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Publié par Albert Soued le 4 janvier 2018

Alors que le président Trump soutient les Iraniens avec une clarté morale qui fait tristement défaut aux champions européens des droits de l’homme, le géopoliticien Albert Soued fait ici un rapide tour d’horizon de la situation réelle que subit le peuple iranien, et dont les médias ne se font pas le relais, car ils ont choisi leur camp, celui que leur a imposé le Quai d’Orsay évidemment.

Janvier 2017

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Sur le plan intérieur, les pendaisons se multiplient, le régime combat « l’immoralité » en ajoutant à la police des mœurs, un corps de police en civil, appelé « Gashte Arshad », qui arrête arbitrairement toute personne considérée comme « immorale »… De plus les minorités kurdes baloch, azéris, arabes, bahai, qui n’ont aucun droit, continuent à être persécutées. Sans parler des cellules dormantes, un peu partout prêtes à agir, et des menaces permanentes contre Israël, sans aucune raison conflictuelle. L’Iran reste une menace sérieuse pour le monde entier, sans aucun signe de modération, contrairement aux espoirs de l’administration Obama.

Février 2017

Avec la mort d’Ali Rafsanjani, ex-président, un des 2 piliers de l’Iran qui freinait la violence du pilier Khamenei a disparu. Ce dernier poursuivra son extrémisme, le terrorisme par tiers interposé et ses ambitions nucléaires. Mais les réseaux sociaux n’ont pas oublié les 30 000 prisonniers politiques assassinés en 30 ans et le peuple n’a pas bénéficié de la levée de sanctions par l’Occident, depuis un an. Les élections de mai 2017 pourraient être l’occasion « d’une nouvelle révolte verte » que l’administration Trump, contrairement à celle d’Obama en 2009, devra aider.

Mars 2017

Par ailleurs les invectives de ses dirigeants contre Israël s’amplifient. Ainsi Ahmed Karimpour, dirigeant de la force al Qods : « Avec nos moyens militaires, nous pouvons raser du sol le régime sioniste en 8 minutes, si notre chef suprême Ali Khamenei nous le demande ». Sur le plan intérieur, le régime des ayatollahs est de plus en plus impitoyable, 830 pendaisons en 10 mois et des milliers d’émasculations pour vol. Mais, en dehors de sanctions financières aggravées, l’administration de Donald Trump a-t-elle les moyens techniques et politiques pour éliminer le régime par les armes ? Restent la subversion et l’encouragement effectif à la révolte des nombreuses minorités ethniques méprisées.

Juillet 2017

Pour John Bolton, ancien ambassadeur américain à l’ONU, le régime des ayatollahs a fait faillite sur tous les plans, et il est grand temps qu’il s’effondre. L’opposition est conséquente et la stratégie des Etats-Unis devrait en tenir compte pour renverser le régime islamiste, d’une manière ou d’une autre. Et ce n’est pas le moment de signer des accords commerciaux gigantesques avec l’Iran, comme Total l’a fait.

John Bolton, ex-ambassadeur américain à l’ONU et conseiller de Donald Trump, lors d’un rassemblement de plus de 100 000 opposants iraniens à Paris : « Le régime des ayatollahs a échoué, à l’intérieur au niveau politique et économique, et sur le plan international ; ses échecs accélèrent sa chute et c’est pourquoi nous devons aujourd’hui saisir l’occasion pour renverser le régime des mollahs; je le dis déjà depuis 10 ans, car ce régime ne va jamais se modérer, ses objectifs étant immuables ; alors nous devons aider le peuple iranien à changer de régime, changement que nous célébrerons à Téhéran avant 2019… »

Octobre 2017

Grâce aux ayatollahs, en 2 générations ce pays a réussi à devenir une importante oligarchie où 80% des richesses sont détenues par quelques milliers de personnes, à travers des institutions créées par le pouvoir islamique. Ces richesses ont été progressivement dérobées au peuple qui n’a pas fini de s’indigner dans des rébellions périodiques qui n’ont pas encore abouti. En plus de l’armée, une grande partie de l’industrie et du commerce est entre les mains des Gardiens de la Révolution. Dans la finance, les mollahs ont créé plus de 5000 institutions bancaires, comme « la Caspian Credit Institution », qui agissent à leur guise, en dehors de la loi, et dépouillent les dépôts des particuliers comme ceux des petites entreprises.

On a recensé des émeutes provoquées par l’appauvrissement de la population en 1981, 1988, 1999 et 2009. Et la répression a souvent été brutale. Rien qu’en 1988, 30 000 prisonniers politiques – la plupart appartenant au parti communiste « mojahidine du peuple » — ont été exécutés. En août 2009, la révolution et le renversement de régime étaient à portée de main, si le président Obama les avait quelque peu moralement aidés, au lieu d’apaiser. Aujourd’hui les protestations sourdent et s’amplifient de jour en jour, partout dans le pays. Etant donné les dissensions internes, les aventures militaires coûteuses et peu populaires en Irak, Syrie et Yémen, un soulèvement pointe à l’horizon et une relève politique concrète est possible, sans intervention étrangère…

Novembre 2017

Lors d’une grande marche internationale à la mémoire de Cyrus, ancien monarque perse, organisée par le peuple iranien, les ayatollahs ont déployé les forces des Gardiens de la Révolution et des Basijis pour empêcher tout débordement qui aurait pu déclencher une guerre civile, tant est grand le mécontentement de la population. Les autorités ont parlé d’un « complot étranger contre l’Etat ». Avec les ayatollahs, en 38 ans, le pays s’est transformé en cleptocratie où une vingtaine de milliers de personnes, liées au clergé officiel et à ses forces armées, possèdent toutes les richesses du pays. La classe moyenne a disparu et la pauvreté est telle que de nombreux citoyens offrent leurs organes sur la place publique pour pouvoir nourrir leur famille. Les nombreuses minorités sont persécutées et marginalisées. Qu’attend l’Occident pour inciter ou participer à l’élimination d’une dictature néfaste de l’Axe du Mal ?

Décembre 2017

Sous le régime des mollahs, l’Iran est devenu progressivement une oligarchie cleptocrate, avec « une nomenclatura » corrompue qui appauvrit le peuple et efface toute classe moyenne. Chômage, inflation, monnaie sans valeur sont les symptômes d’une fin de règne. Le régime est basé sur une caste de religieux qui accumulent richesses et privilèges, et qui sont protégés par une armée et une police bien entraînées et bien choyées. Pour expliquer leur engagement dans des conflits étrangers, les ayatollahs expliquent la situation ainsi : « Nous nous battons hors de nos frontières, pour éviter de nous battre dans nos villes » dit le général Hossein Salami, adjoint du Général Azir Jaafari, chef des IRGC, faisant allusion à la terreur qui sévit dans les pays voisins. En ne misant que sur la carte militaro-policière et en négligeant l’économie, la justice et les services civils, le Guide Suprême Khamenei se condamne à terme.

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Dans son dernier tweet, le président Trump a déclaré :

« [j’ai] un tel respect pour le peuple iranien qui tente de reprendre son gouvernement corrompu. Vous verrez un grand soutien de la part des États-Unis au moment opportun ! »

Quel contraste, comparé au mépris d’obama en 2009.

© Albert Soued

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