Publié par Dreuz Info le 2 janvier 2018

Le Congrès exige que le département de la Justice remette tous les documents relatifs à l’activité de l’administration Obama pour protéger les activités du Hezbollah visant à apaiser l’Iran.

Selon la lettre envoyée au procureur général Jeff Sessions et dont nous avons pris connaissance, le Congrès a ordonné au département de la Justice de remettre tous les documents et messages qui pourraient être liés aux efforts récemment dévoilés, par le site Politico, de l’administration Obama pour saper l’enquête sur le groupe terroriste Hezbollah et ses financiers iraniens.

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Cette lettre représente la première salve d’une nouvelle enquête menée par les dirigeants du Congrès sur des allégations selon lesquelles les hauts responsables de l’administration Obama ont fait obstruction à la justice en bloquant dix ans d’efforts de l’Agence de lutte contre la drogue (Drug Enforcement Agency ou DEA) pour dévoiler les opérations illicites du Hezbollah aux Etats-Unis.

L’administration Obama, que des hauts responsables du Congrès ont qualifié de s’être rendue coupable d’activités « potentiellement criminelles », a interféré avec l’enquête de la DEA sur les activités de trafic de drogue du Hezbollah afin d’éviter d’indisposer son grand patron, l’Etat terroriste iranien, et préserver les chances de signer l’accord sur le nucléaire.

« Je croyais depuis longtemps que l’administration Obama ne pouvait pas faire plus de courbettes qu’il n’en a fait pour apaiser le régime iranien, et pourtant nous apprenons qu’Obama a bloqué l’enquête sur un trafic de drogue d’un milliard de dollars qui a rempli les poches du groupe terroriste Hezbollah. Tout cela pour sauver son contrat iranien très convoité », a déclaré le représentant Ron DeSantis (Républicain, district de Floride).

« Le Hezbollah est un groupe terroriste dont les mains sont tachées de sang américain et il serait inadmissible que la politique américaine renforce délibérément une organisation si malfaisante », a-t-il ajouté.

Les dirigeants du Congrès ont donc entamé une enquête officielle sur cette affaire et ont demandé au département de la Justice de remettre «tous les documents et messages» susceptibles d’éclairer «l’interférence dans les efforts de la DEA contre le Hezbollah».

« Nous avons la responsabilité de vérifier la véracité de ces allégations [parues dans Politico], et si elles sont exactes, nous devons établir si l’administration a entravé l’application de la loi américaine et compromis la sécurité nationale américaine, » a écrit le législateur à Jeff Sessions, selon la lettre.

Les législateurs demandent au département de la Justice de remettre au Congrès tous les documents relatifs à une opération de la DEA connue sous le nom de Projet Cassandra qui, selon Politico, faisait partie d’un effort visant à enquêter sur les activités illégales du Hezbollah en matière de trafic de drogues depuis l’Amérique latine.

Le Congrès exige également les dossiers et les messages liés à d’autres enquêtes sur Hezbollah, y compris l’Opération Titan, l’Opération Perseus et l’Initiative du facilitateur Iran-Hezbollah.

DeSantis et Jordan ont également demandé au département de la Justice de produire des documents concernant les personnes clées liées à ces enquêtes, y compris celles dans le cercle restreint du Hezbollah.

De plus, les législateurs cherchent « tous les documents et messages se référant ou se rapportant à la désignation potentielle du Hezbollah comme Organisation criminelle transnationale », ainsi que, « tous les documents se référant ou se rapportant à des efforts pour poursuivre des cibles liées au Hezbollah à travers la loi RICO (la Loi sur les organisations qui se livrent au racket et la corruption).

Le département de la Justice doit fournir au Congrès ces messages et documents au plus tard à 17 heures le 8 janvier 2018.

La demande d’information marque le premier effort d’investigation du Congrès depuis que Politico a révélé pour la première fois que l’administration Obama pourrait avoir contrecarré les enquêtes de la DEA sur le Hezbollah dans le cadre d’un effort pour éviter d’irriter l’Iran, bénéficiaire du trafic de drogue pour le financement de ses opérations terroristes.

De nombreuses sources qui ont parlé au Free Beacon ont décrit l’ingérence dans l’affaire du Hezbollah comme faisant partie d’un effort plus large de l’administration Obama pour fermer les yeux sur les opérations terroristes mondiales de l’Iran.

Le Congrès est particulièrement intéressé de savoir si les principaux responsables de l’administration Obama, y compris l’ancien membre du Conseil de sécurité nationale Ben Rhodes, ont été mêlés à l’ingérence dans l’opération du Hezbollah dans le but de conserver les relations diplomatiques avec l’Iran et d’ouvrir la voie à l’accord sur le nucléaire iranien.

L’enquête réalisée par DeSantis et Jordan est menée dans le cadre plus large des efforts de surveillance pendant les négociations diplomatiques de l’administration Obama avec l’Iran qui ont conduit à l’accord nucléaire.

Les membres de l’administration Obama et les médias ont longtemps soutenu Obama tout en trompant les législateurs et le peuple américain sur la nature de l’accord afin d’assurer sa survie.

En plus des dernières informations sur l’enquête du Hezbollah, l’administration Obama a été accusée d’avoir aidé l’Iran à contourner les sanctions internationales et d’avoir fourni à Téhéran de multiples injections d’argent juste pour s’assurer qu’elle reste à la table de négociation. Il suffisait aux Iraniens de faire mine de vouloir arrêter les négociations pour que le mou Obama et le faible Kerry leurs fassent des courbettes et leur accorde des avantages et de fonds.

Les agents américains de lutte contre le trafic de drogue qui ont parlé à Politico à ce sujet ont accusé l’administration Obama d’avoir fait dérailler l’enquête sur les activités illégales du Hezbollah en matière de trafic de drogues et de blanchiment d’argent entamé en 2008 sous l’administration Bush, où des militants soutenus par l’Iran ont participé au réseau de trafic de drogue, ont fait l’objet d’écoutes téléphoniques et d’opérations secrètes aux États-Unis.

Selon le rapport, Le Hezbollah aurait blanchi et trafiqué au moins 200 millions de dollars par mois rien qu’aux Etats-Unis.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : traduction © Oksana Zvirynska pour Dreuz.info.

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