminel.
  • 3 juillet 2003: Le journaliste Alikhan Guliyev a été abattu dans son immeuble. Guliyev avait accusé un homme politique influent d’avoir commis des violations électorales.
  • 9 oct. 2003: Un an après l’assassinat de son prédécesseur Valery Ivanov, le rédacteur de Tolyatinskoye Obozreniye Aleksei Sidorov a été poignardé par deux assaillants inconnus après avoir reçu des menaces.
  • 21 mai 2005: Le Cameraman Pavel Makeev, alors qu’il faisait un reportage sur des courses illégales, a été retrouvé mort sur le bord d’une route.
  • 28 juin 2005: Magomedzagid Varisov, auteur de chroniques politiques critiques pour l’hebdomadaire Novoye Delo, a été abattu dans sa voiture par des inconnus armés de mitrailleuses au Daghestan.
  • 8 janv. 2006: Le journaliste Vagif Kochetkov, qui a écrit pour les journaux Trud et Tulskii Molodoi Kommunar, est mort d’une attaque. Les fonctionnaires ont étiqueté sa mort comme étant le résultat d’un vol qualifié, bien que seuls des documents liés à son travail et son téléphone cellulaire ont été dérobés, alors que son portefeuille et son manteau de fourrure ne l’ont pas été. Un homme d’affaires local a été accusé de l’attaque, mais plus tard, il a déclaré qu’il avait été contraint de se confesser.
  • 30 nov. 2006: Le journaliste d’investigation de renom Maksim Maksim Maksimov a été déclaré mort. Il a disparu deux ans plus tôt alors qu’il enquêtait sur la corruption locale à St. Petersbourg.
  • 2 mars 2007: le correspondant de la défense Ivan Safronov est décédé en tombant mystérieusement d’une fenêtre du cinquième étage alors qu’il enquêtait sur la vente d’armes russes à la Syrie et à l’Iran. Safronov embarrassait les officiels militaires avec des rapports sur des problèmes concernant le programme nucléaire de la Russie.
  • 31 août 2008: Magomed Yevloyev, propriétaire du site d’informations indépendant Ingouchie, a été abattu alors qu’il était en garde à vue. Le site avait couvert la corruption, les violations des droits de l’homme, les meurtres non résolus et la fraude électorale lors de l’élection présidentielle de 2008.
  • 4 janv. 2009: Le directeur de la publicité Vladislav Zakharchuk est décédé dans un incendie dans les locaux du journal d’opposition Arsenyevskiye Vesti, connu pour ses critiques des autorités locales. La cause de l’incendie est supposée criminelle.
  • 30 mars 2009: le concepteur Sergei Protazanov est décédé après une attaque d’assaillants inconnus. Protazanov faisait partie de la rédaction de Grazhdanskoe sogalsie, un journal connu pour sa couverture critique du parti au pouvoir en Russie.
  • 15 déc. 2011: Le fondateur d’un journal indépendant Gadzhimurad Kamalov a été abattu devant son bureau au Daghestan. Son journal Tchernovik était connu pour ses enquêtes sur la corruption du gouvernement.
  • 7 février 2012: Le rédacteur en chef Victor Aphanasenko meurt après avoir subi une mystérieuse blessure à la tête dans sa maison. Les fonctionnaires dirent qu’il avait glissé. Aphanasenko avait enquêté sur les raids dans le sud de la Russie.
  • 8 avril 2013: Mikhaïl Beketov, rédacteur en chef fondateur du Khimiki, est décédé après une attaque perpétrée en 2008 par des inconnus qui l’ont laissé dans un état grave, amputé et incapable de parler. Beketov avait couvert la corruption du gouvernement et la destruction prévue de la forêt de Khimki pour faire place à une route à péage.
  • 18 mai 2013: Nikolaï Potapov, ancien fonctionnaire du gouvernement et rédacteur en chef fondateur du journal local Selsovet, a été abattu dans la région de Stavropol. Selsovet était connu pour sa couverture de la corruption gouvernementale.
  • 9 juillet 2013: Akhmednabi Akhmednabi Akhmednabiye, rédacteur en chef adjoint du journal indépendant Novoye Delo, a été abattu devant sa maison au Daghestan. Il a couvert la corruption gouvernementale, les enlèvements, les abus policiers et la torture.
  • 4 décembre 2013: Arkady Lander, rédacteur en chef du journal d’opposition Mestnaya, est mort après une attaque par des agresseurs à Sotchi. Il couvrait des affaires de corruption et de fraude électorale.
  • 1er août 2014: Le corps du journaliste indépendant et militant civil Timour Kuashev a été découvert dans les bois après sa disparition un jour plus tôt. Kuashev a été menacé par la police après avoir fait état de violations des libertés civiles et des droits de l’homme commises par les forces de sécurité.

