Publié par Dreuz Info le 24 décembre 2017

Les 83 élèves de Langon ne connaîtront pas la fin de L’Étoile de Noël, leurs enseignants s’étant rendus compte au cinéma que le dessin animé américain n’était pas «très laïc» car il évoquait la Nativité.

Une suspension de séance qui déclenche l’indignation de nombreux internautes sur les réseaux sociaux.

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Les fêtes de Noël, mais sans la nativité. Le groupe de 83 écoliers qui assistait le 13 décembre à une projection scolaire au cinéma Le Rio à Langon en Gironde n’a pas pu voir jusqu’au bout le dessin animé L’Étoile de Noël car leurs enseignants se sont rendu compte que ce film d’animation américain n’était pas «très laïc», comme le révèle ce samedi Le Républicain Sud-Gironde .

«Un petit âne courageux, Bo, rêve d’une vie meilleure loin du train-train quotidien du moulin du village. Un jour, il trouve le courage de se libérer pour vivre enfin la grande aventure avec une brebis, une colombe, trois chameaux déjantés et des animaux de la ferme, très excentriques…», indique le synopsis du dessin animé. Une description qui n’a pas permis aux professeurs de comprendre que L’Étoile de Noël était en réalité une variation autour de la naissance de Jésus. L’affiche, représentant une crèche, était pourtant assez suggestive.

«Il ne s’agit pas d’un film sur une légende de Noël mais sur l’histoire de la nativité»

«J’avoue que je n’avais pas vu le film avant, il vient d’un grand studio américain», reconnaît le responsable du cinéma, Emmanuel Raymond, qui a remboursé la séance aux élèves. Les écoliers sont retournés en classe et une autre séance de cinéma aura lieu un peu plus tard.

Cette nouvelle a fait réagir samedi les réseaux sociaux, de nombreux internautes estimant que ce rejet du film au nom de la laïcité illustrait en réalité une forme de «christianophobie».

Une polémique qui vient dans la droite ligne de celles suscitées ces dernières années par la présence de crèches de Noël dans les mairies ou, plus récemment par le descellement de la statue de Jean-Paul II à Ploërmel.

Des internautes ont aussi été étonnés de la description qui avait été faite de l’histoire, notamment ces deux phrases lues dans Le Républicain Sud-Gironde :

«Mais on se rend compte au fil de l’histoire qu’il ne s’agit pas d’un film sur une légende de Noël mais sur l’histoire de la nativité, de la naissance de Jésus, du périple de Marie et Joseph jusqu’à Bethléem… Le film puise d’ailleurs son contenu dans les Évangiles, ce qui n’est pas laïque».

Certains choisissent l’ironie pour dénoncer cette incroyable histoire, comme un étudiant de Sciences Po qui écrit sur Twitter: «Ouf! On a évité le pire: des enfants auraient pu appendre l’origine d’une des traditions les plus importantes de notre pays. Heureusement que les enseignants ont réagi à temps…». Avant de lâcher avec humour: «Et #JoyeuxDécembre à tous!».

D’autres prennent moins de pincettes, comme le député (LR) d’Eure-et-Loir, Olivier Marleix, qui résume l’affaire par un simple «délirant».

L’abbé Grosjean en a appelé au ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer. «Personne ne devrait leur en vouloir de nourrir ainsi la culture historique et religieuse de leurs élèves…», commente-t-il dans un message qui a déjà été retweeté plus de 1000 fois dimanche à 14 heures 30.

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