FLASH
[19/09/2018] Mauvaise nouvelle : un sondage montre que les électeurs Républicains sont certains de gagner les élections de mi-mandat  |  USA : les Républicains remportent l’élection sénatoriale du Texas dans 1 district tenu par les Démocrates depuis 10 ans  |  [18/09/2018] Val-d’Oise : Le terroriste qui a percuté délibérément et blessé gravement 2 policiers est mineur, déjà connu de la police  |  Syrie : un avion russe a été abattu par la DCA syrienne  |  [17/09/2018] « La Hongrie est le seul pays d’Europe à avoir demandé l’avis du peuple sur l’immigration illégale », déclare le ministre des Affaires étrangères  |  [16/09/2018] L’Ambassadeur palestinien aux États-Unis Hossam Zamal confirme que Washington a demandé à sa famille de quitter Washington immédiatement  |  Les médias jurent qu’ils sont neutres. Alors pourquoi les gros titres quand une palestinienne, interdite de sortir d’Israël, ne peut assister à la fête de l’huma, et pas une ligne quand un terroriste palestinien tue un père de famille israélien ?  |  Les électeurs ont voté Brexit. La classe politique britannique a retardé, bloqué et traîné les pieds. Elle a le culot de dire maintenant que ça fait si longtemps, qu’il faut un autre vote (car les gens n’auraient pas voté comme il faut)  |  Samedi, Israël a abattu à l’aéroport de Damas un boeing cargo iranien chargé d’armes. L’avion avait récemment décollé de Téhéran  |  Pendant la seconde guerre mondiale, les Palestiniens étaient alliés à Hitler. J’ai du mal à comprendre que le fête de l’huma invite une palestinienne qui appelle à terminer le travail d’Hitler  |  Les palestiniens ont applaudi le terroriste qui vient de tuer un père de famille israélien. Les mêmes criminels neo-nazis avaient applaudi 9/11  |  Judée Samarie: Un Israélien grièvement blessé à coups de couteau selon la même méthode et les mêmes “Usual Suspects” qu’à Nîmes la semaine dernière  |  [15/09/2018] Toulouse : un homme tabassé à coups de barre de fer par un Syrien. « Les réfugiés doivent rentrer dans leur pays » dit le Dalai Lama  |  Val-de-Marne : 3 voitures de police incendiées à Limeil après une double interpellation (source Syndicat National des Policiers Municipaux)  |  Hitler était-il vraiment une homme de droite comme le prétendent presque tous les historiens progressistes ? En fait, non, il était de gauche  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Gilles William Goldnadel le 9 janvier 2018

Gilles-William Goldnadel revient cette semaine sur la réécriture de Carmen par Léo Muscato. Il y voit la marque d’un révisionnisme culturel importé tout droit des États-Unis. La culture de progrès s’arroge désormais tous les droits.

Merveilleuse nouvelle pour les femmes, mais moins bonne pour leurs porcs: Carmen ne meurt plus assassinée, car elle donne la mort au postfranquiste Don José.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

Par décret directorial du théâtre de Florence, le metteur en scène Léo Muscato a décidé de modifier la fin tragique de la belle cigarettière gitane.

En effet, selon le directeur directif et de progrès du Teatro del Maggio: «à notre époque, marquée par le fléau des violences faites aux femmes, il est inconcevable qu’on applaudisse le meurtre de l’une d’elles».

Je passe, hebdomadairement, mon temps à écrire assez invariablement dans ces colonnes que l’époque est dangereusement névrotique. Depuis la rentrée de septembre et les hystéries électroniques venues de l’Atlantique, je décris désormais un effet d’emballement.

Les émeutes estivales de Charleville et les destructions de statues de généraux sudistes ont traversé l’océan et fait des émules jusque dans Paris où l’on a exigé la mise à bas des suppôts d’esclavagistes Colbert et Dugommier.

La même hystérie vengeresse s’est abattue sur le pays à partir de l’affaire hollywoodienne et ses frasques weinsteiniennes. Non seulement un porc français est publiquement balancé chaque semaine par-dessus bord, mais plus gravement, le discours public est révisé et sévèrement corrigé.

C’est dans ce cadre rien moins que rationnel que j’ai été conduit à plaindre avant les fêtes le sort réservé à un humoriste du nom de Tex, congédié comme un malpropre – et dans l’indifférence – par le service public audiovisuel pour avoir osé faire de l’humour noir sur une femme imaginaire, l’œil au beurre assorti.

Pour ceux qui viendraient à douter de ce que la tragi-comédie de Carmen se situerait dans ce strict cadre révisionniste, la lecture d’un article sans état d’âme publié ce 5 janvier de l’an nouveau sur le site de France Culture est riche d’enseignements. Notamment, les déclarations approbatrices d’Olivier Py qui, comme chacun sait, siège comme un pape de la culture de progrès en Avignon.

À la question, effectivement assez pertinente, peut-on changer la fin d’un opéra datant du XIXe siècle? l’homme qui se vante d’avoir déjà réglé son compte à Don José dans une adaptation pour l’opéra de Lyon en 2012, répond doctement: «dans la version que j’ai faite à l’opéra de Lyon, Carmen ne mourait pas non plus, elle se relevait et partait, comme si le geste de Don José n’avait pas été un geste mortel, elle l’abandonnait à son sort.»

Puis ce décret moralisant pour l’avenir: «je pense qu’il y a dans certains opéras du XIXe, une manière de traiter les personnages féminins, qui, dans certains cas, n’est plus acceptable aujourd’hui. Je peux donc comprendre que l’on propose une autre fin»

Pour persuader encore le sceptique que l’œuvre de révision féministe radicalement engagée est à relier indissociablement au gauchisme culturel de toujours, celui-ci sera sans doute édifié d’apprendre que Léo Moscato à Florence, tout à son ardent désir modificateur, a également transposé le récit dans un camp de Roms des années 80 occupé illégalement par des forces de l’ordre en tenues antiémeutes: «Carmen, qui travaille dans une manufacture de cigarettes voisine du camp, est soumise aux coups de matraque répétés de Don José, un policier irascible et violent» (le Monde du 5 janvier).

Halte là! On ne passe plus les gitanes à tabac. Seulement les policiers.

Ainsi, en prononçant la peine de mort contre Don José, l’homme de théâtre de progrès ne supprime pas seulement un mâle espagnol trop dominant, mais aussi un flic fascisant.

En collaborateur zélé des démiurges de progrès qui veulent désormais réviser la culture aujourd’hui inacceptable d’un passé dépassé, je propose avec empressement les modifications suivantes:

L’ouvrière Fantine, acculée misérablement à la prostitution, plutôt que de mourir de faim pourrait, en un geste de révolte féminin autant que citoyen, étrangler l’homme Javert de ses deux pauvres mains.

Dans la liste de Schindler, Spielberg, sévèrement chapitré, ferait pendre à présent les SS d’Hitler par des juifs en colère.

Je propose, encore plus définitivement, qu’à la fin, ce soit le méchant qui meurt. Donc l’homme, le policier, plutôt européen.

De manière plus générale, je suggère que l’on impose moralement pour tous les-crèves-la-faim, une meilleure fin.

Mais, trêve de persiflage. À coups répétés de boutoir, la bêtise idéologique hystérique, en majesté médiatique, est en train de rendre fou, à lier, l’univers intellectuel et culturel occidental.

Ce n’est pas seulement Bizet qu’on assassine, c’est tout simplement la raison.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz