Publié par Abbé Alain René Arbez le 2 décembre 2017

Si l’avent nous prépare à célébrer Noël, il devrait surtout nous aider à accueillir l’avènement du Royaume de Dieu : rappelons-nous que – depuis 2000 ans – la fête centrale du christianisme est Pâques, mémoire de la libération du peuple de Dieu et de la résurrection de Jésus vainqueur de la mort.

Comme l’a mis en valeur Sainte Edith Stein, Pâques et Noël sont deux fêtes indissociables dans la compréhension de notre foi. Résurrection et incarnation sont liées dans le mystère du salut.

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Le thème principal de l’avent est la lumière. Une invitation à rester attentifs et vigilants en reprenant conscience du règne de Dieu qui advient au cœur du temps et des obscurités du monde. Avec l’accomplissement des anciennes prophéties d’Israël, la venue du Messie se conjugue avec l’attente de son retour en gloire. Les grands témoins du temps de l’avent sont le prophète Isaïe, Jean-Baptiste et Marie. Leur apport spirituel est complémentaire dans notre cheminement et cela nous rappelle le lien indéfectible entre ancien et nouveau testaments.

  • Isaïe exprime l’espérance messianique en annonçant la naissance de l’Emmanuel (Immanou-El = Dieu avec nous) où se rejoignent intentions de Dieu et désirs de l’humanité.
  • Jean-Baptiste annonce la venue du Messie attendu et, comme  précurseur, il en prépare l’accès par un baptême de conversion.
  • Marie, jeune fille juive fervente imprégnée de la spiritualité des pauvres de Yahvé, donne à Dieu son acceptation pour donner visage humain à la Parole.

Durant ce temps de l’avent, quatre pistes s’offrent à nous pour le vivre intérieurement : l’attente. La vigilance. Le désir. La patience.

L’attente. Nous en faisons chaque jour de multiples expériences. Dans le verbe « attendre », il y a le mot « tendre » vers ; ce qui signifie élan, mouvement et dynamisme. Nous allons à la rencontre de Celui qui vient, mais Dieu attend aussi une attitude de notre part. L’attente est réciproque.

La vigilance. L’attente s’accompagne souvent d’attention et de vigilance. Comme les consacrés qui veillent sur nous par leur prière, nous pouvons prier en devenant sensibles aux signes des temps qui exigent de notre part une vigilance de l’esprit et du coeur.

Le désir. L’étymologie de ce mot est parlante : desiderium, le préfixe de exprime l’absence et sidus signifie étoile, comme dans sidéral. Le désir, durant ce temps de l’avent, c’est la recherche de cette étoile qui nous manque. A Noël, nous la retrouverons en compagnie des roi-mages de l’Epiphanie.

La patience. Nous aimons voir advenir ce que nous attendons : davantage de justice, d’esprit de communion. La vie est un cadeau dont il faut savoir remercier Dieu chaque jour. La patience sera preuve de maturité et de maîtrise de soi. Jamais passivité, elle manifeste une forme de respect du rythme des autres. Bonnes semaines de l’avent !

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, pour Dreuz.info.

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