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Publié par Magali Marc le 9 janvier 2018

Stephen Bannon est un ancien officier de marine américain et un militant conservateur, président exécutif de Breitbart News.

En août 2016, il a été désigné au poste de directeur exécutif de la campagne présidentielle de Donald Trump. Après la victoire de ce dernier en novembre 2016, il a été nommé au poste de conseiller stratégique du président des États-Unis, dont il a été limogé le 18 août 2017.

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Des extraits d’un livre Fire and Fury ont été publiés mercredi 3 janvier par le Guardian, le Washington Post et le New York Magazine dans lequel l’auteur, Michael Wolff, admet en préambule qu’il rapporte des ragots et des fausses rumeurs, (voir l’article de JP Grumberg à ce sujet : dreuz.info).

Ces extraits font ressortir Bannon comme le critique le plus cinglant du Président Trump et de sa famille.

Dans son livre, Wolff décrit Bannon comme un maître marionnettiste, manipulant le président pour ses propres objectifs politiques.

Bannon aurait décrit une réunion à la Trump Tower au cours de la campagne, entre Donald Trump Jr., Jared Kushner, gendre du président, et un avocat russe comme étant une action «traître» et «antipatriotique.»

Dans un autre extrait, Bannon aurait prétendu que la fille du président, Ivanka Trump, est «bête comme ses pieds» (dumb as a brick).

Wolff décrit également Bannon comme entretenant ses propres ambitions présidentielles pour 2020.

Le président et son équipe étaient déjà furieux de lire, il y a deux semaines, un portrait dans Vanity Fair dans lequel Bannon attaquait un certain nombre de conseillers de Trump et semblait se moquer du Président.

Trump avait voulu répliquer mais les conseillers en question lui auraient suggéré de n’en rien faire.

Pendant des mois, les confidents de Trump – y compris Hicks et Kushner, l’avocat Ty Cobb et des amis comme Chris Ruddy, président de Newsmax et Chris Christie (R), le gouverneur du New Jersey – avaient tenté de persuader le président de rompre avec Bannon.

Bannon a soutenu les Républicains en révolte contre l’establishment du GOP tels que le candidat au Sénat, Roy Moore, qui n’a pas réussi à se faire élire en Alabama.

Au cours des dernières semaines, Bannon a également aliéné son principal bailleur de fonds, Rebekah Mercer, après avoir dit à plusieurs autres importants donateurs conservateurs qu’il pourrait compter sur le soutien financier des Mercer s’il se présentait à la présidence.

Stephen Bannon a attendu le dimanche 7 janvier, soit 4 jours, pour nier avoir insulté le fils du président et réitérer son appui à Trump :

«Mes commentaires concernant la rencontre avec les ressortissants russes venaient de ma propre expérience en tant qu’officier de marine dont la mission principale était de chasser les sous-marins soviétiques, puis de mes années passées au Pentagone à l’époque où le Président Reagan cherchait à vaincre l’empire soviétique (…) Mes commentaires visaient Paul Manafort, un lobbyiste professionnel chevronné qui avait l’expérience et les connaissances nécessaires de la façon de fonctionner des Russes.

(…) Ces commentaires ne visaient pas Don Jr. (…) Tout ce que j’avais à dire sur la nature ridicule de l’enquête concernant la soi-disant «collusion» avec les Russes, je l’ai dit lors de mon interview dans l’émission 60 Minutes. Il n’y a pas eu de collusion et l’enquête est une chasse aux sorcières. Je regrette que mon retard à réagir aux reportages inexacts concernant Don Jr ait détourné l’attention des réalisations historiques du président lors de la première année de sa présidence.»

Le problème de ce démenti, c’est que Bannon ne nie pas les autres réflexions qu’il a faites devant Wollf notamment concernant le peu d’intelligence d’Ivanka. Il n’a pas non plus nié avoir averti que l’enquête de l’avocat spécial Robert Mueller allait se concentrer sur le blanchiment d’argent et les transactions de la famille Trump avec la Deutsche Bank. Ni sa remarque à l’effet que Don Jr. Allait se faire «casser comme un œuf à la télévision nationale». Il n’a pas non plus nié avoir fait part à Wolff de ses ambitions présidentielles.

Michael Goodwin du New York Post estime que Bannon, un homme «… brillant et talentueux s’est sacrifié pour rien de plus significatif que de la colère et de la vanité. Vraisemblablement cela faisait partie de son plan d’élire un groupe de Roy Moores, afin de renverser le leader de la majorité au Congrès, Mitch McConnell, et remodeler le congrès de façon à le faire correspondre à sa propre définition du nationalisme économique».

Conclusion

Bannon a bel et bien commis une sorte de suicide politique pour se venger d’avoir été écarté de la Maison-Blanche.

Dès le début du mandat de Trump, il se disait loyal envers le président et son agenda politique, mais il laissait dire que c’était lui le cerveau derrière le projet MAGA (Make America Great Again) ce qui avait le don de hérisser Trump.

Il a commis la bêtise de se laisser-aller à faire des confidences à Wolff et il a attendu 4 jours pour en démentir une petite partie, forçant Trump à le dénoncer et à rompre avec lui définitivement à la grande joie de la famille et des conseillers du président.

Avec ses allures de SDF éméché, cet ancien officier de la Marine américaine, diplômé de l’Université de Georgetown, détenant un MBA avec distinction de la Harvard Business School, est victime de son ego qui ne passe pas la porte.

Sa carrière politique est terminée.

Il demeure que grâce à ce «suicide», il se pourrait que les chances des Républicains aux élections de mi-mandat en novembre, soient désormais bien meilleures, les plus réticents n’ont maintenant pas le choix que de se rallier à Trump.

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