Les procès suspects d’opposants à Poutine

  • Alexei Navalny. L’avocat et militant blogueur anti-Poutine qui vient d’être interdit de se présenter à la présidentielle, et son frère Oleg ont été accusés d’avoir fraudé plusieurs entreprises, dont la filiale russe de la société française de cosmétiques Yves Rocher.

Alors âge 38 ans,  Navalny a pris de l’importance en exposant la corruption politique de Poutine sur son blog, avant de devenir un orateur éminent lors de rassemblements anti-Poutine. Il a inventé l’expression « parti des escrocs et des voleurs » pour décrire la Russie de Poutine.

Navalny a été reconnu coupable de fraude et condamné à une peine d’emprisonnement avec sursis de trois ans et demi. Son frère Oleg a été emprisonné pour la même période.

En octobre 2017, la Cour européenne des droits de l’homme a statué que l’affaire de fraude contre Alexey et Oleg Navalny contre la société Yves Rocher a été jugée en violation du droit à un procès équitable.

  • Sergei Udaltsov, le chef du groupe politique du Front de gauche, âgé de 37 ans et sa femme Anastasia ont été surnommés « le couple révolutionnaire russe ».

Après avoir joué un rôle de premier plan dans les manifestations anti-Poutine, M. Udaltsov a été inculpé pour une manifestation organisée la veille de l’investiture de M. Poutine pour son troisième mandat présidentiel en mai 2012.

Il a été emprisonné pendant quatre ans et demi pour avoir organisé la manifestation.

  • Leonid Razvozzhaev, un ami de Sergei Udaltsov au Front de gauche, a fait face aux mêmes accusations mais a fui la Russie et a tenté de demander l’asile politique en Ukraine voisine.

Il a déclaré que pendant l’examen de sa demande, il a été enlevé, ramené en Russie, torturé et forcé de signer des aveux qu’il a ensuite reniés.

  • Mikhail Kosenko, un militant politique anti-Poutine, a été reconnu coupable de violence contre des policiers pendant les mêmes manifestations sur la place Bolotnaya où Sergei Udaltsov et Leonid Razvozzhaev ont été emprisonnés.

Malgré les témoignages selon lesquels il manifestait pacifiquement, Kosenko a été condamné à une peine de détention psychiatrique à vie. Il a été libéré en juillet 2014.

Amnesty International déclara à cette occasion : « Le seul crime commis par Kosenko était d’exprimer publiquement ses convictions. Cela rappelle les tactiques de l’ère soviétique quand les autorités ont utilisé les traitements psychiatriques pour faire taire les voix dissidentes. »

  • Vladimir Yevtushenkov, l’un des hommes les plus riches de Russie, a été placé en résidence surveillée en Septembre 2015 suite à des accusations de blanchiment d’argent pour son achat d’une participation de contrôle dans la compagnie pétrolière

Il fut libéré de son assignation à résidence le 17 décembre 2015 et a salué lors de la conférence de presse annuelle de M. Poutine deux jours plus tard.

Cependant, les critiques du Kremlin affirment que cette affaire fait partie d’une tentative de Poutine de reprendre le contrôle des actifs pétroliers et gaziers vendus dans le cadre des privatisations chaotiques des années 1990.

Son arrestation a conduit à des comparaisons avec le cas de Mikhaïl Khodorkovski.

  • Mikhaïl Khodorkovski était l’un des premiers « oligarques » – ces magnats qui ont profité de l’effondrement de l’Union soviétique au début des années 1990 pour faire fortune – avant d’user de leur influence pour gouverner la Russie pendant la faible présidence de Boris Eltsine, atteint par la maladie.

En 2003, M. Khodorkovsky a été arrêté pour fraude. Il a été emprisonné pendant neuf ans et sa compagnie pétrolière Yukos a été démantelée par l’État. Lui et son associé, Platon Lebedev, ont de nouveau été jugés en 2010, cette fois pour détournement de fonds, et ont été emprisonnés pour quatre années supplémentaires.

M. Khodorkovsky fut soudainement libéré en décembre 2013.

Les deux procès ont été perçus comme étant politiquement motivés, et comme un signal de la part de Poutine aux riches et puissants de réfléchir à deux fois avant de soutenir les partis d’opposition.

  • En 2000, les autorités ont perquisitionné les bureaux de la grande chaîne de télévision NTV et arrêté son propriétaire Vladmir Gusinsky pour fraude. Les accusations ont été abandonnées lorsque Gusinsky a accepté de vendre son empire médiatique à une société contrôlée par l’État.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Albert Bertold pour Dreuz.info.

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Sources :

http://time.com/5079136/alexei-navalny-vladimir-putin-russia/

https://en.crimerussia.com/gromkie-dela/echr-vs-yves-rocher-case-alexey-and-oleg-navalny-were-unjustly-convicted/

https://news.sky.com/story/the-putin-critics-who-have-been-assassinated-10369350

Putin’s Opponents ‘Dying Left And Right’ In Strange Circumstances

http://www.politifact.com/punditfact/article/2016/jan/04/does-vladimir-putin-kill-journalists/

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